Roc de Poyez : Boucle de l'Ilette - depuis Montlardier
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activities

quality: medium

Location

Rating

PD

heights

height_diff_up: 1200 m

Access

access_condition: cleared

snow

elevation_up_snow: 700 m

elevation_down_snow: 700 m

weather and conditions


Grand Beau au dessus du brouillard : sortie des nuages vers 1500m...
Assez frais. Peu de vent.


Très grosse poudreuse : 40cm dès 1200m, 60 à 80cm au dessus. Pas de fonds en dessous de 1700m et terrain pas si herbeux que ça : on a un peu (voir beaucoup !) touché.
Pas de gros risque à la montée niveau avalanche.
Par contre petite hésitation au moment de traverser la pente NE sous le Roc de Poyez à la descente: quelques centaines de m² carrés du manteau avaient glissé sur un sol herbeux, quelques petites fissures dans le manteau. En définitive, ça semblait tenir assez bien: je pense que la neige avait glissé le matin sous l’effet du soleil.

750m N (champ) : 10cm humide
800m N (champ) : 20cm humide
850m N (champ) : 30cm humide
900m N (clairière) : 40cm poudreuse
1000m N (forêt) : 20cm poudreuse
1200m N (clairière) : 50cm poudreuse
1400m N (forêt) : 50cm poudreuse
1600m N (alpage) : 60cm poudreuse
1800m N (col et croupe) : 30cm soufflée/tassée
1900m W (prairie alpine): 60cm poudreuse
1500m E (ébouli herbeux): 50cm ventée puis humidifiée par le soleil puis regelée
1200m N (alpage) : 20 à 60cm (irrégulier) soufflée/accumulée
1000m N (route) : 30cm poudreuse
800m N (route) : 20cm humide

[u]Altitude de la neige :[/u] Skiable à 700 m dans les Bauges ( sur terrain herbeux)

timing

8h en tout !!, dont 5h15 pour la montée.

personal comments

Olivier
Une boucle pleine d’ambiance, une lumière magnifique, une forêt canadienne. Belle journée même si le ski n’a pas été parfait : cette course nécessite une vraie sous-couche.

Pourtant ça avait mal commencé : 30mn pour trouver le chemin de départ, à essayer de traverser les barbelés, à botter (neige humide dans le brouillard ) .
Puis on suit le chemin dans la forêt, qui monte raide : trace dure pour Bubu.

Vers 1250m, il faut absolument trouver le balisage sur les arbres pour suivre le sentier. On le suit, à ski puis skis à la main (bah oui, il y a des petites barres rocheuses à passer, et puis on est en pleine forêt). Au bout d’une heure, on se rend compte qu’on est trop haut sur la croupe à droite du vallon, donc petite traversée dans des blocs pour rejoindre le vallon, toujours skis à la main. On peut chausser pour les derniers 300m. Arrivée superbe au sommet au milieu de petits pins givrés.
Conclusion unanime : il ne faut PAS redescendre par l’itinéraire de montée si on veut skier : ça tombe bien on a prévu une boucle.

Descente superbe en haut (malgré un soleil et un gros trou dans la semelle pour Pierric).
Puis traversée un peu tendue avant de descendre dans la combe superbe et qui semble la plus directe pour rejoindre la piste de retour. La neige est bonne mais on touche, ce qui empêche de se lâcher. Il y a bien 50m de végétation mais ça devrait passer facile : grossière erreur. Il faut déchausser et jouer au sanglier corse pour traverser ce passage.

Enfin encore quelques pâturages, un sentier raide (où on touche aussi...), puis une route « pousse bâtons » ramène à la voiture.

En conclusion, nous ne savons toujours pas dans quelle catégorie classer cette course ? Bubunerie ou shahshahannerie : je laisse le soin à Bubu de nous éclairer sur ce point déterminant.

Bubu
Sur ce coup là, ne connaissant pas le coin et la course n'étant pas de mon initiative (mais la veille je trouvais que c'était une bonne idée) mais sur celle d'Olivier avec l'aide du Toponeige, j'opterais pour la shahshahannerie de 1ère espèce, Fab ne m'aurait pas déménti :-)

Ben ouais, dans Belledonne je prévoyais risque 4 à 2500m ou pas de sous couche ou départ à 800m, et il était intéressant de profiter de 30cm à 800m (ça n'arrivera surement plus de l'hiver, mais il n'y avait pas de risque 4 en Belledonne).
Mais si la neige de début novembre a fondu à cause des redoux, les arcosses ont quant à elles grandi de 50 à 120cm grace à la canicule (mesures issues des stations xylôses)... Forcément, avec les branches alourdies par la neige, on n'avance pas vite dès que l'on quitte les chemins de débardages. Heureusement que les balisages sur les arbres étaient visibles !
Le topo indique le passage d'une barre nécessitant un déchaussage à la montée et un saut à la descente, mais avec 60cm de neige c'est 100m de dénivellé à pied dans la "trouée" du sentier raide et tortueux, je ne sais pas comment c'est avec 1m de plus ! Avant la Combe de l'Ilette, j'ai perdu les balises, je monte au plus dégagé, mais il fallait faire une traversée dans la forêt, pas vue ! Pas grave, on a joué aux chamois en laissant une trace erratique à la recherche du meilleur passage vers le soleil.

En récompense, le petit paradis suspendu de l'Ilette, le superbe panorama sur les Bauges, et la bonne descente jusqu'au fond de la combe, si on ne fonce pas sur les cailloux ;-)
Encore un peu de brassage à pied pour passer la brèche et trouver le passage vers la traversée. Traversée au pied de la falaise, petite ambiance. Puis un chamois passe devant moi. Une dizaine d'autres montent dans les barres au-dessus, à 10m de nous. Un jeune brasse et met 2mn à se sortir de la neige pour monter sur les rochers, heureusment que ce n'est pas le plein hiver et que la nourriture est encore accessible. Tiens d'ailleurs, pourquoi ne sont-ils pas au soleil à cet heure-là, on est en E ici... Ah je vois: ils n'ont volontairement pas brouté cet été la pente que l'on doit rejoindre, pour que la neige glisse facilement et pour qu'ils puissent la brouter l'hiver... Mais la pente est à MOITIÉ partie, et il y a encore quelques ares au-dessus ayant juste glissé un peu, plus d'ancrage à part l'herbe. Nous sommes encore au dessus d'une barre et les plaques sont parties juste après la fin de la barre, nous sommes obligés de traverser tout ça pour rejoindre des pentes saines... Après quelques secondes d'hésitation, je me lance en essayant de traverser le plus haut possible (en me disant que j'ai plus de chance d'être au sommet de la plaque si elle partait), mais je descends trop et je me retrouve sur l'herbe et les rochers entre 2 plaques. Je dois ensuite monter sur une plaque qui a glissé et s'est soulevé au centre comme un pli de tapi, avec une grosse fissure dans la ligne de pente en prime... En fait, ces plaques font des dizaines de tonnes, se sont déjà bien détendues ce matin au soleil et se sont reposées à l'ombre depuis, elles ne sentent même pas mes 80kg tout compris et semblent stables (en plus la pente n'est même pas à 35°), gentilles gentilles :-) Les autres (Olivier et Pierric, pas les plaques !) me rejoignent en privilégiant la neige.
Nous nous sommes fait un peu peur avec cette pente trop herbeuse, mais évidemment 50m à côté c'est plein de cailloux, et ça touche... Je ne sais pas si mes skis cailloux avec 7cm de carres en moins réparés au fart vont survivre... En n'allant pas trop vite et un peu en arrière ça frotte juste les talons, ça va.
Ca va, mais où ? Ben, vers cette "petite" barrière d'arcosses au dessus du chalet Chaffard. Il faudra réviser nos notions de dimensions en arcosses: quand il s'agit d'arcosses, 5m à traverser c'est déjà grand. Ici, il y en a 100m. Bon, ben c'est parti... Au bout de 20m, Olivier déchausse, à 30m c'est mon tour, ça passe mieux qu'à ski sans trop brasser (neige légère). Seul Pierric sauve l'honneur en traversant tout à ski. Il faudra organiser une sortie dans un lieu adéquate pour lui remettre la couronne d'arcosse qu'il mérite tant :-)
En dessous, moins de cailloux, mais il faut viser les zones d'accumulation. Puis un chemin de débardage trop raide, j'ai essayé la sorcière pour épargner les semelles (moins de poids sur les skis, pas mal en fait). Puis une piste forestière trop plate, heureusement que j'ai farté la veille, permettant en traçant de distancer Olivier et Pierric, qui ne sont pas mécontents que je passe en premier pour secouer les branches chargées de neige.

Ce samedi, ce fut un recyclage forêt - arcosses, mais de bons souvenirs et pas mécontent de cette sortie, retour à 750m à ski un 29 novembre, ça va encore...

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