Dôme du Goûter : Traversée Aiguille de Bionnassay >> Dôme du Goûter
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General

activities

frequentation: quiet

condition_rating: good

quality: medium

Rating

AD     IV 

heights

elevation_max: 4304 m

elevation_access: 1100 m

height_diff_up: 1100 m

Access

hut_status: open_non_guarded

snow

elevation_up_snow: 1500 m

elevation_down_snow: 1400 m

glacier_rating: easy

participants

OCy, Hervé Viollet

weather and conditions


Beau temps, vent fort 70km/h env au Dôme du Goûter.


Toutes les neiges furent rencontrées je pense, mais c’est juste dans mes souvenirs, alors …
Neige de Printemps et cartonnée, globalement.
Portage jusqu’à 5mn des Chalets de Miage à la montée. Soit vers 1500m.
A la Descente, plus de neige vers 1400m.

timing

Ref/aig 3h30mn, Aig/dôme 2h15mn, descente jusqu’à Bionnay 920m par l’Aiguille du Gôuter à ski en 7h.
6h de montée avec skis la veille de la Gruvaz 1100m jusqu'à Durier 3367m.

personal comments

Partis depuis La Gruvaz 1100m, nous mettrons 6 heures avec des skis d’approche pour rejoindre le refuge Durier en passant par le glacier de Miage et l’éperon des Lancherons. Pas trop de brassage, excepté dans l’éperon où la neige était sans cohésion.
Belle arrivée au soleil à Durier, (ma 1ère pour moi mais pas ma dernière !) On est seul au monde, et l’ambiance dans ce décor sera d’autant plus magique.
Hervé portera en lui un profond désir et de nombreux souvenirs pendant toute cette ascension.
Il s’était promis d’aller planter le piolet de son père décédé peu de temps avant sur le sommet de la Bionnassay et je souhaitais l’y aider.
Les skis d’approches chaussés pour les premières pentes au lever du jour, furent vite enlevés et dorénavant inutile jusqu’au Dôme du Goûter. Ils étaient devenu un fardeau superflu qui nous pèsera sur les épaules dans les parties techniques.
Nous avions rencontré beaucoup de neige croûtée jusqu’à l’approche de l’éperon final, qui nous semblait bien trop enneigé à notre goût.
Après un cours essai, nous nous sommes vite aperçu que le passage classique fut trop délicat ce jour, surtout avec les skis.
Mais Hervé avait plus d’un tour dans son sac déjà bien chargé. Il connaissait un passage en versant W. Nous avons traversé sur une quarantaine de mètres corde tendu dans un rocher mixte, pour rejoindre une goulotte (55° et plus) qui sort au petit collet au sommet de l’éperon.
La pente sous le sommet en neige soufflée dure fut vite avalée, mais nous savions que ce n’était pas encore fini. Heureusement, l’arête côté Sud Italien proposait de la transformée parfaite.
Hervé planta dans la fine arête aérienne du sommet le vieux piolet en bois avec lequel son père avait réalisé ses nombreuses courses dans ce massif. Laissant à jamais ce souvenir d’une activité d’alpiniste dans ce Val Montjoie.
Dans le devoir accompli nous sommes repartis ensemble, suivant l’arête peu cornichée et assez plate cette année, voûtés sous le poids des souvenirs, et du sac.
Arrivés au Dôme du Goûter, le vent soufflant assez fort, l’heure tardive, la fatigue et sans doute l’inquiétude d’une longue descente jusqu’à la voiture, ne nous avait pas trop incité à continuer jusqu’au sommet du Mont blanc.
Les skis rechaussés sur une neige bien carton, nous permis d’atteindre rapidement le refuge du Goûter. Le début de l’éperon en mixte fut descendu rapidement avec les câbles présents, puis nous fîmes une tentative de courte duré à ski dans une neige fabuleusement croûtée sur polenta dans le milieu de l’éperon.
Heureusement, sur le glacier de Bionnassay et ensuite, une moquette tip top nous permis d’atteindre la gare du Nid d’Aigle où le train ne nous attendait pas et le Tunnel fermé par d’énorme porte, nous contraint à passer sur le côté dans la falaise où un sentier étroit avait été taillé, nous donnant déjà un avant goût de l’exposition présente tout le long de la voie ferrée comblée par la neige, sur des pentes inclinées à 40° dominant le Glacier de Bionnassay, jusqu’au Col du Mont Lachat.
Il restait à descendre les pentes sud en neige pourrie ou liquide entre quelques coulées anciennes, descendant sur le Chalet de L’Are. Puis suivre le sentier déneigé par intermittence à partir de 1550m et rejoindre la route au hameau de Bionnassay à 1330m déserté l’hiver. Ce fut alors une longue descente jusqu’à Bionnay 950m sur le bitume, les pieds en feu dans nos coques plastique.
Et je ne sais toujours pas comment Hervé retrouva assez d’énergie pour aller chercher sa voiture garée à La Gruvaz et nous reconduire le soir même sur Grenoble.
Merci encore Hervé pour ce long voyage hivernal sur les arêtes de la Bionnassay qui resteront encore longtemps dans mes souvenirs.

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