Abruzzes J4 : Pizzo d'Intermesoli, par le Val Maone et le versant SE
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activities

frequentation: quiet

condition_rating: good

quality: medium

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3.2
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heights

elevation min/max : 3651 m / 4813 m

elevation_access: 1445 m

height_diff: +1400 m / -1400 m

length_total: 12.15 km

snow

elevation_up_snow: 1445 m

elevation_down_snow: 1445 m

participants

BertrandSemelet, Agnès et son grand-frère, Anne-Laure, Francine & Michel. Parité exemplaire : 50%/50% homme - femme, 50%/50% Suisse - France.

weather and conditions


Grand beau comme chaque jour ou presque, vent du N modéré mais froid au dessus de 2300m.


Gros enneigement dès le départ avec près d'1m à Prati di Tivo (1450m). Neige de printemps bien tassée sur tout l'itinéraire, ramollissant idéalement en début d'après-midi sans jamais pourrir. Petit bémol : vu notre heure de descente tardive (ancora una volta !), la combe est sous le col commençait à repasser à l'ombre donc à regeler...La trace descendant dans le Val Maone traverse de grandes coulées (la route est ensevelie et invisible) durcies le matin, couteaux nécessaires mais loin de l'apocalypse annoncée par les gens du secours en montagne qui nous avaient apostrophés au départ ("molto carico, molto pericoloso, molto ghiaccio") !

timing

Dep 9h - sommet 14h / 14h30 - retour 16h30.

hut_comment

Camp de base idéal entre Laga et Grand Sasso (versant N) à l'Albergo la Rochetta de Crognaleto, à mi chemin de Cesacastina et Prati di Tivo. 42 EUR la 1/2 pension avec toujours la gastronomie roborative des Abruzzes et un tb accueil.

personal comments

Journée de revanche après le (seul) but météo de la semaine la veille au Gorzano. L'objectif initial était le Gran Sasso par le Glacier du Calderone mais entre l'absence d'infos, le topo qui parle de corde éventuelle pour franchir un passage exposé juste après la gare d'arrivée du télésiège, et surtout la triste perspective d'une journée à l'ombre dans ce grand cirque nord encaissé...bref nous avions fini par changer notre fusil d'épaule la veille au soir entre le primo et le secondo (piatto). Cap donc pour l'Intermessoli, classique exigeante pour amateur avertis, au soleil du matin au soir ou presque.

La journée avait pourtant bien mal commencé : certes le P-dèj promis à 7h était quasiment au RV, certes la voiture de location de nos amis parisiens avait finalement consenti à monter jusqu'à Prati di Tivo moyennant un "échauffement" de 15km en seconde à 25kmh, mais à peine les skis sortis du coffre qu'un gendarme du Secours en Montagne se dirige vers nous d'un pas décidé..."dove pensate di andare ???" - "ben on voulait aller au Gran Sasso mais finalement on va jouer la prudence dans un truc plus habituel, colla neve transformata sara piu sicuro no ?". "Humm, c'est risqué, très chargé...en plus vous avez crampons - piolet ? La descente initiale dans le Val Maone est remplie de glace...". Bref après lui avoir expliqué que nous représentions à nous 6 l'élite du ski-alpinisme franco-suisse avec des centaines d'années d'expérience cumulée ou presque, il finit quand même par nous souhaiter bonne chance.

C'est qu'il nous a presque fait douter, le bougre. Faut dire qu'ils étaient un peu sur les nerfs suite à un accident l'avant-veille en versant S du Gran Sasso avec un disparu toujours pas retrouvé. L'hélico tournera d'ailleurs longtemps au dessus de nos têtes durant la journée, hélas en vain. Bon on se dit qu'on va toujours aller voir. Ben faut d'abord pouvoir aller voir...Au moment de chausser je me rends compte qu'une des mes fixations est bloquée dans une position bizarre. Il faut dire que la veille j'avais fissuré la cale de montée qui du coup ne se manipulait plus qu'à la main et assez laborieusement. Me croyant malin, j'avais filé acheter un tube de glu pour recoller l'ensemble avec mes mains d'or. Le résultat ne se fit pas attendre, vu de loin tout paraissait nickel et je pouvais être fier de moi. Mais le véritable bilan des dégâts n'apparut que le lendemain matin : j'avais en fait réussi à recoller les 2 morceaux dans une position intermédiaire bâtarde entre montée et descente, rendant de fait impossible l'utilisation de la fix en montée ET en descente...

Il faut donc à minima casser la "réparation" avant de recommencer à réfléchir. Mais plus vite dit que fait : celle-ci s'avère au final d'une solidité à tout épreuve. La journée s'achève donc avant d'avoir commencé et, au bord des larmes, je laisse filer mes camarades. Agnès se sacrifie gentiment pour me consoler et avec son indéfectible moral optimiste me suggère d'aller voir dans la boutique de location attenante. Car coup de bol c'est LA journée où nous partons d'une (des rares) station de ski...Le bonhomme n'a évidemment aucune idée de ce qu'est le ski de rando et découvre mes Silvretta Pure avec un regard d'entomologiste. Mais il est par contre adorable et surtout, lui, très adroit de ses mains. La fissure recollée est rouverte en 10 secondes. Le terrain bien examiné. La stratégie définie. La vis et la mèche de perceuse soigneusement sélectionnées. Avec une incroyable dextérité, il réussira à loger en diagonale une vis qui resolidarise l'ensemble (et qui tient encore aujourd'hui, une dizaine de sorties plus tard !). Souhaitons juste que ça ne recasse pas en Norvège la semaine de Pâques !

Pour le reste les pentes "en glace" donnant accès au Val Maone se parcourent sans souci en couteaux, quelques traces récentes montrent que l'Intermessoli n'est quand même pas le coupe-gorge annoncé, et l'itinéraire est vraiment de toute beauté. Sans grande difficulté jusqu'à la selle à 2300m, les 300m de pentes sommitales sont par contre bien plus corsés, et le bon passage à travers les bandes de rocher n'est pas commode à trouver. Nous avons mis les skis sur le sac sur les 200 derniers mètres, Francis et Anne-Laure nous ont tracé un goulet à 45° (crampons pas indispensables ce jour là, un piolet rassure), à la descente nous avons tiré un peu plus à D, passage un peu exposé mais bien facilité par la neige molle. Bravo à Michel et Francine, toujours pleins d'allant, qui doivent sans doute détenir désormais le record d'ancienneté sur cette course longue et technique...

Les 3 Suisses quittent le soir même leurs amis parisiens, ces derniers ayant légitimement souhaité faire un peu de tourisme vers Ostie et Roma avant le retour à la vie citadine. Nous mettons pour notre part le cap sur la Maiella, 2h de route à Mach 2 pour arriver à l'heure au buffet du soir du légendaire Hotel Ede de Caramanico Terme, le camp de base de tous les "sci-alpinisti" étrangers au pied de ce beau massif. On trouvera encore des taches de neige à l'ombre sur le bord de l'autoroute côtière entre Teramo et Pescara...

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