Skiturer i Norge til Påske, J4 : Kolåstinden
{{ '2012-04-10' | amDateFormat:"dddd Do MMMM YYYY" }}

Skiturer i Norge til Påske, J4 : Kolåstinden
{{ '2012-04-10' | amDateFormat:"dddd Do MMMM YYYY" }}

Elevation profile

Application mobile

View and save your outputs directly on the field using the Camptocamp mobile application.

Licence

General

activities

frequentation: some

condition_rating: good

quality: medium

Download track as

Rating

AD-

heights

elevation min/max : 4813 m / 5725 m

elevation_access: 350 m

height_diff: +1050 m / -1050 m

length_total: 5.691 km

Access

access_condition: cleared

snow

elevation_up_snow: 350 m

elevation_down_snow: 350 m

participants

BertrandSemelet, Agnès + ses deux frangins Cédric et Francis

weather and conditions


Grand beau le matin tôt, se voilant rapidement dès 10h, abaissement progressif du plafond nuageaux et dans le brouillard et la neige dès 11h. Grr...


Enneigement important dès le départ, 50cm à 350m. Neige croûtée jusqu'à 800m, restée meuble au dessus, grosses accumulations de part et d'autre la brèche d'accès au glacier ainsi que sur le glacier lui-même, mais manteau d'allure saine, aucun signe suspect détecté.

hut_comment

Hytter tout confort au [url=http://www.orstacamping.no/]camping d'Ørsta[/url], 30 EUR pp la nuit avec 2 chambres séparées, cuisine, sdb, écran plat, wifi gratuit et tutti quanti. Attention à Pâques en Norvège, tout est quasiment fermé pendant 4 des 5 jours (samedi excepté) de jeudi à lundi.

personal comments

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas : autant la veille au Liahornet nous étions partis relax en début d'après-midi sans pression de résultat vu le ciel menaçant, autant là c'était l'euphorie dès le départ : pensez-donc, les DEUX sites météo norvégiens avaient annoncé une belle matinée (toute entière ! 5 heures de soleil !)...

Nous avions donc choisi la veille, entre pastis et sursild, de sauter sur l'occasion pour accrocher à notre palmarès la course reine de Sunnmmøre, le légendaire (enfin pour les Norvégiens...) Kolåstinden : ses 1432m d'altitude, ses pentes raides, son glacier crevassé (!), sa svelte pyramide rocheuse sommitale...voilà qui permettrait déjà de déclarer le séjour réussi après l'ascension du toit de la Scandinavie 3 jours plus tôt.

L'excitation est donc à son comble au réveil de 6h : le ciel de l'aube est EFFECTIVEMENT aussi dégagé que sur l'Engadine ou le Briançonnais 300 jours par an. Le P'dèj est avalé à la hâte, le hytter est poutzé en moins de deux, les 25kms de route expédiés à Mach 2, et nous sommes sur les skis à 7h40. Les petits doutes quant aux conditions sont vite balayés : des dizaines de traces s'engagent dans le vallon de départ. Bref c'est dans la poche avant même d'avoir donné les premiers coups de spatule...

Comme on a le temps, Francis nous offre un petit détour ensoleillé par la gauche, évitant l'ombre froide du fond de vallon. Moyennant juste une minuscule redescente de 80m. Grand seigneurs, nous ne sommes pas à ça près . On a finalement bien fait, ce mini détour permettra les seules photos ensoleillées de la journée. Car bien sûr au loin vers le SE le ciel a déjà un peu changé de couleur. SE c'est la terre, l'air froid et sec du continent, ici le mauvais vient de la mer, c'est logique et bien connu, pas de quoi s'affoler...ben le problème c'est que personne n'est venu enseigner à l'atmosphère locale cette règle de bon sens. Le ciel se voile à toute vitesse et nous abordons le passage raide sous la brèche dans un bon jour blanc. Comme par hasard plus une trace. Cédric part seul devant. D'en bas ça n'a pas l'air méchant...pourquoi passe-t-il son temps à s'arrêter...pourquoi met-il les couteaux...que diable fait-il à pied maintenant...

Il suffit de se rendre sur place pour comprendre : un bon 40°, du blanc partout, au dessus , en dessous, à droite et à gauche, 40cm de neige meuble sans fond. Chacun serre les fesses mais le manteau est une nouvelle fois assez sain et nous parvenons sans encombre à la brèche. Il commence à neiger...Francis, jamais découragé, trace à son tour seul devant sur le glacier mais il faut rapidement se rendre à l'évidence : sans visibilité et sans trace, hors de question de gravir les 100 derniers mètres donnant accès aux rochers du sommet. Conciliabule. "T'en penses-quoi, Bertrand ?" - "Qu'il faut se barrer d'ici pendant qu'on voit encore nos traces" - "Ah ben non alors, on va au moins se faire l'antécime 1338m là bas au fond" - "Le petit rocher insignifiant ? Bah si tu traces, je veux bien suivre à distance, si jamais on descendra avec le track-back du GPS. En plus on en a deux, ça permettra de comparer Etrex et Oregon..."

Moralité 1/2h plus tard nous redescendons dans le jour blanc sous la brèche, il neige de plus en plus, le vent s'est levé et on n'est pas fâchés de retrouver plein de traces dans les pentes plus douces sous les 1000m. Mais tous ne sont pas de cet avis là...apparition surréaliste au milieu de la tourmente naissante : un, puis DEUX petits groupes de Norvégiens (nos premiers du séjour)...en train de monter ! On les repère vite : matos de télémark et (gros) sac à dos années années 50, fuseau de ski et guêtres, 5 des 7 au total (je les ai recomptés plusieurs fois ayant du mal à y croire) sont mains nues...On papote un peu avec eux, apparemment vu le climat local la coutume est de partir sans regarder la météo ("always wrong") et de ne faire 1/2 tour qu'en cas de force majeure,"otherwise you never climb anything". On se sent tout petits. Et tout heureux d'habiter à Berne et Genève plutôt qu'à Ørsta...

La suite de la journée sera heureusement plus coopérative : il est encore tôt et nous en profitons pour musarder sur le chemin du fjord de Geiranger (notre CB pour les 3 jours suivants). Le soleil revient à point nommé pour visiter cette jolie petite ville reconstruite dans le style Art Nouveau / Jugenstil après un incendie il y a un siècle...nous accrochons au palmarès la colline surplombant la ville histoire d'arrondir le dénivelé (+150m !) et de savourer une excellente glace. Car il fait presque doux, désormais ! Il suffisait comme partout de quitter la montagne et d'aller sur la cote. Nous dénichons aussi la carte au 50.000ème de Geiranger (sans laquelle on n'irait pas bien loin vu la profusion d'itinéraires tracés que nous y rencontrerons...). Le temps de bourrer les derniers interstices libres de la voiture de sursild, gudbranddalost, wasa, et autre Kaviar au supermarché du coin, et nous reprenons la route en direction du dernier ferry.

Alesund - Geiranger sous le soleil, c'est vraiment tout ce que la Norvège peut offrir de plus attachant et qui fait qu'on a toujours envie d'y revenir malgré l'adversité : route tranquille s'insinuant au milieu des lac et des fjords (pas toujours facile de distinguer l'un de l'autre, il faudrait aller goûter l'eau...), sommets impressionnants droit au dessus, herbe verte et neige blanche jusque sur le rivage, petites maisons de poupée multicolores éparpillées un peu partout, lumière rasante pour mettre le tout en valeur, courtes traversées en bateau pour égayer le trajet. Bref nous arrivons au camping de Geiranger (bon, à nouveau sous la pluie...) bien rechargés moralement après le camouflet du matin. Le patron est tout sourire (normal, on est les seuls clients !). "Forecast is for more rain, but it changes quickly. In fact I guess you are very lucky...". Le fjord de Geiranger a beau être réputé le plus beau du pays et classé à l'Unesco, ses immenses parois tombant à pic sur le lac, noyées dans le brouillard, donnent pour l'instant une petite touche anxiogène à l'ambiance du lieu. Nous retrouvons avec plaisir nos amis Parisiens sous la houlette du mythique François R, avec lesquels des objectifs bien plus audacieux pourront être tentés dans les jours suivants...mais ceci est une autre histoire !

La suite...

Associated routes

Associated articles

Associated xreports

Comments

No thread yet?

Log in to post the first comment

No thread yet?

Log in to post the first comment

{{::post['created_at'] | amUtc | amLocal | amTimeAgo}}
  • en
  • it
  • es
  • eu
  • ca
  • de