Vignemale - Pique Longue : Éperon N

Vignemale - Pique Longue : Éperon N

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Map

  • IGN - 1647OT - Vignemale - Ossau - Arrens - Cauterets - Parc National des Pyrénées

Licence

General

activities:
durations: 1 day(s)
configuration: face

quality: medium

Rating

ED-  
6c+ > 6b

  A0    IV    P3 

heights

elevation min/max : 2500 m / 3298 m

height_diff_up: 800 m

height_diff_difficulties: 600 m

orientations

E W S N

route_history

La première tentative date de l'été 65 où les 5 ouvreurs (P de Bellefon, R Despiau, P Mirabal, S et T Sarthou) se font prendre dans une tempête de neige dantesque (Despiau avait trouvé la retraite plus dure que son hivernale de la Tour du Marboré !!!). Retraite au 2/3 de la face, au niveau la dalle au gollot, au-dessus du grand gendarme.
Despiau et de Bellefon reviennent à l'été 66 et descendent en rappel l'éperon final jusqu'au grand gendarme et ouvrent le reste de la voie, par un cheminement en grande partie à gauche du tracé actuel. Il semble que ce cheminement existe toujours et qu'il permet de sortir l'éperon dans un niveau TD.
Le premier parcours intégral fut l'oeuvre de F. Cassou, JC Lucquet et R Despiau l'été suivant (68).
Les Frères Sarthou, présents lors de la tentative inaugurale, rectifie l'itinéraire, quasiment en escalade artificielle de grande difficulté, en essayant de suivre le fil de l'éperon au maximum (probablement en 1967 68). C'était l'époque des rectifications d'itinéraire, de leur "rectilignisation", grande spécialité de la cordée luchonnaise Sol-Valleau (cf éperon N du Petit Pic d'Ossau).
Dans un premier temps, la voie ne connaîtra pas beaucoup de répétitions. A priori il y aura quelques passages dans les 70's, avec notamment la cordée de Francis Tomas ainsi qu'une cordée de des gendarmes chamoniards. Cette désaffection persistera jusqu'à l'explosion du libre à la fin des 1970's, transformant cette voie en challenge libératoire. Les candidats s'aperçoivent alors que c'est une sacré escalade et un gros challenge. Elle devient dans les 80's un passage obligé pour les fortes cordées pyrénéennes (paloises surtout ;-)), d'où un surplomb dont la cotation libre ne cesse de se tasser pour se stabiliser à un 6b+ bien sec !!! Un effet bien connu du libre de ces années-là... L'éperon N finit même par supplanter en prestige le pilier de l'Embarradère puisque à la même époque il devient la seule voie des Pyrénées que les aspirants-guides pouvaient mettre dans les 5 voies engagées de leur liste de course.

La voie connaîtra également un engouement hivernal. Avec tout d'abord de Bellefon, intenable, qui se lance dès 1970 dans une tentative hivernale mais renonce après 200 m dans la face. Il faudra attendre l'hiver 83 pour que ce projet se réalise (J. Athanase, G. Gonzalez, G. Rodgé et J-C Coste). Le premier solo hivernal sera l’œuvre de R Thivel, les 28 et 29 janvier 93.
L'éperon sera aussi le lieu de drames, comme le tragique épilogue de la tentative de solo hivernal d'un alpinisme niçois. Ce dernier, après avoir perdu son sac de bivouac, poursuivra sa tentative (filmée) jusqu'à chuter dans les dalles au-dessus du grand gendarme (a priori en essayant désespérément de s'attacher à un gollot avec la cordelette de son marteau mais sans parvenir à faire un noeud à cause de ses mains gelées).

Cette course figure en bonne place dans "Les 100 plus belles" de Pyrénées.

description

Pique Longue du Vignemale - Tracé Eperon N
Pique Longue du Vignemale - Tracé Eperon N
Approche sur le glacier des Oulètes N
Approche sur le glacier des Oulètes N

Accès

Du refuge des Oulettes, passer par la zone de bivouac rive gauche et remonter la moraine à vue en restant sur ce versant (présence d'une sente). Franchir au mieux le front du glacier des Oulètes jusqu’à l’aplomb de l’éperon, à l’endroit ou la neige monte le plus haut (pour éviter en été cette mélasse croulante, il était possible en 2012 de passer intégralement par le rocher rive gauche moyennant une petite escalade en IV). On repère sur la gauche une vire ascendante droite-gauche dans le socle de rochers blancs suivi un dièdre-cheminée. Attention ! suite à l’éboulement d’une plaque au dessus (entre l’éperon et le dièdre jaune) de l'automne 2011, il vaut mieux ne pas trainer dans les 3 premières longueurs.

Itinéraire

Suivre cette fissure puis quelques passages en dalle amènent à R1 (2p) sur le bord gauche d’une vire.
Continuer par la fissure dièdre à gauche d’abord facilement R2 (1p) puis un pas un plus dur se passe par la gauche pour arriver à R3 (2p) au pied d’un dièdre avec une belle dalle fissurée à gauche. Ces 3 longueurs peuvent se faire en corde tendue. Remonter le dièdre (2 lunules) puis faire un pas à gauche pour remonter une fissure (6a, 2+1p). Il ne faut pas suivre le grand dièdre gris à droite. La fissure continue (V) et on peut faire R3 intermédiaire (p+gollot/25m). Sinon sortir de ce dièdre-fissure (5c) par la gauche et relayer à 25 m sur 2p (ou au pied du rassaut suivant après avoir traversé - 1 piton + friend).
Contourner le surplomb par la gauche et l’on trouve 2 gollots. La zone étant humide, j’ai remonté la fissure sous le surplomb (bonnes protections possibles) jusqu’au pied d’une autre fissure verticale. Ne pas la suivre mais traverser à gauche sur une vire et descendre (délicat) à gauche dans un dièdre (p). Gravir la fissure qui suit à gauche (6a,C3 coincé, p). On sort dans la zone médiane couchée et relayer un peu à droite dans une niche ( piton - 45 m). Le tirage est important si on fait relais avant la traversée.
Continuer plutôt vers la gauche en corde tendue vers le couloir central (coulée d’eau) sur 2 longueurs avant de revenir vers la droite (III+) en direction d'un grand dièdre orange, base du grand gendarme. On trouve un relais mais peu d’équipement. Relayer sur un piton au pied de la grande tour jaune. 20 m à gauche du grand dièdre, gravir le mur qui suit par des fissures escaliers fragiles (V, relais sur lunulles) puis revenir progressivement à droite en 2 longueurs (V+ puis IV) pour terminer par un couloir facile jusqu’au sommet du gendarme (2 gollots).
On est alors sur le fil de l’éperon au pied de belles dalles.
Attaquer tout droit sur 4 m (un seul boulon, expo) puis à droite par une fissure raide (6a, bonnes prises de sortie) dont on sort vers la droite. Faire relais à 25 m sur piton et friend. Continuer vers la gauche (friends 0). Il est préférable de ne pas aller vers un clou à gauche mais de gravir la dalle par son bord droit (6a, camalot00) et de continuer (piton, 2 spits). On franchit le surplomb à droite au niveau du dernier spit. Faire relais sur 2 pitons (25 m) sur une rampe ou 6 m plus haut sur un spit et un friend.
On sort de la rampe à gauche le long d’une fissure qui se transforme en un très beau dièdre soutenu mais très propre (6a+/6b, friend abandonné, 4 pitons) dont on sort à droite (belle enjambée). Relais sur pitons et gollot à 45 m.
Franchir le surplomb en 6c+ ou 6a+/A0 (4 pitons) puis continuer dans une dalle parcourue de fissures latérales arrondies pas commodes et sans protection possible autre que les pitons en place (6b, 3 pitons). Relais sur 2 pitons à 40 m dans une niche.
Franchir la niche par la droite (V, belle fissure) puis traverser immédiatement à gauche sur 10-12 m à l'horizontale (un peu expo) pour rejoindre un dièdre (V+, 1 piton , friends n° 0 et 00) dont on sort par la droite (pas en 6a) puis revenir à gauche pour trouver 2 pitons sur lesquels on fait relais (35 m). Poursuivre à gauche (protection difficile) jusqu’à un dièdre caché (V+ soutenu, 2 pitons).
On sort ensuite sur le fil de l’éperon. Franchir une dalle par la droite puis revenir à gauche pour trouver un petit dièdre que l’on quitte encore à gauche (V) pour contourner une sorte d’écaille en marbre et relayer sur 2 pitons (50 m). Gravir à droite les fissures (IV+, rocher douteux) puis monter à droite un dièdre en rocher pourri (V) et l’on sort sur une arête déchiquetée et 10 m plus loin, on arrive sur l’arête de Gaube (relais sur gros bloc).
8 h à 10 h. Beaucoup plus si on s'égare.

Réchappe

Il vaut mieux éviter de se trouver dans la face nord du Vignemale lorsqu'un orage se déclare. Toute réchappe est compliquée et dangereuse (essentiellement à cause de la qualité très douteuse du rocher et du socle relativement couché qui se prête très mal à des rappels).
Jusqu'au petit dévers en 6a+, il est possible de rappeler dans la voie.
Sous le gendarme, le mieux est d'aller rejoindre la Classique N gauche en traversant un énorme couloir qui canalise toute la flotte de la face en cas d'orage. Grosso modo, la traversée vers la gauche de la Classique N pour rejoindre un cirque se situe 50 m sous la base du grand dièdre jaune soutenant le gendarme. Autrement si on se le sent et que c'est pas trop mouillé, on désescalade le socle couché et on rejoint la niche au-dessus du petit ressaut en 6a+ à partir de laquelle on rappelle dans la voie.
Idem sous le toit en 6c+ : il y a assez de relais pour faire rappel jusqu'au gendarme. Mais le mieux est d'essayer de forcer le toit pour sortir par le haut. La difficulté, c'est la sortie nécessitant des pas d'adhérence en 6b : une fois mouillée, le passage doit devenir scabreux et l'équipement est relativement éloigné.
Au-dessus de cette longueur, il ne faut pas tergiverser et forcer la sortie par le haut.
Attention à la descente de l'arète de Gaube mouillée.

Descente

Le plus court consiste à redescendre par l’arête de Gaube puis par le col des Mulets qui rejoint le chemin du col des Oulètes (1h30). Il y a juste quelques
difficultés (III, quelques pitons) pour descendre au niveau du collet du dièdre jaune. Corde non obligatoire.

Sinon il est possible d'aller au sommet en suivant la Classique N dans le fronton final. Suivre ou continuer l'arête (quelques spits) sur 50 m jusqu'à la sortie de la Classique N. On vient alors buter contre une dalle marquant le début bastion final. Partir vers la droite pour passer derrière une sorte de devers dans une zone facile (IV+). Relais sur un becquet au rétablissement. Traverser vers la droite (il est sûrement possible de continuer tout droit) pour rejoindre l'arête (V). Remonter au mieux l'arête sur 100 m jusqu'au sommet (les faut remettre les chaussures). La redescente se fait ensuite par la voie normale via le glacier ou bien en remontant au Petit Vignemale puis en descendant à la hourquette d'Ossoue pour éviter la boucle par le refuge de Baysselance.

remarks

Prend le soleil dès 8 h en été. A l'ombre dès 16 h.

600 m pour l'éperon et 200 m pour le ressaut permettant d'aller au sommet.

Il faut bien considérer que la difficulté de la course ne vient pas tant des deux longueurs techniquement les plus dures (6b & 6c+), que de la qualité du rocher tout au long de l'itinéraire (sauf justement dans ces deux longueurs dures). Cela parpine allègrement toute la course ! Il faut tester quasi systématiquement toutes les prises et il est souvent pas évident de se protéger (et encore quand la protection n'est pas douteuse).
Il donc est plus que conseillé d'aborder cette course avec une très bonne marge afin de pouvoir l'apprécier un peu plus sereinement.

Sensitive areas
There are sensitive areas on this route. Please refer to the map.

gear

  • Jeu de friends complet du C3 00 au 3 camalot. Eventuellement doubler les très petites tailles. Pas mal de fissures à pitons dans lesquelles ils sont précieux (ou prendre un petit jeu de ballnuts).
  • Jeu de coinceurs petit et moyen.
  • Rappel de 50 m (60 m pas tellement exploitable)
  • Crampons pour l'accès à l'attaque (ressauts raides du glacier) et pour le glacier de la voie normale.

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