La Meije - Grand Pic : Arête du Promontoire (voie normale) puis traversée des arêtes
28 - {{ '2017-07-29' | amDateFormat:"Do MMMM YYYY" }}

La Meije - Grand Pic : Arête du Promontoire (voie normale) puis traversée des arêtes
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Licence

General

activities

condition_rating: good

quality: great

Rating

D-     IV 

Access

hut_status: open_guarded

snow

glacier_rating: easy

participants

participant_count: 4

phil-ith, Batou, Auré, Kimoul

route_description

On a suivi l'itinéraire C2C qui est parfait, complété par la lecture du Labande, et surtout les explications très précieuses de Freddy, le gardien du Promontoire, qui nous a super bien montré les passages clés de l'itinéraire depuis la terrasse du refuge

weather and conditions


Top jusqu'à la 2ème Dent puis brouillard et grondement du tonerre...


Bon regel, Neige molle à la descente mais les ponts de neige tiennent encore

timing

Départ télécabine de la Grave 11h45
Arrivée refuge du Promontoire 17h

Départ Refuge du Promontoire : 5h15
Grand Pic de la Meije : 10h25
Doigt de Dieu : 14h
Refuge de l'Aigle : 15h45

personal comments

On est parti vendredi matin (enfin c'était midi parce qu'on a trainé un peu), sous le soleil et la chaleur de cette fin juillet en direction de la Brèche de la Meije par les Enfetchores. Retrouvailles de potes, l'ambiance est cool, Bat et Auré nous traquent un peu Killian et moi sur nos conditions physiques, Auré cherche du génèp... bref on prend pieds sur le glacier de la Meije, bien sec, vers 14h30. Puis la rimaye passe bien, et on arrive à la Brèche. Très classe, paysage sublime. Kimoul échappera mon vieux piolet dans la descente, si quelqu'un le trouve un jour, faites moi signe 😉. On arrive au refuge du Promontoire, vers 17h. Et de tous les refuges que j'ai pu fréquenter, celui-ci a vraiment quelque chose de particulier. Suspendu au dessus du vide, accroché à cette imposante muraille qu'est la face sud de la Meije, il porte bien son nom. Le regard se porte au loin sur les sommets du sud du massif des écrins. Petite bière avec les gars pour fêter la jolie montée du jour et celle qui s'annonce le lendemain. Freddy, le gardien, nous donne ses précieux conseils sur l'itinéraire, notamment au sujet du "mauvais pays", où une cordée sur 3 va se perdre nous dit-il... Je profite de la relecture du topo pour lire aux trois incultes qui m'accompagnent la section "histoire" de cet itinéraire, qui nous replonge en 1877 dans la peau d'Emmanuel Boileau de Castelnau et Pierre Gaspard... Assez incroyable d'imaginer ça.
Le soir, juste avant le dîner, Freddy nous sert un punch et nous fait un petit point météo pour le lendemain : "belle journée d'été sans nuage, et quelques précipitations sur l'Italie". On se dit qu'on est chanceux car les chutes de neige de l'avant-veille qui ont rendu l'ascension très complexes les 2j précédents viennent juste de sécher sur la face sud grâce au soleil du jour.
Freddy nous annonce qu'on devra faire l'itinéraire avec 7 autres cordées. Pfiou ça fait du monde. On décide de ne pas se presser et de se caler sur le 2nd réveil à 4h30.
On boit une goutte de génèp puis au lit !
Le matin, on part derniers à 5h15. Je m'encorde avec le Batou pour continuer de faire briller notre cordée fraternelle, et Auré et Kimoul forment une bonne cordée de grimpeur. Très vite, au niveau du Crapaud, on rattrape et on dépasse la cordée d'anglais partie quelques minutes avant nous, vers la Pierre Allain. Auré prend les commandes de l'itinéraire, trop content d'être guidé par sa montre !
Puis en haut du couloir Duhamel, au pied de la dalle Castelnau, on arrive dans l'embouteillage des cordées parties 1h avant nous...
À partir de là on va perdre du temps, littéralement à l'arrêt. Heureusement le paysage est top !
Dans la traversée vers le Dos d'Ane, un sifflement attire brusquement nos regard vers le ciel et Killian manque de se faire arracher la tête et/ou l'épaule par un bon gros pavé tombé d'on ne sait où (glacier carré ??). Par chance le roc ne fait que frôler son épaule, ouf !!
On double une autre cordée vers la dalle des Autrichiens. Puis ça déroule bien jusqu'au Grand Pic, avec juste un peu d'attente au Cheval Rouge. J'ai le privilège d'arriver au sommet en premier, à 10h25. Quelle vue ! Quelle récompense ! Là haut, on arbore tous un grand sourire. Bien contents d'avoir gravi cette première partie, pas si compliquée avec ces bonnes conditions ! La grimpe n'est jamais dure, bien moins que ce qu'on imaginait en fait. Je réalise difficilement que je suis là, et que je contemple de mes propres yeux ces arêtes dont je rêve depuis mon enfance...
La pause est un peu longue car les rappels sont occupés. On repart 1h plus tard, crampons aux pieds, pour enchaîner les 3 rappels. Le passage de la Brèche Zsigmondy est vraiment mythique, sur cette petite arête effilée. On double encore une cordée dans le contournement de la Dent Zsigmondy. On remercie les guides de l'Oisans qui ont eu la bonne idée de poser ces gros câbles métalliques. J'avoue que je suis plutôt partisan de laisser la montagne la plus pure possible et de limiter l'équipement, et à la lecture de l'itinéraire je trouvais dommage qu'un itinéraire si grandiose dispose d'un passage cablé. Toutes ces pensées se sont envolées une fois dans le passage, qui est bien raide et effectivement en glace...
En haut de la 2ème Dent, le temps change : spectacle impressionnant des nuages venus de la face sud, franchissant la crête presque verticalement, soufflés par le vent. 10 minutes plus tard, un épais brouillard nous enveloppe et ne nous quittera plus jusqu'à la fin des arêtes. L'ambiance se tend un peu lorsque retentit un gros coup de tonnerre... l'orage semble loin, mais on n'est pas rassurés, on peste sur les prévisions météo et on se dit qu'il va falloir finir cette courses en vitesse ! On double encore une cordée. Les quelques bourrasques de grésille dans la montée du doigt de Dieu accompagnées d'un nouveau grondement de tonnerre sont comme un coup de fouet supplémentaire et on retrouve des ressources insoupçonnées. On passe au sommet du Doigt de Dieu à 14h. Le dernier rappel nous fait disparaître un à un dans le brouillard blanc, et franchir la rimaye, assez cool comme ambiance ! Et on atteint finalement le refuge de l'Aigle à 15h45, après 10h30 de traversée, pas mécontents de nous, et d'avoir échappé à l'orage !!
Ce refuge aussi, fraîchement retapé, a quelque chose de spécial dans son ambiance, quelque chose de mythique.
On ravitaille nos estomacs vides, avec une petite bière pour arroser ça. Et après discussion collégiale, on décide de ne pas rester dormir là comme prévu initialement et d'abandonner notre projet de Meije Orientale du lendemain car la météo est trop mauvaise. Les 1800m de descente vers le Pont des Brebis sont interminables, avec l'orage menaçant, et les averses... On termine cette belle sortie à 19h35.
Encore une très belle croix, avec une belle équipe, et notre cordée fétiche Batou-Philou !! La course est magnifique, le rocher toujours excellent (tout se fait très bien en corde tendue), et le panorama grandiose. Ce sera vraiment une de mes plus belles sortie en montagne. J'espère la refaire sans brouillard, sans orage, et sans embouteillage !!
Un gros merci à toi encore mon Batou. Merci à Auré, ça faisait un bail qu'on avait pas fait un sommet ensemble ! Et bravo à Kiki, qui pour sa 5ème sortie en montagne, coche un nouvelle course majeure, solide le type !

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