Calanque de Morgiou - Le Cancéou : L'oubli est la ruse du diable
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Licence

General

activities

frequentation: quiet

condition_rating: excellent

quality: fine

Rating

D+  
6a+
    P1 

participants

el_celtico_de_la_pampa, Michel Charles

route_description

Sortie par l'arête du puits : extraordinaire !

weather and conditions


Temps couvert, vent de sud-est bien établi, pas chaud du tout dans la voie : qu'est ce qu'on s'est pris comme vent dans la gueule toute la journée nom de nom !!


Vraiment superbes au niveau équipement et rocher.

timing

10h-18h du parking situé à la barrière, en bas du col de Morgiou

personal comments

Voilà un parcours en traversée que nous avons adoré avec Michel : il fallait aller le chercher celui-là! C'est vraiment une voie de la pampa avec beaucoup d'ambiance comme je les adore : sauvage, esthétique, intelligente, pragmatique, désertique et loin de tout.
Le rocher est vraiment superbe, avec cette blancheur, cette compacité et ce grain fabuleux qui me rappelle furieusement celui de la paroi de la momie à Sormiou. Un régal...
La marche d'approche vaut le coup à elle toute seule : l'accès est vraiment astucieux et amène la cordée depuis la ligne de crête jusqu'au bord de l'eau par des versants et des cirques peu fréquentés. On descend doucement et on se rapproche petit-à-petit de la mer, mais en avançant on découvre toujours un nouveau versant à descendre. Pour finir, à force de contourner des piliers et de passer sous des baumes redoutables pourvues de colonnettes magnifiques, on finit par se retrouver au grand large, loin de tout, et juste au niveau de la mer...Dans notre cas, le vent bien établi ajoutait au lieu une ambiance tempétueuse vraiment extraordinaire...
Alors comme la première longueur se déroule vraiment près de l'eau, et qu'il y avait de beaux paquets de mer qui frappaient la paroi, hé ben, on s'est fait tout petit voyez vous...A 1 mètre près, ça passait pas; mais en faisant le relais R1 juste après l'emplacement officiel, soit juste un poil plus haut, on est resté les pieds au sec (surement parce que je priais silencieusement pour qu'une vague plus haute que les autres ne nous déferle pas sur la gueule subitement...)
Impressionnant comme ambiance...
La longueur 2 remonte cash, heureusement : dans un splendide mur blanc et vertical, pourvu de prises époustouflantes. Une véritable merveille, cette longueur...Et alors entre les bourrasques et les vagues juste dessous, on se serait cru en pleine tempête sur un voilier en train de monter au grand mât pour souquer les artimuses : "c'est pas l'homme qui prend la mer...Et hisse et haut, et santiano et tout et tout" ^___^
Au R2, l'ambiance sauvage et maritime a pris encore plus d'ampleur, avec le décollage sous mon nez d'un valeureux goéland qui couve en fait ses trois beaux gros œufs bien dodus à cet endroit précis : je ne l'ai cependant pas trouvé spécialement inquiet, et j'en ai donc déduit que ce n'était pas la mouette inquiète du Castelvieil qui serait venu chercher le calme ici, entre la Palée et le Cancéou. Surement une bonne amie à elle cependant, n'en doutons pas !
Bon, c'était cool de se retrouver bien plus haut, à ce R2, enfin hors de portée de tsunami nous semblait-il...
La traversée suivante est encore très belle et vraiment prisue : elle mène à l'angle de la calanque, et permet de rejoindre la ligne de strate que l'on va ensuite suivre jusqu'au bout. Le début de la strate déroule : c'est de la marche haut perché, le long de la falaise verticale qui domine. L'ambiance revient vite cependant lorsque la vire se rétrécit et finit par devenir inexistante. Sous les pieds, on ne voit pas la paroi, et la sensation de vide s'affirme, d'autant qu'au dessus, la paroi surplombe.
Les 3 longueurs en traversée sont belles, et gazeuses en diable. Le ramping n'est pas obligatoire, et il est possible de passer en extérieur : l'escalade est alors très esthétique, et la gestuelle est vraiment belle.
Lorsqu'on parvient tout au bout du bout, au relais du rappel de 40 m, on se retrouve complètement perché plein gaz : sous les pieds, rien du tout ! Et la distance qui nous séparait du sol nous est alors apparue immense, avec Michel : une bonne centaine de mètres au moins, bon poids ! Quelle illusion d'optique...Incroyable ça !
Mais bien heureusement, en jetant la corde, tous les doutes s'envolent immédiatement, puisque les deux brins atteignent largement le sol : et on a donc la confirmation que non, l'ouvreur n'est pas un petit plaisantin qui vous envoie gaiement penduler comme un esque en bout de ligne histoire de se marrer un bon coup à vos dépends...Et donc : ZOU, un beau rappel, bien ambiancé pour retrouver le plancher des vaches (de mer) dans cette petite calanque bien secrète et cachée du Cancéou.
Cette calanque, bien retirée dans un profond creux, nous a offert un petit moment de calme, un peu abrité des rafales de vent; même les vagues furieuses étaient moins agressives...
Nous avons rejoint le départ de la deuxième partie de la voie silencieusement, en longeant le pied de la paroi : diantre, c'est qu'on est enfermé dans cette calanque, tout en bas du monde : pas d'issue sans escalade ! Ce qui offre une sensation de sauvagerie et d'engagement assez jouissive...
La remontée n'est cependant pas exigeante : pas de piège ! L'escalade se fait par le franchissement de petits ressauts entre les vires, par des sections d'escalade courtes mais jolies. Et nous nous sommes assez vite de nouveau retrouvés plein vent, au pied de l'arête du puits. A notre droite la vire qui mène à la paroi du Ponant était bien visible, ainsi que le cheminement pour rejoindre le fameux aven du lagon bleu où d'aucuns vont se faire prendre bien sec parait-il...Judicieux repérage qui me permettra de revenir après la saison de nidification de ce fameux faucon pèlerin...mais d'abord, d'abord, puisqu'on en parle : il est où pour finir ce foutu faucon pèlerin, qu'on le voit une bonne fois pour toute, et qu'il se montre si c'est un homme ! Non mais dès fois...
(Note @Catherine : c'est de l'humour celtique, ne t'inquiète pas !) en vrai je l'aime bien ce faucon
Ouais, en vrai, je l'aime bien moi....mais c'est pas une raison pour trop la ramener non plus hein, attention !
...
Hé ben pour en revenir à nos moutons (de mer) cette sortie par l'arête du puits est vraiment belle ! Les longueurs sont variées, le boyau est vraiment agréable et surprenant, et la belle et longue L2 en aragonite est vraiment un modèle du genre...Bravo à Michel qui se l'est croustillée en tête ! Bon équipement d'ailleurs, au passage, que ledit Michel a apprécié à sa juste valeur...
Le 6a suivant est raide, un poil athlétique même, mais il est pourvu de vraies bonnes prises crochetantes.
Ensuite, deux petits ressauts entrecoupés de vires permettent de rejoindre le sommet en continuant à s'amuser avec de beaux pas d'escalade sur un rocher complètement neuf.
J'en avais très envie de ce parcours...et ce fut à la hauteur de mes attentes ! Enchanté que j'étais au sommet, avec des étoiles (de mer) plein la tête...

La bise (de mer) les amis

PS : dites voir, les oeufs dans le nid du gabian, c'est des vrais vous croyez ???? ou bien c'est l'office de tourisme qui les a mis pour faire un peu sauvage ?

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