Pics de Clarabide : Éperon N du Pic Oriental et traversée E>>W
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activities

quality: medium

Rating

AD     II 

heights

elevation_max: 3020 m

elevation_access: 1228 m

height_diff_up: 1800 m

participants

mitch31, Bruno

timing

3h30 pour l'éperon en prenant son temps

personal comments

Ah, cet éperon ! Dans mon livre de chevet, c’est la course n°32, juste avant la crête de la Mourelle.
Mais pourquoi y a-t-il si peu de comptes-rendus sur cette course ? Et bien, nous sommes partis pour éclaircir ce mystère.
Nous sommes montés au lac des Clarabide pour bivouaquer. Il y a de beaux emplacements de bivouac avec vue imprenable sur les pics des Clarabide. Nous avions que les duvets mais la nuit n’a pas été trop fraîche. Après une nuit à admirer les étoiles filantes, nous avons entamé l’escalade au petit matin. Vingt minutes depuis notre bivouac.
Un friend coincé dans des rochers blancs nous indique que nous sommes au bon endroit. Nous abordons l’éperon sur le côté droit. Une succession de rampes, de courts dièdres et de rochers brisés nous amène deux cents mètres plus haut. Cependant l’herbe est présente à chaque passage et je commence à comprendre pourquoi cet éperon est si peu visité. Les grimpeurs falaisistes trouveront que c’est une grosse bouse et les montagnards trouveront que c’est trop exposé. En effet, l’éperon est assez raide et les possibilités d’assurance sont rares. Il faudrait penser à désherber.
Le soleil commence à nous réchauffer lorsque nous venons buter sur un ressaut rougeâtre. Là, il y a deux possibilités : soit à gauche dans un dièdre caractéristique comme diraient les topos ( voir le compte- rendu d’une autre ascension ) soit passer à gauche. Nous avons choisi la deuxième option et nous nous sommes retrouvés sur le côté droit de l’éperon. Une courte cheminée nous ramène dans des rochers francs. L’escalade devient plus plaisante et moins exposée. Une cheminée plus raide nous fait parvenir à une petite arête aérienne. La fin de l’escalade se déroule dans des schistes.
Le rocher est dans l’ensemble correct mais il ne faut pas oublier de tester les prises. Une grande partie de l’escalade peut se faire en corde tendue si on est sûr de soi. Il y a du II avec quelques courts passages de III sup.
Contents de cette première partie, nous nous engageons dans la traversée des arêtes. Nous passons les trois pointes des Clarabide. A partir de là, changement de décor. Nous descendons au sud dans des schistes pourris. Aïe, aïe, aïe, c’est nettement moins beau mais nous continuons. Le moral est au top. Nous arrivons à la pointe suivante et les schistes font place à un rocher blanc. Et là, surprise, ce rocher est très sournois. Il se casse facilement. Nous devons descendre au sud dans un couloir raide rempli de cailloux. Pourquoi ? Nous allons rapidement le comprendre. Impossible d’être sûr d’une prise. Nous avons le choix soit de tomber côté français deux cents mètres plus bas dans le lac des Clarabide sans toucher le rocher, soit de dégringoler le couloir versant Espagnol. Le moral est au plus bas et on décide faire demi-tour avant un accident. En remontant je fais partir une prise de pied qui passe à quelques centimètres de mon compagnon. Pas de regret.
En résumé, l’éperon vaut bien une visite mais la traversée est à déconseiller.

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