Aiguille de Triolet : Face N - voie Gréloz/Roch
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Licence

General

activities

frequentation: quiet

quality: medium

Rating

D     IV 

heights

elevation_max: 3870 m

elevation_access: 2771 m

height_diff: +1150 m / -1150 m

Access

lift_status: open

hut_status: open_non_guarded

participants

OCy, Raphael Auguste, Franck Auguste

weather and conditions


Beau temps froid, voile nuageux élevé présent le soir.


Neige cartonnée ou sans cohésion.
Glace ou neige dure.
Rocher bien déneigés.

timing

1h15mn Refuge d’Argentière >> Rimaye.
6h15mn Rimaye >> Col sup du Triolet 3767m.
Du Col sup du Triolet 3767m >> Col des Courtes 2h en passant par les petites Aig du Triolet.
Du Col des Courtes >> Skis déposés sur le Glacier 4h.
Partis à 4h du Refuge, retour vers 19h00. Total 15h de voyage.

personal comments

Arrivés la veille au refuge par le téléphérique des Grands Montets, nous ne sommes pas seul dans cette cave améliorée faisant office de hall d’entrée avec casiers multiples (en 1998), aménagés en refuge d’hiver froid, humide, et peu entretenu par les « voyageurs ». On peut même y trouver parfois quelques jolis cadeaux odorants laissés dans une caisse, près de la porte ou devant les WC, par des alpinistes sûrement trop pressés ou dérangés, mais peu scrupuleux.
Cela confère à ce lieu une ambiance assez particulière, accentuée par la présence de toutes ces faces nord imposantes et mythiques.
Bref, tout ceci pourrait créer une ambiance pesante, mais Raphaël aura toujours une petite phrase à sortir pour détendre l’atmosphère.
Le lendemain matin, direction la face Nord du Triolet, glissant à ski à la lumière de nos frontales sur ce glacier d’Argentières où les distances paraissent interminables.
Nous nous encordons pour passer une rimaye assez délicate, puis nous progresserons décordés, dans un déplacement de type « crabe », nous traverserons le bas de la face de gauche à droite, en passant par une goulotte encadrée par deux éperons caractéristiques.
Alors que le fin couloir le long du gros sérac dodu est en vue et la glace devenue cassante est de plus en plus présente, nous nous encordons de nouveau pour effectuer des longueurs sous la direction de Franck. Raphaël assurera son frère aîné pendant que j’essaye de prendre quelques photos.
Pas facile la vie de petit photographe (par comparaison de taille, je suis le nain de ces hauts lieux) attitré de la famille Auguste, pas vraiment au complet, cette fois-ci, Jean Michel n’étant pas là.
Bref, Franck ne traina pas beaucoup sous ce frigo branlant, nous amenant sur la terrasse moins pentue du glacier suspendu où nous prendrons la décision de continuer décordé après une belle rimaye en tirant davantage sur la droite pour sortir au col en demi lune du Triolet.
Là haut, tout est bien beau, mais l’heure tourne et le sommet (à 100m en dénivelé) si proche nous parait définitivement hors de porté si nous ne voulons pas passer la nuit dehors.
Il reste encore à traverser les petites Aiguilles du Triolet, en rocher terreux et croulant du côté ensoleillé italien.
Dans ce terrain, la corde semble parfois être plus un danger qu’une sécurité. Elle décroche tous ce qui ne tient plus pour finir sur l’individu qui y est attaché.
Seul la chance permet parfois de ne pas revenir dans une machine volante accompagnée de ces hommes toujours aussi attentionné à qui l’on doit beaucoup.
Une courte pause sera la bienvenue avant la descente du col. Cela fait un moment, que nous avançons et la descente ne parait pas aussi facile que prévu. Nous trouverons deux broches pour tirer deux rappels depuis le col, sur cette glace noire peu propice à la désescalade.
Puis désencordés, nous descendrons à reculons dans une neige ressemblant à du gros sel posé sur un fond dur. Les 2 rimayes bien ouvertes furent franchit avec un rappel.
Lorsque nous avons rejoint les skis, la nuit tombait alors. Bien fatigué, nous sommes descendu au refuge pour repasser une autre nuit imprévue. Franck avait encore quelques graines et le saucisson de Raphaël sauva la courte soirée.
Le lendemain, arrivé au parking sans problème. Sauf pour ma voiture ! Avec la chaleur, la glace sous les roues avait fondu et la voiture était encastrée dans des trous, prisonnière, comme nous, sur le parking des Grands Montets.
Mais comme on était pas vraiment résolu à attendre le dégel, une dépanneuse nous sortie des trous et nous permis d’aller boire un coup enfin sereins mais fourbus.

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