Ben Nevis : Fawlty Towers
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Licence

General

activities

frequentation: quiet

quality: medium

Location

Rating

AD-     II 

heights

elevation_max: 900 m

participants

Rozenn, Le Nanard de PdeC à Manivelle, Pascal, PierreLo

weather and conditions


Un itinéraire essentiellement neigeux ce jour (croûte pour l'essentiel portante), quelques courts passages en glace. Des touffes d'herbes émergent par endroit.

timing

Dans la voie : environ 2h45, sans courir, en tirant des longueurs.

personal comments

[La belle (…) journée de la veille est maintenant en texte, en plus d'être en images]

Le réveil n’a pas encore sonné mais, en bon copain, Nanard égraine les minutes à l’oreille de PierreLo qui, en bougonnant, tente de grappiller encore un peu de rêve. Le Nanard, lui, s'en fout. Comme tous les vendredi matin du Ben, il reste au pieu.

Ce matin, il est fait enfin beau. Ou plus rigoureusement, il fait un temps conforme aux canons locaux. Pour preuve, on aperçoit déjà une ribambelle d’écossais monter depuis la Vallée. Scottie, la mascotte du Scottish Mountaineering Club s’agite. La laisser seule avec Le Nanard nous inquiète. Nous décidons de l’emmener prendre l’air.

Dehors, nous découvrons avec surprise qu’il a neigé une dizaine de centimètres pendant la nuit. Il a fait froid. Le transport du vent a fait son œuvre. La pente d’accès est à nouveau chargée, plus d’une quarantaine de centimètres posés sur une sous-couche d’averses de grésil de la veille. Nous avançons à pas feutrés.

Deux anglais débarquent. Ils nous demandent où est l’attaque de Tower Ridge. Sur l’autre versant, les amis ! Nous leur suggérons la variante dans 1934 Route, que nous ne connaissons cependant pas (l'avantage de donner des conseils c'est qu'on éviter d'aller vérifier soit-même)

Nous promenons Scottie dans un gracieux couloir goulotté. Il se nourrit de touffes d’herbes qui émergent de la croûte. La chose s’avale assez rapidement et, fait notable, sans aucune avarie matériel – cela étant, compte tenu de la casse et de la perte qui ont amputé notre stock, il y avait peu à risquer.

De retour au refuge, le Nanard nous concocte une omelette au fromage et au lard. Les efforts de la matinée ont été maigres : nous n’avons pas suffisamment d’appétit pour finir tous les restes de bouffe (qui gère trop la pénurie, se retrouve avec des excédents). Notre générosité est à la mesure de notre flemme : nous remplissons un sac de friandises à l’attention de Paulo et Ritchie. Nous faisons la vaisselle de nos « amis » anglais, des charmant garçons dont la mission doit être de cultiver l’animosité que les écossais ont envers eux. Il faut reconnaître qu’ils sont drôlement efficaces. Il aura ainsi fallu, la veille au soir, que Chéri-chéri face le vieux frenchie ronchon pour que à 22h30, dans un dortoir éteint depuis belle lurette, ils daignent cesser de visionner avec les hauts parleurs un film sur leur ordinateur portable (…). Nous passons un coup sur les chiottes, empaquetons nos poubelles et plions bagage(s). Les sacs encastrés les uns sur les autres nous donnent des allures de tortues qui copulent.

Le temps se gâte. Nous quittons le refuge sous les coups de fouet du grésil – j’en garderai en souvenir les yeux rouges pendant plusieurs jours. A la neige succède la pluie, puis seulement le vent, qui fait office de séchoir. Nous agglutinons nos énormes sacs sur le North Face Car Park. J’appelle un taxi. En attendant, nous buvons du sirop de grenouille. Les arbres sont trop peu feuillus pour trouver un quelconque abri. Nous prenons une grosse rincée en pensant que l’averse va vite cesser et que notre chauffeur va arriver d’un instant à l’autre.
Ni l’un, ni l’autre.
Au bout d’une demi-heure, je rappelle le taxi en grelottant. Le type me répond très calmement qu’il ne vient pas. « Comment ça il vient pas ? Ca lui aurait frelaté le whisky de nous rappeler pour nous prévenir ?!! ». Il y a eu un accident. La circulation sur la route, m’explique-t-il, est totalement interrompue. Bonne journée. Au revoir. Merci. Plan B : appeler un autre taxi. Ah… Zut… Les deux numéros que j’ai notés ne répondent pas. Plan B’. Chercher sur internet d’autres numéros de taxi. La morve au nez et grelottante, je tente sans succès de me connecter. Ah… Zut… Nous marchons jusqu’à la route. Ca réchauffe, ça fait passer le temps et ça nous rapproche. Je réessaye. Sans résultat. J’ai les doigts gourds et tout blancs. D’autres plus en formes n’y parviennent pas non plus. « Quelqu’un peut essayer avec son téléphone ? ». Un ange passe… RoroTourOperator n’avait pas précisé dans les consignes aux voyageurs de prendre son téléphone portable.

Il me reste un neurone au bord de l'agonie. Je pense à Alan. J’appelle. Sa crème de femme me dit qu’il n’y a aucun problème, qu’Alan va descendre. Nous reprenons des couleurs, tout en restant 10 minutes sous le crachin. Sue rappelle. La route est toujours coupée. Nous n’avons qu’à marcher, Alan nous attendra au rond point. Et il est about combien le round about ? Elle essaie de traduire les miles en kilomètres. Trois, pense-t-elle.

Les grosses aux pieds et le dos vouté par les kilos mouillés- qui pèsent plus lourd que les kilos secs - nous arpentons le bitume sous la pluie au pas de course. Au rond point, les bobbies font la circulation. Nulle trace d’Alan. Je l’appelle. Il était parti faire une course, il arrive. Effectivement, 5mn plus tard il fait le tour du rond et… disparaît. C'est interminable ce retour, bordel!!! Nous finirons par le retrouver, garé plus loin. Il nous dépose à notre gite. Le Nanard, en bon copain mais vieux filou, essaye de refourguer discrètement dans le coffre de son 4x4 son bâton de marche qu’il a cassé. Mais Alan, en type réglo lui coure après pour lui dire qu’il a perdu quelque chose. Le Nanard se déséspère de ces gens honnêtes...

A l’heure de l’apéro, nous nous effondrons enfin tous les quatre dans notre chambre familiale. En un instant la pièce s’embaume d’une odeur de crasse humide. Je préempte la douche, avant même que mes compagnons n’aient repéré son existence. Sous le jet d’eau salvateur, je me requinque. Les morpions peuvent dire adieu à leurs 6 jours de vacances. Quelques pintes de bière et tout sera de nouveau fonctionnel.

PS : A noter que Chéri-chéri n'aura pas demandé petit-déjeuner au Doliprane comme l'an dernier :

Pour ceux que ça amuse, toutes les vidéos du Ben sont là : https://vimeo.com/home/myvideos

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