Chute de pierres aux Bans
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Information

activities
event_type: stone_fall

elevation: 3400

nb_participants: 2

nb_impacted: 1

severity: more_than_3m

author: Kryst0f

quality: medium

participants

Location

Licence

description

C'est une belle course sur un sommet pouvant être sauvage à l'intersaison.

Le couloir n'est pas très long. La traversé sur l’arête pour rejoindre la voie normale m'avait semblé presque plus longue. La descente par la voie normale est relativement logique et se trouve assez facilement sans connaître les lieux.

Au milieu de la descente, W fait partie une pierre avec la corde. Je suis dessous en train de-escalader un passage necessitant les deux mains. Ma main droite tient une grosse écaille. La pierre, grosse comme un petit ballon de foot, tombe vers moi. Etant dans une position délicate, je ne peux sortir de sa trajectoire. La pierre percute l'écaille prenant ma main en sandwich. Malgré le choc et la douleur, je tiens sans basculer. W sécurise la corde, me prend sec et me permet donc de m'assoir. La douleur est vive mais je reste conscient et peut constater les dégâts. La phalange proximale de l'index droit est sévèrement touchée. Le doigt tient. Il n'est pas sectionné mais il a été pris entre la pierre faisant office de marteau et l'écaille faisant office d'enclume. Ce n'est pas beau à voir. J'ai un court état de choc avec quelques vertiges pendant quelques minutes. Etant assis et sécurisé, ça passe sans trop de problème.
J'applique une compresse, enfile un gant par-dessus et soutient l'index en le scotchant avec le majeur. J'avale quelques anti-douleurs, de la caféine et du glucose pour redémarrer. Je poursuis la descente. Je ne peux plus utiliser la main droite mais la fin de la descente n'est pas trop technique. Ne pouvant pas tirer de rappel avec une seule main, W me mouline sur les portions un peu raide, notamment pour passer la rimaye.
La partie technique est finie en arrivant sur le glacier. Mais, il faut tout de même plusieurs heures pour rejoindre le refuge. Au chaud avec le gardien, on essaie de regarder de plus prés les dégâts. J'ai perdu en sensation mais j'arrive encore à plier partiellement le doigt. Ca ne semble pas trop grave. On descend donc à la Bérarde puis retour en voiture sur Lyon à 2h du matin. C'est long.
Après quelques heures de sommeil, je me rend en métro aux urgences d'Edouard Herriot à 6h du matin. Après plusieurs heures, passant de personnes en personnes sans avoir de réponses, je quitte Edouart Herriot à midi pour aller au département de la main de la Clinique du Parc.
Un chirurgien me prend entre 2 rdv, constate l'importance des dégâts et la nécessité d'opérer rapidement. L'index droit était à moitié sectionné depuis 24h. Je suis donc opéré en fin de journée. Grâce à l'expertise et aux compétences de la Clinique du Parc, j'ai conservé un index droit opérationnel avec seulement une artère en moins. Grâce à la kiné de la Clinique du Parc, j'ai retrouvé 75% de la mobilité du doigt.

modifications

J'ai arrêté l'alpinisme et l'escalade pendant plusieurs mois.
La récupération fonctionnel du doigt est quasi complète. Néanmoins, ce doigt est moins irrigué en sang. Il est donc sensible aux gelures. Le "cal osseux" a formé une excroissance compliquant et rendant douloureux certaines prises (par exemple coincement de doigts en fissures).

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