Skiturer i Norge til Påske, J5bis :la grande traverseé du Sætertverfjellet
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frequentation: quiet

condition_rating: good

quality: medium

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heights

elevation min/max : 598 m / 1706 m

elevation_access: 630 m

height_diff: +1300 m / -1300 m

length_total: 14.047 km

snow

elevation_up_snow: 630 m

elevation_down_snow: 630 m

participants

BertrandSemelet, François Renard, Agnès et ses 2 frérôts + la fine fleur du CAF Ile de France sous la houlette de François : Pierre, Bruno, Anne-Françoise, Laurent, Jean-Marc

weather and conditions


Couvert au départ, se bouchant même temporairement avec quelques flocons en cours de montée, puis magnifiques éclaircies sur la traversées des dômes sommitaux et durant la descente. Moralité, il faut savoir insister (merci les Parisiens, moi j'aurai fait 1/2 tour au lac du bas...). Plutôt doux, vent faible.


Enneigement abondant tout du long, déjà 80cm au départ à 630m. Substrat de neige tassée un peu mouillée en superficie, puis recouverte de 10-20cm de poudreuse récente au dessus de 1000m, restée froide à la montée et dans les zones peu raides. Les ressauts > 35° de la descente en face W étaient par contre méchamment cartonnés (mais pas trop longs). Risque 2 annoncé, manteau d'allure saine, pas de signe suspect décelé.

timing

13h30 - 18h30

access_comment

Geiranger n'est accessible l'hiver QUE par le ferry Linge - Eidsdal et l'Eidsvatnet.

hut_comment

Excellent accueil et Hytter tout confort au [url=http://www.grande-hytteutleige.no/]"Camping Grande"[/url] de Geiranger (30 EUR pp la nuit) dont la patron est étonnamment expansif pour un Norvégien et connaît un peu les bons plans à ski dans la région. Petite épicerie au village, ainsi qu'une belle boutique de souvenirs d'où vous ramènerez de magnifiques specimens de Trolls artisanaux.

personal comments

Les montagnes côtières de Norvège ont leurs avantages et leurs inconvénients : la météo est certes loin de faire l'unanimité et les semaines de type Engadine ou Briançonnais doivent s'y compter sur les doigts d'une main chaque année (bissextile, diront les mauvaises langues...), MAIS au printemps on peut par contre y skier un peu à n'importe quelle heure vu la longueur des jours et la faible hauteur du soleil qui ne parvient jamais vraiment à pourrir la neige. Les montagnards motivés auront vite compris le message : plutôt que de ranger les skis dans le coffre à midi comme à Pâques sous nos latitudes, il suffit de reprendre la carte, de jeter un coup d'oeil de l'autre coté de la vallée, de repérer d'un œil affûté une improbable traversée au milieu d'une forêt de noms imprononçables, et de vendre aux éléments dubitatifs du groupe une "petite balade juste pour aller voir". Exercice dans lequel notre ami François est passé maître...

Après les 1100m somme toute bien agréables du matin sur le Tretindanibba, nous rechaussons donc les skis au col dominant le camping de Geiranger sur les coups de 13h30. Le pique-nique assis par terre sur le parking a été bref et frugal, nos amis franciliens ayant rapidement fait comprendre à leurs camarades helvétiques que la journée n'était pas terminée (en fait elle ne faisait que commencer...mais on ne le savait pas encore à ce moment là !). Le ciel s'est évidemment rebouché mais il est encore un peu tôt pour l'apéro et les achats de trolls en papier-maché au magasin de souvenirs pourront attendre le lendemain (annoncé franchement pourri). Pas de pression de résultat, on a déjà un sommet en poche pour la journée, une petite balade jusqu'au lac (et plus si affinités...) permettra de tuer le temps (et puis reconnaissons qu'en basse saison à Geiranger, à fortiori sous un ciel bouché, une riche vie intérieure est nécessaire ! Et ma guitare était restée à Berne...).

Quelques kms plus ou moins plats plus tard, le petit groupe de traceurs est arrêté au bord du lac alors que le plafond nuageux commence à s'abaisser. Mais comme dans tous les cours de ski dignes de ce nom, sitôt les derniers arrivés la langue pendante, les premiers sont évidemment repartis avant toute ébauche de débat. Pas le temps de se poser des questions, les deux petits points noirs de tête sont raidpement de plus en plus loin devant nous, ouvrant une belle tranchée en zigzags dans une pente redressée qui semble vouloir se noyer dans le brouillard. L'écart se creuse inexorablement, d'autant que la neige mouillée botte de façon quasi surréaliste sous mes p*n de peaux BD. "Au moins j'aurai une excuse...mais bordel, ils ne s'arrêtent donc jamais, ces bourrins...comment peut-on avoir une forme pareille en vivant à Paris ? Bon faut vraiment que je trouve de la crème pour les mains (le meilleur antibott qui soit) à l'épicerie de Geiranger ce soir !"

Tout a bien sûr une fin. La pente : regroupement à 1600m sur un replat, juste sous le dôme sommital (enfin le 1er d'une longue série...). Les nuages : le ciel s'ouvre comme par enchantement. Ma mauvaise humeur : qu'est-ce que c'est beau...qu'est-ce qu'on est bien là...qu'est-ce qu'on a eu raison d'insister...Car la suite sera véritablement l'apothéose du séjour : un dôme après l'autre comme dans un rêve, des montagnes à l'infini sous la douce lumière déclinante, le fjord qui ne tardera pas à apparaître 1600m sous nos pieds, je ne regarde plus la carte, on suit sans réfléchir en se disant (presque !) "ah si cela pourrait durer éternellement..." malgré les bientôt 2400m de montée au compteur du jour...Pt 1700m - Pt 1524m - Pt 1688m...nous sommes désormais sur le Sætertverfjellet dont le nom imprononçable ne lui évitera pas d'entrer au panthéon de nos aventures nordiques 2012.

François et Pierre avaient - évidemment - repéré soigneusement du bas une descente alternative évitant de retraverser à l'envers tous les dômes et les zones aplaties. La pente est parfois bien raide et la neige allègrement cartonnée, les skieurs "normaux" (en gros Agnès et moi...) n'y feront guère les malins d'autant que les rares nuages viendront évidemment se mettre devant le soleil aux moments les plus critiques, histoire de garantir un bon jour blanc. Quelques cris - dont on taira l'origine - viendront rajouter un peu d'ambiance et réveiller peut-être quelques ours encore en cours d'hibernation. Quelques mini coulées de neige mouillée sur le bas donneront même une touche un peu plus sérieuse à la descente. Enfin rien de bien méchant. Les derniers virages sur une jolie moquette, entre les arbustes rabougris dorés par la lumière du crépuscule, nous déposent comme par enchantement sur la piste de départ ou nos traces de quelques heures plus tôt semblent déjà appartenir à une autre histoire...

Moralité : le lendemain il neige, ce coup-ci il ne servira à rien d'insister. Mais les trolls "hand-made" du magasin de souvenirs, en tissu et papier-maché, sont superbes. Et l'épicerie vend même de la crème pour les mains. Moins efficace contre les sabots que la M-budget ou la Coop Prix Garantie de chez nous, c'est vrai. Mais enfin il faut savoir distinguer l'essentiel de l'accessoire.

Photos ici

La suite...

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