Skiturer i Norge til Påske, J7 : Høgstolen, en boucle par les lacs du Brekkevatnet, du Kyrfonnsdalvatnet et du Bjornevatnet
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Skiturer i Norge til Påske, J7 : Høgstolen, en boucle par les lacs du Brekkevatnet, du Kyrfonnsdalvatnet et du Bjornevatnet
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General

activities

frequentation: quiet

condition_rating: good

quality: medium

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Location

Rating

PD+

heights

elevation_max: 1768 m

elevation_access: 130 m

height_diff: +1750 m / -1750 m

length_total: 13.376 km

snow

elevation_up_snow: 130 m

elevation_down_snow: 130 m

glacier_rating: easy

participants

BertrandSemelet, François Renard, Agnès et ses deux frangins + l'élite du CAF Paris au grand complet sous la houlette de François : Bruno, Jean-Marc, Laurent, Pierre et Anne-Françoise, rien que des skieurs hors-pairs avec 3 poumons chacun...

weather and conditions


Beau (mais oui !), se voilant sensiblement en fin de matinée. Frais sans plus, vent faible.


Bon enneigement dès le départ à 130m (!), neige de printemps bien regelée le matin mais inhabituellement pourrie l'après-midi dans la forêt jusqu'à 600m, plus meuble au delà de 1000m avec une bonne quantité de fraîche accumulée dans la raide pente du haut mais sur un manteau d'allure saine. Très bon ski sur 80% du parcours, franchement pénible sur le bas avec une zone de ski nautique entre les buissons dont Anne-Françoise gardera un souvenir ému après un plongeon la tête la première entre 2 racines !

timing

8h - 15h

hut_comment

Hytter extra pour 30 EUR pp au [url=http://www.andalsnes-camping.com/engelsk_innledning.html]camping d'Andalsnes[/url]. Genre d'[url=http://www.gjestebu.no/]auberge de Jeunesse[/url] à Lillehammer ou nous avons passé la dernière nuit, très pratique car à seulement 2h de route de l'aéroport d'Oslo où nous avions notre vol de retour le dimanche matin.

personal comments

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, en tous cas le vendredi 13 doit apparemment porter chance au nord du 60° parallèle : alors qu'il avait fallu consacrer une partie de la journée d'hier au Troll-shopping dans la boutique de souvenirs de Geiranger après avoir été humer le brouillard du Dalsnibba, ce dernier jour sur la cote sera la 2ème apothéose du séjour après les 2400m de l'avant-veille.

Le moral au réveil matinal de 6h00 est pourtant vite morose : il pleut, pour changer. Quel pays de m... sont-ils quelques uns à penser. Mais pourquoi est-ce qu'on s'entête à y revenir ? Bon, nous avons de toutes façons réservé au camping d'Andalsnes le soir même, donc autant aller voir. D'ailleurs dès les premiers lacets du col qui nous ramènera au ferry d'Eidsdal, les choses s'améliorent : il neige. "Limite des chutes de neige à 100m d'altitude" aurait pu dire MétéoSuisse. Mais tout cela n'est qu'un leurre destiné à tester notre motivation : 1ère éclaircie dans le Ferry déjà. De l'autre coté du Fjord, les nuages s'effilochent. Et au départ, sitôt garés nos 3 chars après quelques manoeuvres aventureuses sur une route non dégagée, on peut même parler de grand beau temps. Celui-ci existe donc bien en Norvège.

La boucle imaginée sur le légendaire (sic...) Hogstolen ne pouvait évidemment sortir que de l'imagination fertile de François. Inutile de chercher le moindre topo sur ce sommet, vous ne trouverez rien. Seul un coup d'oeil exercé sur la carte permet de repérer un interminable cheminement à travers bois, lacs et calotte glaciaire menant à cette grosse bosse dominant l'Eidsdalfjord de près de 1800m. Je joue un peu les rabats-joie en annonçant , en sus des 1750 m de montée, 13 kms de distance linéaire (dans chaque sens, bien sûr !) dûment mesurée au GPS. Une manip dont je suis d'ailleurs fier, photo de la carte fraichement achetée + calibrage via Ozi explorer et transfert sur l'Iphone via CompeGPS...enfin passons.

Rien ne tempère pourtant l'enthousiasme des troupes et le sprint final est lancé quasiment dès le départ par nos amis parisiens. Inquiets comme tout un chacun de voir naturellement la fenêtre météo se refermer aussi vite qu'elle s'est ouverte. Car il y avait bien sûr une mauvaise langue pour jouer d'emblée les oiseaux de mauvais augure. "Pfff, s'il fait beau maintenant, c'est déjà rapé pour le sommet, comme ça change toutes les 2 heures on y arrivera en plein caca comme d'habitude...". Qui a dit ça ? J'ai ma petite idée...

Au final les 2 traînards habituels du groupe (les Bernois, évidemment, on a une réputation à défendre) s'époumoneront inutilement à essayer de suivre (en vain, disons le clairement) le trio infernal de traceurs franciliens. Avantage : arrivés au pied de la raide pente sommitale sur laquelle on pouvait avoir quelques inquiétudes, elle a déjà été abondamment déminée par les passages précédents. Inconvénients : à chaque pause, en l'occurrence au début de chaque lac, il suffit d'arriver en murmurant - entre deux halètements - de vagues excuses quant au retard pris pour voir l'équipe de tête entamer aussitôt à Mach 2 les kilomètres de traversée dudit lac. Et rebelote au suivant.

Sauf à ressentir une profonde allergie aux longues zones de ski de fond, le paysage est de toute beauté.Forêt de de petits bouleaux léchés par le soleil rasant, lac n°1 (Brekkevatnet), verrou, lac n°2 (Kyrfonndalvatnet, la complexité lexicale augmente avec l'altitude), petite cabane de pécheurs enterrée sous 2 mètres de neige (à 900m d'altitude...), verrou bis, lac n°3 (ouf, anonyme), petit vallon intime, grande pente raide pour se convaincre de faire vraiment du ski de rando sérieux et pas juste une longue promenade (horreur !)...Et pour finir, la cerise sur le gâteau sous forme d'une vaste épaule glaciaire dominant une nouvelle fois un océan de cimes anonymes (ou au nom imprononçable !) de tous cotés. Là encore l'oeil y cherche en vain la moindre trace d'aménagement humain. Bref tout ce que notre petit groupe de sauvages asociaux adore.

Les Bernois sont au sommet la langue pendante moins d'1/2 heures après les premiers, fiers de leur performance. Les frangins genevois sont tout émoustillés d'approcher des 10.000 m de dénivelé sur le séjour à 2 semaines de la PDG. Les Parisiens ont le nez dans la carte pour dénicher une astucieuse descente alternative par un 4ème lac qui limitera (un peu...) les longues sections "nordiques" du bas. La descente permet de godiller facilement dans la poudreuse jusqu'à l'entrée de la forêt ou presque, mais tout a un prix, en l'occurrence le soleil radieux qui a fini par pourrir complètement la neige entre les arbres. Une combinaison boarder-cross / ski nautique entre les buissons qui permettra à chacun de tester la solidité de ses ligaments croisés...Même le comité d'accueil est au rendez-vous : le couple de propriétaires du chalet devant lequel nous avions laissé la voiture a fait une improbable apparition. Et n'apprécie pas outre mesure notre comportement cavalier. Le dialogue est celà dit vite limité puisque - chose impensable ici - ils ne parlent que Norvégien. Et que j'ai comme par hasard, la fatigue aidant, subitement tout oublié de mes rudiments. "Unskylld, jeg snakker bare litt Nork..."

Bref nous prenons le large sans demander notre reste. Pique-nique romantique par 5°au bord du fjord alors que le ciel s'est recouvert et qu'une petite bise aigre vient nous rappeler que nous sommes bien en Norvège, au cas où on l'aurait oublié. Puis cap sur le camping d'Andalsnes (tout à fait recommandable lui aussi), dernières courses du séjour histoire de vite récupérer les calories brûlées par une nième orgie de spécialités locales.

[u]Epilogue :[/u] Le lendemain matin il neige (cette fois-ci jusqu'au bord de la mer, le vent a dû tourner au nord...) et les sommets avoisinants repérés fiévreusement la veille autour du dernier pastis sont noyés dans le brouillard et bien blanchis. Les groupe se scinde alors en deux : les puristes partent chercher le soleil et ce qui reste de neige à l'intérieur des terres, Cédric, Agnès et moi préférons rejoindre directement Lillehammer ou le soleil brille et l'air est d'une douceur printanière. Nous remplirons l'après-midi par un long trail aventureux sur les hauts de la ville, de magnifiques forêts ondulantes remplies de sentiers parfaits pour trotter mais qui sont hélas recouverts de neige verglacée dès 400m d'altitude. Heureusement que la propriétaire de l'AJ se lamentait d'un hiver inhabituellement avare de neige...Les coureurs norvégiens doivent sans doute clouter leur chaussures en dehors de juillet-août ! Finalement on n'est pas si mal en Suisse. Et les 2 beau-frérôts ont atteint les 10.000m sur le séjour, la PDG aurait dû être dans la poche...mais ceci est une autre histoire !

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