Aconcagua : Direct du glacier des Polonais par Las Vacas
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Aconcagua : Direct du glacier des Polonais par Las Vacas
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General

activities

quality: medium

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D-     IV 

participants

OCy, Rachel Cook

weather and conditions


Durant 13 jours, 1 jour de temps bouché avec faible neige, mais le vent violent autour de 120 km/h estimé, dans les rafales a duré toute la nuit.
Sinon, beau temps, avec toujours un peu de vent, parfois chaud en dessous de 4000m.
Beau temps très froid à 5800m le jour du sommet, avec -9°C dans la tente le matin.
Vent faible jusqu’à 16h, ou des averses de neige ont commencées, avec un vent s’accentuant au fil de la descente (80km/h).


[u]Neige et glace :[/u]
Neige soufflée, poudreuse, parfois 20 à 30cm dans le milieu de la face, recouvrant les anciennes traces. Beaucoup moins dans le haut.
Totalement sec sur la voie normale.

[u]Rocher :[/u]
Mixte et compact.

timing

[u]Global :[/u] 8h30mn + 4h
[u]Difficultes :[/u] 7 heures

personal comments

Las Vacas est une de ces vallées typique des Andes où coule un torrent tumultueux couleur chocolat qu'il est parfois difficile de franchir. Ces flancs sont dominés par des sommets pierreux aux couleurs ocre rouge, dépassant largement les 4000m.
Les arbres sont inexistants. Le vent omniprésent dans ces grandes étendues arrache la poussière du sol et assèche d’autant plus l’air.
Tel un homard trop cuit par ce soleil brûlant, vous marcherez, doucement mais sûrement, abrité par votre chapeau, en levant les yeux vers cette belle montagne massive où coule ce glacier éclatant et pentu entre des parois raides.
Des formations géologiques étranges et colorées viennent ponctuer la montée.
La neige ici se transforme bizarrement sous ce soleil puissant en formant des champs de pénitents haut parfois de plusieurs mètres, extraordinaire à voir, beaucoup moins à traverser avec un gros sac, attention aux coincements.
Encore quelques journées à monter et redescendre, à porter, à faire et défaire le camp, en espérant un temps magnifique pour le jour de l’ascension.
Si proche et si lointain, cet Aconcagua. Il faudra rester patient et ne pas brûler les étapes, même si la forme est là.
Ce 31 décembre, jour de mon anniversaire et première nuit à 5800m, le vent souffle très fort et secoue énergiquement la tente abritée derrière des murets de pierre, alors que les flocons dansent le Tango, nous dormirons peu cette nuit là.
La température est nettement négative à l’extérieur, pas à l’intérieur, le réchaud et notre présence chauffe la tente vers +4°C, heureusement,
Le repas de réveillon commence tôt par une petite soupe ; puis vient la dégustation de lyophilisés, hachis Parmentier et poulet au curry.
Le tout, arrosé copieusement à l’eau glacé, sortie des profondeurs du lac gelé du Camp 2.
Fourbus après ce repas de haute qualité gastronomique, nous attaquons le dessert, à 18h30 environ, la nausée au bord des lèvres. Bon OK, on va se le garder ce « Budin » (cake) pour demain midi (j’ai pas pu soufflé mes bougies, oubliés 5000m plus bas), vu que l’on ne fait rien que dormir, manger, et boire, c’est-à-dire s’acclimater.
Après une dure journée d’attente le 1er janvier, à rien faire, normal, c’est férié, le 2 janvier, la montagne est redevenue clémente.
Le « faux » départ est donné vers 7h00, et le soleil apparaît déjà sur la face Est.
Les pieds comme des bouts de bois, je tente de les remuer au soleil durant 45mn, peu après notre sortie. Assis sur un rocher, regardant le paysage qui s’offre et grimaçant lorsque le sang revient de nouveau dans mes orteils.
Après une progression, ralenti par la quantité de neige et l’absence de traces, effacées par la tempête des jours précédent, après 8 heures et 30 minutes d’effort à se relayer devant, le souffle court, la tête et les jambes lourdes, nous marchons avec difficulté parmi ces antécimes qui n’en finissent pas de se succéder jusqu’à cette croix penchée tant désirée et attendue.
Seul un couple de japonais abrités sous une toile les recouvrant est présent. Pas la foule des grands jours, il se fait quand même assez tard.
Après la séance photo, il faut éviter de s’éterniser, on risquerait de s’endormir. Sous un ciel gris où la neige danse la Salsa avec les nuages, nous redescendons la voie normale en surfant sur les blocs instables de la Canaleta avec une seule idée en tête, rejoindre la tente avant la nuit, sans se prendre une grosse gamelle, pas facile.
Tel des petits robots qui avaient oubliés de recharger les piles, le sentier fut suivi un peu trop bien et sous quelques rayons de soleil au travers de la couche nuageuse entre 2 bourrasques de neige, nous terminions trop bas au camp de Piedras Blancas inf, dégoûtés par notre erreur d’itinéraire.
Nous finirons le tour du propriétaire par une traversée d’une heure à travers les pénitents et champs de pierre, nous permettant de rejoindre notre tente à 5800m, quitté 13 heures auparavant, très fatigués, bien cramés (on avait oublié de mettre de la crème solaire) et assoiffés mais heureux de nous poser enfin. Pour la bière on attendra un peu.
Demain on fait marche arrière, en 3 jours, vivement Mendoza, ces 35°C, ces parrilladas géantes et ces helados.
Suerte, pour les prochains.

Nous avons commencé à marcher le 24 décembre 2005, depuis Punta de Vacas et avons fini le 5 janvier 2006, à Punta de Vacas.
Au total, 13 jours et sommet réalisé le 10 eme jour.

Planning suivi lors de notre ascension
1 Punta.Vacas - Las Leñas
2 Las Leñas - Casa de Piedra
3 Casa de Piedra - Pza Argentina
4 Plaza Argentina - C1 - Plaza Argentina (portage d’équipement)
5 Plaza Argentina-C1
6 Acclimatation au C1
7 C1 - C2 - C1 (portage d’équipement)
8 C1 - C2
9 Acclimatation au C2
10 C2 - Sommet-C2
11 C2 - Plaza Argentina
12 Plaza. Argentina - Las Leñas
13 Las Leñas-Punta.Vacas - Mendoza
C’est le planning que nous avons suivi, il est à titre indicatif et peut être modifié, si vous êtes déjà bien acclimaté.
Nous étions monté à une altitude de 5300m, la semaine précédente.

Nous remercions Jeff (USA) et Mark (Australie), avec qui nous avons partagé de bon moment au cours de l’ascension réalisant la Direct 2 jours avant nous et rejoignant la vallée d’Horcones pour le retour.

A propos de la fréquentation :
Nous n’avons pas eut le sentiment de nous trouver dans une vallée sur fréquentée.
Durant les 3 jours de l’approche, nous étions 8 personnes à dormir dans les camps, chaque soir. Au camp de base (Plaza Argentina) et dans les camps supérieurs, nous avons compté une quinzaine de tentes maximum. Et il nous est arrivé de terminer à 3 ou 4 tentes.
La période entre les fêtes de fin d’année semble être la plus calme, car à notre descente après le 3 janvier, les camps étaient d’avantage remplis.
Le jour de notre ascension au sommet nous étions les seuls dans la voie et sur le glacier. La plupart des autres personnes partaient en direction de l’itinéraire des « Faux Polonais ».
Quelques chiffres :
Durant la saison 2004/2005, 4206 personnes ont pris un permis d’ascension de 20 jours toutes voies confondues, alors que 2284 personnes ont pris un permis « Trekking » les empêchant quasiment de dépasser les camps de base.
Au Mont-blanc se sont 20 000 personnes au moins qui tentent chaque saison le sommet.

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