Verdon - Le Duc : Série Limitée
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ED-  
7a
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elevation_max: 949 m

elevation_access: 650 m

height_diff_up: 320 m

weather and conditions


A l'ombre une grande partie de la journée : cette orientation associée au vent marqué à l'entrée des gorges font de cette paroi un endroit rêvé pour les chaudes journées d'été

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Très belle voie, dans un cadre impressionnant. A partir de L4, l'escalade est à dominante très athlétique, avec tout de même régulièrement quelques remarquables passages plus sur les pieds, bien obligatoires et demandant de la lecture : cette caractéristique donne à cette voie une composante obligatoire vraiment marquée. Comme en plus, c'est vraiment raide et athlétique jusqu'à la dernière prise de sortie, il faut vraiment bien gérer son mental et sa fatigue pour assurer la sortie.
Magnifique voie donc, très exigeante dans le niveau 6b, qui est bien obligatoire.
Le voyage dans la paroi du Duc est enthousiasmant et impressionnant.
Les rappels du couloir Samson permettent de descendre rapidement, mais il y a souvent possibilités de coincer la corde.
Nous, ce fut au dernier rappel, pas trop loin du relais, et dans la ligne de L2 : on s'en est très très bien sorti; c'était juste 3 tours morts autour du tronc coupé d'un gros cade...
Une épopée pour nous, bien dure, bien physique et très mentale, dont nous nous souviendrons !
Merci, mille mercis à Lionel Catsoyannis pour cette merveille : on passe notre temps à se régaler dans ses voies ! Bravo et merci !

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Bruno:(Je tiens à signaler à l'aimable lecteur que j'avais tapé une histoire pleine de rebondissement, d'émotion, de joie et d'anecdotes, le tout entrecoupé de traits d'humour et de jeux de mots, mais que camptocamp a décidé de son propre chef de me censurer, craignant sans doute une trop grande affluence ou buguant devant le nombre trop important de fautes ;) Je reprend donc mais ce sera sans doute plus court et moins drôle !) MétéoFrance prévoit un week end chaud bouillant, et c'est donc naturellement que nous nous tournons (para-tournesol ?) vers les face ouest des Calanques ou encore vers les parois nord du Verdon. Gorges où je n'ai jamais grimpé, folie qui doit être réparée au plus vite et qui va l'être, en effet, et de la plus belle des manières. Laurent est à l'initiative, il a trouvé l'idée dans un petit livre (c.à.d. Parois de Légende, Bodet-Petit) qui oriente vers une petite paroi avec des voies faciles ! Ce sera Série Limitée, au Duc. Une paroi de légende. Les débuts de la grimpe au Verdon mais aussi des voies modernes comme celle-ci. 6c+/6b obligatoire. J'espère que le "limité" ne concerne pas les prises. Mais avant la voie, l'approche ! En voiture nous traversons mes paysages préférés, les forêts de chênes et de pins, les champs de blé et de lavande desquels on s'attend à tout instant à voir surgir un couple de chinois venus faire leurs photos de mariage ! Entre les rouvres surgissent les histoires de balades effectuées dans ces paysages de rêve, les souvenirs de l'arrière pays gavot, les tours de vélo de Laurent, les maisons des aïeux et les histoires de super-braconneurs, mais aussi les premières parois. Moustier et son étoile, la Palud et ses maudits escaliers, le point Sublime et enfin, le Duc: -" C'est là qu'on grimpe ? Là dans le noir, dans cette paroi qui déverse ?" -" Oui oui, là bas au fond, sur le fil ou presque..." Glasp, gloups ![img=769776 left/][img=770130 right/]

Petit bout de Martel (Poitiers, 732, ou plus proche de nous mais moins connue, Narbonne...), traversée du Verdon en tyrolienne (en verdonienne donc): "-Capitaine, au nom du ciel, lâchez cette casquette !""- Lâcher ma casquette ? Jamais de la vie ! C'est que j'y tiens, moi, à ma casquette !" Découverte de citations tintinesques communes puis recherche de la voie : ALix ? Non, on va laisser ça, 7b+ c'est pour plus tard... Ah ! SL, c'est ici. Là, à coté de cet énorme dévers ? Et oui. Bon, L1, 6b, j'y vais, en réverse, sinon pauvre Laurent si je me débinais tout de suite, impressionné que je suis par cette falaise dont on ne voit pas la fin... Il faut se faire violence ! Et tout de suite, ça commence, dalle à lecture difficile, rocher typé face nord, bosselé mais d'une adhérence étrange pour moi qui me suis habitué aux Calanques. Tergiversations, zigzague, tourne et vire pour finalement arriver au relais. Ouf, c'est parti ! Laurent arrive, enchaîne avec la 6b+ bien teigneuse et tout aussi dure à lire. Viennent encore deux 6a+, différents mais beaux, athlétiques, toujours sur ce rocher [img=769779 right/]
sombre. Ensuite, 6c. ça devient physique, sur de bonnes prises mais avec des mouvements exigeants et déversants. Au relais je goûte au premier rayon de soleil de la journée. Laurent arrive, radieux, il a enchainé. Le sac de hissage s'est coincé dans un cade mort, youhou, il vient penduler dans le vide sous moi. Ambiance garantie, gaz, hurlements de baigneurs, parois mythiques en face. Encore un 6c, très physique puis sur gouttes d'eau : l'escalade comme je l'imaginais au Verdon, trop beau ! Puis, 6c+. C'est mon tour. Départ sur une rampe que Laurent a pré-mousquetonnée (un vrai guide !) puis dans un dévers prononcé sur grosses prises. La ligne par à droite mais l'équipement est bien à gauche, il faut avoir le bras long pour cliper, deux points d'affilé qui me vident aussi bien tactiquement que.... euh physiquement et mentalement. Ensuite ça se "couche" mais les points s'éloignent. Il y a un pas en dalle, je n'arrive pas à le négocier. Je tente de tous les cotés mais toujours mon esprit lâche avant d'y arriver. Il faut se résoudre à laisser la place. Laurent enchaîne donc les deux dernières. Il faut encore avoir du jus pour le 6b+ de sortie, mèffi !
Enfin, sommet, délivrance, recherche des rappels, on voit notre ligne: pfiouuuu quel truc, quelle ambiance, dément ! Tout déroule jusqu'au dernier, où la corde se coince. Heureusement nous sommes juste à coté de la deuxième longueur, je remonte et décoince la [img=769786 left/]
gentille corde qui avait fait deux tours morts autour d'un buis bien élagué de 8 cm de diamètre. Rappelons que le buis est après l'ébène un des bois les plus durs au monde [/minute scientifique off], nous aurions donc pu tirer sur la corde longtemps avant d'arriver à arracher ce tronc... Une fois que tout est rentré dans l'ordre, nous retrouvons nos sacs et chaussures, mais pas l'eau tant attendue ou les vivres... qui attendent à la voiture. Ils y font long feu, tout comme la bière à la Palud, comme les pro locaux (ennemis des gardes-fou). Puis c'est le retour à la maison, des souvenirs plein les yeux, le corps fourbu, vermoulu comme qui dirait, éreinté (et pas d'airain-d'Héra) mais heureux.
Ma première au Verdon, c'était trop bon, à bientôt donc.
Un grand Merci à Laurent qui a su sortir les deux dernières longueurs alors que j'étais mentalement lessivé et physiquement limité (et réciproquement ?) et m'a offert ce superbe cadeau pour mes débuts dans les gorges ! On a bien rigolé avec San Sévérino au retour et en plus la France a gagné. Elle est pas belle la vie ?[img=769791 center/]

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