Tour des Annapurnas en famille : 2ème partie, de Kagbeni à Qimche
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Tour des Annapurnas en famille : 2ème partie, de Kagbeni à Qimche
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activities

frequentation: crowded

quality: medium

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T2 

heights

elevation min/max : 1186 m / 3097 m

elevation_access: 1200 m

height_diff: +2800 m / -2350 m

length_total: 53.28 km

participants

BertrandSemelet, lapinou, Cécile, Agnès, Patricia, Roswitha, Moritz

route_description

Kagbeni - Tatopani (jeep) puis Ghodepani - Thadapani - Gandruk - Qimche (itinéraire classique)

weather and conditions


Grand beau les matins, se couvrant l'après-midi mais juste un orage le jour de l'étape en jeep. Très doux voir chaud l'après-midi < 2000m.


Sentiers larges et faciles, balisage là ou c'est nécessaire. Pas mal de monde.

access_comment

De l'arrivée à Qimche (terminus de la route) , 3h de jeep pour Pokhara.

hut_comment

Aucun souci pour se loger vu la profusion de lodges (on marche rarement plus de 2h sans en trouver un).

personal comments

Suite et fin de la 1ère partie de Bagarchap à Kagbeni décrite ici

[i]Le Tour des Annapurnas a certes perdu de sa sauvagerie avec la construction des pistes (jusqu'à Manang versant Marsyangdi, jusqu'à Muktinah versant Kali Gandaki) mais n'en reste pas moins l'un des treks les plus spectaculaires de l'Himalaya. De nombreux sentiers alternatifs ont désormais été tracés pour éviter la piste dont le trafic reste de toutes façons encore faible, au moins sur le versant oriental. Pour les voyageurs limités dans le temps, l'avantage des pistes est de permettre de réduire l'approche et le retour afin de faire "tenir" le circuit en 2 semaines depuis l'Europe...au prix d'insupportables parties de marteau-piqueur dans des jeeps ne dépassant guère le 10kmh !

Voyage effectué en mode famille élargie avec Cécile (14a), Arnaud (11a), Papa et maman (plus d'un siècle à eux deux déjà...), Tata Patricia et Roswitha (médecin d'expédition) sous la houlette de notre ami Moritz Steinhilber, sans doute l'un des Européens connaissant le mieux le Népal dont il a déjà trekké dans l'intégralité des 75 districts ! C'était notre 2ème voyage familial là-bas après Helambu - Gosainkund en 2014. Nous sommes plus que jamais convaincus que le Népal est la destination rêvée pour des enfants marcheurs, et d'autant plus étonnés de n'avoir croisé quasiment aucune famille tant cette fois-ci que la fois précédente...Arnaud est donc persuadé d'avoir été le seul enfant de 11 ans à avoir franchi les 5416m du Thorong cette saison...[/i]

[u]Lundi 18/4[/u]

Kagbeni (2850m) - Jomsom (2700m) - Tatopani (1230m) : 7h de jeep
[Ghasa - Tatopani : 16k en trail]

Cette partie du circuit est aujourd'hui shuntée par la plupart des randonneurs depuis la construction de la piste. Pourtant un magnifique sentier a depuis été créé sur la rive opposée (gauche), mais il reste peu emprunté : tout le monde est comme nous, pas assez de temps pour toujours trop en faire. Cantonner le Tour des Annapurnas sur 2 semaines de vacances scolaires n'est de toutes façons déjà pas facile en soi, même en sautant cette portion.

Nous avions naïvement imaginé charter 2 jeeps pour nous amener directement au but à Tatopani, mais c'était sans connaitre le régime des cartels par district qui gouverne le Népal : le trajet devra donc s'effectuer en 3 tronçons avec transbordements à Jomsom et Ghasa. Transbordement étant à comprendre comme : la jeep précédente vous largue à la limite de sa zone autorisée et il faut se démerder tout seul pour continuer jusqu'à la limite suivante. Aucune loi écrite n'interdit bien sûr de faire autrement mais les contrevenants se feraient rapidement expliquer - à coup de vitres cassées et de pneus crevés - qu'ils n'ont rien à faire en dehors de leur district.

Les 10 premiers kms de Kagbeni à Jomsom avaient été prénégociés par notre logeuse du Shangri La Lodge la veille, le jeu de piste commence donc véritablement à Jomsom sur les coups de 9h. "Next jeep only at 12:00" nous est-il expliqué. 3 heures dans ce patelin poussiéreux et venté, ça commence bien. "But for 18.000 rupias, you can have a whole local bus for you only"...poursuit notre interlocuteur avec un grand sourire en nous montrant du doigt un bus bariolé, d'allure fatiguée et aux pneus lisses comme une table de billard. Bon 25 EUR par personne pour éviter de glander 3 heures entre boutiques de bouddhas et german bakeries, c'est pas un mauvais deal : c'est donc parti pour quelques heures de marteau-piqueur jusqu'à Ghasa, limite du district suivant.

"La piste est un peu meilleure de ce coté que de l'autre" nous avait dit Moritz. Effectivement, la moyenne est plutôt à 10kmh qu'à 7 et j'aurais eu un peu de mal à faire la course en tête comme 8 jours plus tôt. Ca reste quand même une sacré punition. On se demande à chaque cahot comment le bus ne se décompose pas. J'avertis donc d'emblée le reste du groupe que je ferai le dernier tronçon Ghasa - Tatopani à pied, quoiqu'il arrive.

Donc rebelote à Ghasa, 3h et 35 km plus tard. En pire puisqu'il n'y a plus ni shopping, ni bakeries, juste quelques bouibouis cradingues servant des plats de friture au milieu de la poussière. Evidemment "no jeep now, maybe late afternoon ?". Seule la vision d'une belle liasse de roupies éveille une lueur dans les yeux du "parrain" du coin, un Népalais adipeux et antipathique qui semble avoir la main sur le business local.

Bref moins d'1/2h plus tard, allégés de 15.000 roupies supplémentaires (125 EUR), le reste du groupe remonte dans un autre "local bus", tout aussi bariolé, fatigué et lisse des pneus, en compagnie de 4 Allemands récupérés à la hâte pour partager les frais. Enfin à peu près ("4 more people ? Then give me 2000 rupies more !"). Je pars gaiment à petites foulés jusqu'au prochain pont pour découvrir le sentier alternatif de la rive gauche, dans un état d'exaltation absolu. Un sentier certes bien tord-pattes avec moultes remontées et escaliers, mais qui relie une multitude de fermes isolées dans un environnement de plus en plus junglesque. On croise des paysans, on double des troupeaux, il y a même un ou deux petits lodges et quelques épiceries, bref à défaut d'être rapide c'est absolument charmant.

Evidemment je ramasse sur la figure le seul orage du séjour, mais il fait assez chaud et se faire mouiller n'a rien de désagréable. Quant à la foudre à répétition, je me sens quand même assez serein : avec un tel empilement de paratonnerres de 6000-7000-8000m de haut au dessus de la tête, il faudrait vraiment être vicieux pour aller précisément viser mon petit sentier tout en bas. Je rejoins le "Dhaulaghiri Lodge" et son petit jardin tropical pour trouver mes camarades attablés ("Papa, t'a perdu ce coup-ci, on est là depuis une heure !" dira ce petit monstre d'Arnaud).

Nous partons finir l'après-midi aux incontournables bains thermaux ayant donné leur nom au lieu. 38° à 40°, dommage que ce soit à l'endroit le plus bas et le plus chaud du circuit et pas au pied du Thorong La ! Enfin personne ne se plaint de ressortir propre pour la 1ère fois depuis pas loin d'une semaine. Un nouvel orage assez violent s'abat ensuite sur le village 2 heures durant - nous dinons donc aux chandelles, la foudre (?) ayant définitivement coupé le courant. Les Israéliens ont disparu (nous n'en reverrons étonnamment plus un seul jusqu'à l'arrivée) mais le reste du monde a pris le relais, le réfectoire résonne de langues plus ou moins exotiques et on y est aussi entassés que dans un bistrôt parisien.

[u]Mardi 19/4[/u]

Tatopani (1220m) - Ghodepani (2920m) : 17.6km / +1880m / -180m / 7h50 net de marche

Avec le passage du Thorong La, c'est la 2ème longue étape du circuit (plus de 1800m de dénivelé cumulé à la montée), le froid et le manque d'oxygène en moins, la chaleur humide en plus. On s'est suffisamment empiffrés la veille (Cécile a retrouvé l'appétit) pour décréter un départ "à jeun" à 5h30 dans l'idée de petit-déjeûner dans le 1er lodge ouvert en chemin.

Le sentier ondule de village en village, les yaks ont été remplacés par des buffles, les champs de millets pierreux par des rizières en terrasse et des bananeraies, les enfants vont à l'école en uniforme...c'est sympa de replonger dans le Népal rural même si la lumière cristalline de l'altitude a refait place aux ambiances vaporeuses. Se faire servir un vague petit-déjeuner à 7h30 prendra près d'une heure, mais peu importe, les orages escomptés l'après-midi resteront pour finir sagement au lit. Par contre pas de miracle, même au dessus de 2000m la chaleur cogne dès midi. La courageuse Roswitha arrivera au lodge de midi rouge comme les rhododendrons dont les somptueuses forêts démarrent un peu plus haut.

Leur floraison est évidemment l'atout majeur du printemps au Népal, inutile de dire que cette fois-ci on va en prendre plein les mirettes, en particulier lors de l'étape du lendemain. Le sentier monte de façon un peu plus directe l'après-midi et nous parvenons au gros village de Ghodepani sur les coups de 17h. Comme si cela ne suffisait pas, Moritz tient à nous faire crécher dans le dernier lodge tout en haut, histoire de raccourcir le trajet du lendemain matin vers Poon Hill. Le cumul altimétrique s'arrêtera finalement sur le chiffre +1880m, record battu pour Roswitha, Cécile et Arnaud (pas plus fatigués que ça, d'ailleurs, nos 2 moustiques). Pas plus de Wifi et de courant qu'ailleurs MAIS à nouveau une délicieuse German Bakery servant des escargots à la cannelle XXL tout chauds que nous engloutissons avec délectation.

Le patelin vit exclusivement du tourisme, à se demander s'il n'y a pas plus de lodges que de maisons...pour l'ambiance locale mieux vaut aller ailleurs, ça grouille de gringos, tous bien décidés - comme nous ! - à ne pas laisser échapper le légendaire lever de soleil depuis le belvèdère de Poon Hill (300m plus haut) le lendemain matin.

[u]Mercredi 20/4[/u]

Ghodepani (2920m) - Poon Hill (3210m) - Thadapani (2720m) : 11.5km / +920m / -1120m / 6h net de marche

Nous nous mettons en marche - une nouvelle fois à jeun ! - sur les coups de 4h30, au milieu d'un long ruban de lampes frontales parti à l'assaut de Poon Hill. La réputation de cette colline herbeuse comme l'un des points de vue les plus spectaculaires de l'Himalaya entier a évidemment fait depuis longtemps le tour du monde, dont chaque nation est probablement représentée ce matin là au sein des 200 ou 300 personnes qui partageront le show avec nous. Cela dit il y a de l'espace, on trouve même une petite tour métallique (qu'Arnaud s'empressera de gravir le 1er) pour prendre un peu de hauteur.

Pour le reste rien à dire, le service est à la hauteur, ciel quasiment dégagé, l'impressionnante masse du Dhaulagiri (8167m) passe du bleu au rose avant de s'éclairer progressivement. Chacun fait bien une trentaine de photos avant de se lasser en se disant qu'elles ne seront pas faciles à trier tant le spectacle est grandiose. Retour express au lodge (1200 marches quand même, ils aiment les escaliers dans la région), petit dèjeuner, puis départ pour la plus belle étape de la partie sud du circuit. Le sentier monte vers 3000m puis ondule paresseusement à travers d'extraordinaires forêts de rhodos rouges au zénith de leur floraison. Le tout sur fond de Dhaulaghiri, Machhapuchare, Annapurna sud...des images presque kitsch après les avoir déjà vues 1000 fois sur les catalogues de trek. Ben oui, mais on est quand même tous bêtement émerveillés, allez comprendre.

Le repas de midi, désormais proche du terme de cette courte étape, sera l'occasion d'apercevoir quelques specimens de la rare faune locale ("les indigènes ont depuis longtemps flingué tout le reste" expliquera prosaïquement Moritz...) : une dizaine de petits singes grimpeurs - Arnaud non compris - se promenant sur les rochers juste au dessus du Sanctuary Lodge.

Arrivée vers 14h sous un ciel commençant à noircir. Mauvaise nouvelle (pour moi) : pas de German Bakery. Bonne nouvelle (pour les filles) : plein d'étals de bijoux, comme devant chaque maison en chemin, d'ailleurs. Moritz a beau expliquer que tout cela se trouve aussi - en moins cher - devant notre hotel à Kathmandou, rien n'y fait. Pendant que ça négocie ferme sur les colliers et les boucles d'oreille, je passe la fin d'après-midi à discuter avec Michael, un ingénieur californien de la Sillicon Valley parti trekker un mois au Népal avec sa fille.

  • Un mois ? Mais je croyais que vous n'aviez que 2 semaines de vacances par an aux US ?

  • Oui, bien sûr, j'ai dû démissionner, un peu gonflé à 52 ans, mais je tenais trop à faire découvrir l'Himalaya à ma fille. Bah, on verra au retour. Et puis si jamais je peux aussi travailler comme guide de raft sur le Colorado. D'ailleurs si ça vous dit...3 semaines de pure wilderness acquatique.

  • Ouaouh, sounds nice, même si nous on a plutôt la trouille de l'eau...moi j'avais aussi quitté mon job pour faire un an de vélo et de montagne, mais j'étais jeune et libre à l'époque, chapeau à toi.

  • Live your dreams, man...le Colorado, c'est pas difficile, le plus compliqué est en fait d'avoir un permis : c'est tiré au sort chaque année avec seulement 10% des demandes approuvées, en tous cas en été. But it's such a wonderful experience...

Le reste du groupe me trouvera bien pensif ce soir là devant les momos. Ah oui pour les ignares : gros raviolis cuits à la vapeur et fourrés de tout un tas de trucs, en général trop épicés pour Arnaud - qui optera donc avec raison pour frites ketchup.

[u]Jeudi 21/4[/u]

Thadapani (2720m) - Gandruk (2000m) - Qimche (1680m) : 10km / +110m / -1150m / 4h net de marche

Et oui, c'est le dernier jour de marche, pour le bonheur des uns et le malheur des autres, chacun devinera facilement de qui je veux parler...Il faut d'abord dire au revoir aux derniers rhodos avant de poursuivre cette étape descendante dans une jolie gorge ombragée et junglesque. Pour l'anecdote nous y croiserons les 2 seules autres familles du séjour, dont les enfants plus petits alternent la marche à pied et les moments de repos dans la hotte des porteurs. "Moi je préfère quand même la mule, comme celle que j'avais en Ethiopie" dira Cécile. Moi pas, si j’avais le choix !

Comme chacun sait, on transpire pas mal en marchant à 2000m en Himalaya. Le détour involontaire que j'impose au reste des troupes pour rejoindre le beau village de Gandruk est donc diversement apprécié. Voilà ce que c'est que d'avancer l'oeil rivé sur le GPS. Faut dire que le patelin en question, pourtant dépourvu de route, s'étend sur 2 km et 200m de hauteur. Pas de route mais des escaliers partout. Il doit y avoir plus de marches que sur tous les sentiers de la cote Amalfitaine réunis ! Il s'agit sinon d'un très beau village aux toits de lauze, d'une grande unité architecturale, muni de pas moins d'une douzaine de lodges et - surtout - d'un excellent café-bakery (German, of course) dont nous liquidons méthodiquement les stocks de strudels et cinnamon rolls.

45 minutes de marche chaude et poussiéreuse suffisent ensuite pour parvenir au terminus de la route à Qimche, ramassis de cahutes poussiéreuses où la jeep commandée par Moritz est bien au RV. Enfin route est évidemment à prendre au sens figuré, une dernière heure de marteau-piqueur sera nécessaire pour retrouver le goudron de la route de Pokhara que nous atteignons sur les coups de 17h avec un mélange de mélancolie et de soulagement. Nous payons dare-dare les porteurs, adorables tout du long, afin de leur permettre de sauter dans le bus de nuit. Moritz apercevra pourtant Nabin le lendemain en ville. Sans doute notre généreux pourboire était-il trop tentant pour ne pas aller faire un peu la fête avant de ramener la solde à ses deux femmes !

La partie routarde du voyage est désormais close : le Milarepa Lodge loue ses chambres double à 40 USD la nuit, avec une vraie salle de bain en état de marche dans chaque chambre, du WIFI bande large (enfin pour le Népal) et même de l'air conditionné. Quant il y a du courant, bien sûr, ce qui arrive quand même de temps à autre. Sauf le soir évidemment. Il fait donc 28° dans la chambre au moment d'aller se coucher. Seule la bonne vieille technique des temps coloniaux (le drap mouillé) me permettra de m'endormir avant le retour de la clim (et de la lumière qu'on a oublié d'éteindre) sur les coups d'1h du matin.

[u]Vendredi 22/4[/u]

Pokhara (800m)

Chaque vétéran du Népal vous le dira, Pokhara n'est plus ce qu'elle était : construction effrénée, invasion touristique, pollution du lac...mais quand on s'y installe pour la 1ère fois comme nous (en l'occurrence pour y consommer notre jour de réserve), la vie y est quand même plutôt douce. Rien à voir avec le chaos de Kathmandou. La ville vit presque exclusivement du tourisme, les 2 kms en bordure du lac de Phewa sont donc partagés équitablement entre restaurants et boutiques. Le tout reste (pour le Népal) plutôt tranquille avec étonnamment peu de circulation (toujours à l'échelle népalaise...).

Nous occupons la matinée par un mini triathlon autour du lac. Enfin presque : il s'agit juste d'une traversée en pédalo suivie d'une petite randonnée à l'assaut de la Pagode la Paix sur la colline adjacente 300m au dessus. Par temps clair on est supposé y admirer de loin le massif des Annapurnas, mais là tout est plutôt plongé dans un bain de vapeur. Même après avoir transpiré sérieusement, personne n'aura pourtant le courage de boucler la trilogie par un peu de natation dans les eaux tièdes mais opaques du lac...Notre loueur de pédalo nous affirmera pourtant que celui-ci est resté अलीकती सफा, "un peu propre" malgré le développement de la ville. On veut bien le croire mais on attendra quand même plutôt l'été prochain pour plonger dans l'Aar.

L'après-midi est partagée entre shopping et culture. Coté achats, un moulin à prière pour Arnaud, une robe pour Cécile, des bijoux pour les dames, des articles de montagne de contrefaçon pour moi. Un pantalon technique et un sac à dos Arcteryx, marque culte des alpinistes, à 20 EUR pièce, les amateurs comprendront ! Coté culture, visite du très chouette mountaineering museum. On y relate la conquête himalayenne, Herzog à l’Annapurna en tête, mais aussi la vie de ses habitants. Il y a même une réplique miniature, grimpable, du Manaslu (8160m) que nous ne manquons évidemment pas de gravir (la réplique, pas le sommet !).

La soirée se déroule à déambuler en comparant les restaurants, avant de s'installer pour fêter le succès de l'expédition. Nous serons les seuls clients ce soir d'une famille tibétaine adorable, 3 générations à notre service pour cuisiner, servir et jouer avec Arnaud. Bref la vie à du bon. Sûr qu'on s'ennuierait rapidement à passer toutes nos vacances comme ça, mais pour un ou deux jours...enfin j'ai quand même un peu le bourdon en pensant à notre ami américain reparti avec sa fille vers le Sanctuaire de l'Annapurna. Surtout qu'aux 28° dans la chambre se sont rajoutés quelques moustiques voraces ayant trouvé le trou dans le grillage de la fenêtre supposé les arrêter !

[u]Samedi 22/4[/u]

Pokhara - Kathmandou, 7h de bus

C'est vrai, on aurait pu prendre l'avion. Mais c'est cher, pas très écolo, et surtout pas forcément sans risque, les crash des avionettes de Yeti Airlines nourrissant de temps à autre la rubrique des faits divers du Kathmandou Times. Bon pas certain que les routes népalaises soient beaucoup plus sûres - mais à 30kmh de moyenne les accidents y sont quand même moins meurtriers qu'on ne pourrait le croire au vu du combat acharné de légions de camions et bus pour chaque mètre carré d'asphalte.

Je profite de la relative tranquillité des lieux pour un footing matinal en bord de lac (il est évidemment illusoire de courir à Kathmandou...) Même à l'aube à 5h30 je suis loin d'être le seul à m'agiter, je croiserai même une cinquantaine de collégiennes en train de pratiquer le karaté sur une vaste pelouse. Pour le reste trajet sans histoire, repas de midi dans un bouge poussiéreux ne servant que de la friture à la composition indéterminée (à priori du poisson)... Sitôt réinstallés au Sugat Hotel, chacun se précipite dans les ruelles avoisinantes pour liquider ses dernières roupies.

Et oui, comme annoncé on retrouve effectivement les mêmes articles qu'à Thadapani en moins cher... "Pfff, tu n'as vraiment aucun sens de la poésie des lieux et de l'instant" me répliquera Agnès. Arnaud déniche enfin son T-shirt de yaks et un poster de l'Annapurna, Roswitha se charge d'un dernier bouddha "oui mais celui-là c'est pour offrir"... pour ma part je me contenterai d'une n-ième méthode de Népali en vue du prochain voyage ! Le diner d'adieu est épicé comme toujours mais morose comme jamais. Enfin surtout pour moi, les enfants ne semblent quand même pas fâchés de retrouver le confort helvétique. Arnaud liste déjà tous les films qu'il pourra regarder à bord du Boeing ultra-moderne d'Oman Air...Moi j'envie plutôt Moritz qui repart 10 jours plus tard avec une riche cliente sur un trek bien plus sauvage aux confins du Makalu et du Kangchenzönga. On se console en se donnant RV au Pakistan dans quelques années - mais pas forcément en famille !

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