Rochers du Ranc Traversier : Goulotte de l'Arche
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General

activities

condition_rating: good

quality: medium

Location

Rating

D-     II 

heights

elevation_max: 2000 m

elevation_access: 1050 m

height_diff_up: 950 m

participants

Rozenn, Pascal

weather and conditions


25cm de chute de neige cumulée dans la semaine précédente mais le vent a beaucoup transporté: la goulotte était gavée de neige poudreuse. Brassage tel que dans les passages étroits, le plus simple était de remonter la goulotte en opposition comme dans une cheminée.
Le couloir de descente, qui avait été ravagé de boules 10 jours plus tôt était poudreux à souhait. Dommage pour les skieurs, ça aurait été magnifique!
Aucun passage de glace rencontré dans la goulotte, hormis quelques plaquages dans les passages grimpants.

5 cordées dans la goulotte. L'itinéraire ayant un ratio approche/difficulté/beauté des plus intéressants, il est sans doute plus sage de le tenter en semaine.

timing

2h15 d'approche à ski, en suivant l'itinéraire d'été qui monte à l'abri. A pied, tracer au mieux sous l'axe de la goulotte semble efficace.
1h50 dans la goulotte. Attaque vers 9h30

personal comments

Jeudi 8 mars, c’était la journée de la femme. Oui mais laquelle ? Ils ont passé la journée à la chercher. En vain. Et à quoi bon. Le jour de la St Arien.

Samedi 10 mars, c’était la St Eunoïque. Je ne sais pas pourquoi mais je me suis subitement sentie pousser des couilles. Un petit air de printemps sans doute, avec tous ces trucs qui bourgeonnent. Chéri-chéri ne s’est pas pour autant fait couper les quetsches, rassurez-vous. Il en a seulement profité pour jouer à [komanssafédètreudèrièr]. Je me suis donc retrouvée avec un second. Mais pas une Force Roz aux compétences acérées acquises par tant d’années d’expérience. Non. Un second grand débutant. Limite incapable.

Pour l’approche, passe encore. Chéri-chéri sait fort bien marcher sur l’arrière de mes skis, confondre talweg et croupe – à force de ne voir que la mienne -, jouer au mikado avec les courbes de niveau ou encore se servir de la boussole pour racler son pare-brise. Guère de déconvenue jusqu’au pied de la goulotte, donc.

C’est ensuite que ça se gâte. Le manque cruel de compétences en second de Chéri-chéri s’est rapidement fait sentir. Il a commencé par garder par devers lui tout le matériel d’assurance. Telle la cigale, je me trouvai fort démunie lorsque la bise fut venue. D’ailleurs, je l’ai attendue jusqu’au sommet – la bise. Il m’a cédé une sangle. Au motif que de toute façon, on était bien corde tendue, non ? Oui, c’est vrai, on était bien. En plus, il y avait du soleil. Mais quand même passe moi le matos, t’auras l’air moins con. Ou l’inverse.

Nous avons rejoins Franck et Pierre. Nous avions (presque) l’air d’une cordée normale. Il y avait simplement un peu trop de rose. Ca a dû les éblouir, alors ils ont proposé de nous laisser passer. J’ai franchi le petit passage mixte sans être trop gênée par mes couilles. Frank les a vues dépasser. Il a fait part de sa surprise à Chéri-chéri, lequel lui a expliqué, t'inquiète, c'est la pleine lune, ça va se résorber. Mais on ne les verra pas sur la photo puisque Chéri-chéri n’a pas l’habitude d’être derrière à prendre des photos. Il les a par conséquent toutes ratées. J’ai dit à Chéri-chéri qu’il fallait qu’il franchisse ce ressaut comme s’il était en tête, puisque je n’avais pas de petit câblé pour protéger. Heureusement qu’il n’avait pas oublié comment on fait. Ensuite. Ben ensuite c’était malheureusement presque déjà fini. J’ai quand même réussi à m’en coller une en voulant montrer à tout le monde comment on fait pour passer au plus dur quand il y a plus simple. Et avec mon boulet de second qui était en train de lire le mode d’emploi de son appareil photo, j’ai eu le temps de me demander jusqu’où la corde allait filer. Jusqu’à ce que je l’arrête moi-même. Avec un piolet en moins. L’autre était resté en haut, bien planté dans la terre gelée. J’ai surmonté l’affaire à la seconde tentative et protégé la sortie du bloc coincé avec une quadruple tête d’alouette de sangle sur arbrisseau. Super solide. Du coup, pour le petit passage de sortie, j’étais encore à poil puisque Chéri-chéri avait été trop heureux de récupérer sa sangle et de la glisser en loucedé dans sa poche.

Chéri-chéri était vachement content de son expérience. Il en a d’ailleurs profité jusqu’au bout : je lui ai refilé la corde. Les seconds aiment bien porter la corde, ça fait guide. Au bout d’une demi-journée, il commençait à apprendre son rôle. Il s’est même mis à skier particulièrement mal.

Il l’a juste eu en travers du gosier lorsqu’il a réalisé que pour aller jusqu’au bout de l’expérience, il aurait le CR à rédiger.
Autant attendre la Saint Glinglin.

PS : à part ça c'est fichtrement esthétique! Merci à Bruno W, pour ses avis qu'on suivrait [tous] les yeux fermés [si on avait le niveau]

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