Traversée de Belledonne : Chamrousse >> le Villard de la Table
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Traversée de Belledonne : Chamrousse >> le Villard de la Table
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General

activities

frequentation: some

condition_rating: excellent

quality: medium

Rating

3.3
AD

heights

elevation_max: 2758 m

height_diff: +7100 m / -7900 m

participants

Nicolas Hairon, Maxime, Robin

weather and conditions


Grand beau.
Froid mais pas trop.
Absence de vent.
Pleine lune.


Itinéraire

Jour 1 +3400m
  • Montée en voiture de Grenoble à Chamrousse - Le Recoin (1680m)
  • Montée à la Brèche Robert Sud (2050 m)
  • Descente sur les Lacs Robert, puis traverser NE sous le Grand Sorbier et l'Echaillon. Passer à l'E de la bosse 1960 m, puis descendre NE jusque vers 1850 m
  • Montée de la Combe de Jasse Bralard >> Col de la Pra >> Lacs du Doménon >> Col de Freydane (2645 m)
  • Descente jusqu'au Lac Blanc par le glacier de Freydane jusque vers 2200 m
  • Montée sur l'épaule en direction du col de Roche Noire puis au col W du Rocher de l'Homme (2700 m)
  • Descente du Rocher de l'Homme jusque vers 2300 m
  • Montée au col de la Mine de Fer (2400 m)
  • Descente (sans dépeautage) jusqu'au replat au N du Sommet Colomb (2300 m)
  • Montée à la Brèche de Roche Fendue (2500 m)
  • Descente jusque vers 2000 m
  • Traversée après peautage jusqu'au Pas de la Coche : équipotentielle dans le talweg du Clot du Ban, puis contournement par la droite du rocher au S du Pas de la Coche, puis Pas de la Coche
  • Traversée NE sous le Pic du Pin jusqu'à l'itinéraire de montée du Pic de la Belle Etoile
  • Montée au Grand Clôt (2345 m) puis au Col de la Grande Vache (2556 m)
  • Descente sur les Sept Laux et la cabane des Forges (2180 m)
  • Montée dans la petite combe SE qui mène au lac Blanc, puis montée direction NE jusqu'au col du Mouchillon (2500 m)
  • Descente jusqu'au refuge de la Combe Madame (1784 m)

Nuit au refuge de la Combe Madame.

Jour 2 +3700m
  • Montée par la Plagne Vaumard au col du Tépey (2716 m)
  • Descente versant NE jusque vers 2250 m
  • Montée à la Selle du Puy Gris (2758 m) en traversée ascendante (à l'ouest du point 2381)
  • Descente sur le Col de Comberousse, puis dans la combe SW du Col du Morétan (2200 m)
  • Montée au Col du Morétan (2503 m)
  • Descente dans le Vallon du Veyton en restant bien rive gauche jusqu'à la bergerie de Périoule (1800m). Traverser jusque Jérusalem (1850m).
  • Montée la combe W jusqu'au Col du Crozet (2475m)
  • Descente de tout le vallon des Férices jusqu'à la Baraque de Cohardin (1248 m)
  • Montée par les pistes forestières jusqu'au refuge puis au col de la Perrière (2003 m). Prendre le chemin qui monte à 1248 m jusqu'au habert de la Perrière. De là, filer en SE jusqu'à une clairière qui permettra de faire de grandes conversions. Pour rejoindre le col, on peut au choix rallier le refuge de la Perrière ou monter plein N directement jusqu'au col.
  • Descente jusqu'au bas du col de la Perche (1660 m)
  • Montée au col de la Perche (1984 m) puis à Chapotet (2076 m)
  • Descente au col d'Arbaretan (1850 m)
  • Montée au Grand Chat (1992 m)
  • Descente NW pour atterir sur le chemin forestier du Replat, puis route forestière de Prévieux et arrivée au Villard de la Table (801 m). Portage possible selon l'enneigement
  • Stop jusqu'à la Rochette, puis stop à nouveau jusqu'à Grenoble.
Approche et retour

Approche jusqu'à Chamrousse - Le Recoin en voiture. Retour en stop.

Conditions

Excellentes conditions sur tout l'itinéraire : la couche de 10 cm de poudre tombée le jeudi est restée. Les personnes sorties le vendredi et samedi avaient tracé une grande partie de notre itinéraire.

Tout nous a paru très stable, hormis la descente du Col W du Rocher de l'Homme, non tracée, au dessus de laquelle nous faisons partir une petite plaque superficielle (cassure entre 5 et 10 cm) qui purgera tout le couloir.

Des descente mémorables comme celles du Col de Freydane, Brèche de Roche Fendue, Col du Mouchillon, Col du Tépey, Col du Crozet, Grand Chat.

La fraîcheur du week-end a permis de conserver de la poudre à tous les étages, même à l'ombre de la forêt à 1250 m au fin fond du vallon des Férices vers 12h00. La seule pente transformée fut la face W du Grand Chat. Descente vers 16h00 dans une neige revenue à point. Les bonnes conditions d'enneigement avec de la neige jusque vers 1200 m ont permis de limiter le portage final à 400 m.

Fréquentation

Très peu de monde croisé sur les skis :

  • Quelques personnes qui descendent de la Croix de Chamrousse à la frontale à notre départ.
  • Plus personne avant un groupe au col du Mouchillon.
  • Beaucoup de monte dans le vallon de Combe Madame, une vingtaine de personnes le soir au refuge.
  • Le lendemain, un groupe de 5 "traverseurs" (de Chamrousse à Gleyzin) qui arrive au refuge vers 03h30 du matin.
  • Un groupe de 3 qui monte au Pic du Frêne dans le vallon des Férices.
  • Un groupe de 5 qui descend des Grands Moulins.

timing

Nous avions opté pour un départ nocturne (vendredi 23h00) afin de profiter du ski de pleine lune et de traverser de nuit Belledonne Sud.
En raison d'une méforme d'un des membres de l'équipe, nous mettons 13h00 à rallier le refuge de Combe Madame où nous arrivons vers 11h45.
Des conditions de températures fraîches telles que rencontrées nous auraient permis d'enchainer sur la suite de la traversée si nous n'avions pas décidé de stopper à Combe Madame cette première partie de la traversée.

Jour 1

23h03. Le Recoin.
01h10. Refuge de la Pra.
02h20. Col de Freydane.
03h30. Col W du Rocher de l'Homme.
04h00. Col de la Mine de Fer.
04h30. Brèche de Roche Fendue.
05h30. Pas de la Coche.
06h30. Sous le col d'Aigleton.
09h10. Col de la Grande Vache.
11h00. Col du Mouchillon.
11h45. Refuge de Combe Madame.

Jour 2

04h00. Refuge de Combe Madame.
05h30. Col du Tépey.
07h00. Selle du Puy Gris.
08h00. Col du Morétan.
08h45. Bas du col du Crozet.
10h30. Col du Crozet.
11h30. Bas du col de la Perrière.
13h20. Col de la Perrière.
14h45. Col de la Perche.
15h00. Sommet de Chapotet.
15h10. Col d'Arbaretan.
16h00. Sommet du Grand Chat.
18h00. Stop au Villard de la Table.
18h30. Stop à La Rochette.
19h00. Retour à la maison.

personal comments

Objectif

J'avais coché depuis longtemps ce week-end du 10 et 11 mars 2012 en raison de la pleine lune. Il s'est avéré que toutes les conditions étaient réunies pour une traversée de Belledonne mémorable :

  • grand beau temps
  • risque nivologique faible (BRA 2/5)
  • températures fraîches sans être trop froides
  • quasi-absence de vent même la nuit
  • pleine lune

Cerise sur le gâteau, un épisode neigeux passé jeudi a déposé 10 cm de fraîche sur tout l'itinéraire jusqu'à très bas en vallée, assurant des conditions de ski optimales… Il n'y avait plus à hésiter.

Mon projet initial était de réaliser la traversée en autonomie totale et pseudo non-stop, c'est à dire en s'arrêtant de quelques minutes à quelques heures dans les refuges jalonnant l'itinéraire. Cela représente un dénivelé total de près de 7000 mètres et une projection horizontale de 50 km, entre Chamrousse (le Recoin) et le Grand Chat, le sommet skiable le plus au Nord du massif de Belledonne.

Un bon nombre de personnes ont déjà tenté (et réussi) seuls cette traversée. Cependant, pour des raisons de sécurité et avant tout pour partager une expérience humaine forte, je me suis mis en quête de coéquipiers pour cette aventure.

A travers skitour, je rencontre Robin, jeune éducateur de 22 ans qui aime les sorties à fort dénivelé et qui envisage déjà la traversée de son côté. Dans mes connaissances, je contacte aussi Maxime, élève infirmier de 21 ans et aspirant guide qui avait également la traversée en tête, au point d'avoir reconnu seul deux morceaux de la traversée début mars.

Itinéraire et groupe

Un bel itinéraire bouclé pour la première fois, et sans doute pas la dernière ! Nous sommes partis à trois et malheureusement, c'est seul que je finis la traversée.

Après une bonne première partie de la traversée menée à bon train jusqu'au Pas de la Coche, Maxime montre des signes de fatigue et ressent des nausées. Première pause. Une autre plus longue suivra sur le replat sous le col de l'Aigleton, durant laquelle je sortirai mon réchaud pour préparer à Maxime un thé chaud. Il évoque la possiblité d'abandonner et de rejoindre Prabert ; je l'en dissuade en lui disant que sa méforme va passer. Nous sortons l'élastique jusqu'au Grand Clôt où Maxime s'arrête à nouveau. Finalement, nous parviendrons tous les trois au refuge de Combe Madame, où la pause casse croute fera du bien à tout le monde.
Après une sieste, Maxime décide d'arrêter là sa traversée, et Robin également. Il redescendent donc à la Martinette avec les nombreux skieurs qui descendent de toutes les pentes du vallon de Combe Madame.

Pour ma part, la forme est toujours là mais même si les températures sont fraîches je ne me sens pas d'enchainer la traversée seul en mi journée. Je décide donc de rester dormir au refuge et de poursuivre la traversée seul le lendemain en partant dans la nuit. Philippe, un ami rencontré au refuge, me laisse son sac de couchage pour la nuit. Merci !

Bien m'en a pris : plutôt de de redescendre passer la soirée du samedi seul dans mon appartement à Grenoble, j'ai passé une super soirée à Combe Madame en compagnie de la vingtaine de personnes présentes (dont mes amis Cédric et Thibaut rencontrés par hasard). Et bien sûr, une superbe traversée de Belledonne Nord, certes réalisée seul mais dans des conditions de stabilité de neige optimales.

Gestion de l& x27;alimentation et hydratation

L'analyse personnelle à posteriori de Maxime, c'est que l'Isostar qu'il ne consomme pas régulièrement pourrait bien être à l'origine de sa méforme et ses nausées. Moi qui croyais que l'Isostar avait disparu avec les années 90… Personnellement je ne me risquerai jamais à prendre ce genre de produit sur une course d'endurance de cette envergure. Par ailleurs, je pense qu'il faut surtout consommer des aliments énergétiques dont on a l'habitude, qui apportent de l'énergie et dont on a du mal à se dégoûter… Personnellement, il s'agit du pain aux raisins de Satoriz (je revendique la pub à la Boulangerie d'Ecole en Bauges) et de la pâte d'amandes nature en barre de 250 grammes (je vous laisse refléchir où on peut en trouver). De l'énergie à fort et faible index glycémique dont j'alterne les prises pour éviter le dégoût. Et bien sûr, de l'eau claire non polluée à l'Isostar !

La gestion de l'alimentation et de l'hydratation me semble primordiale :

  • Les jours précédent la traversée, faire des réserves et de nombreuses pasta party.
  • Pendant l'effort, manger un petit quelque chose à chaque manipulation, en petites quantités (une tranche de pain au raisin, une bouchée de pâte d'amande).
  • S'hydrater régulièrement d'une gorgée d'eau et répéter l'opération à chaque peautage et dépeautage.
  • En arrêt dans les refuges, sortir le réchaud et préparer une bonne soupe salée avec quelques flocons de quinoa (ou céréales).
  • Prévoir aussi un morceau de fromage et quelques petites pommes qui feront le plus grand bien si tout va mal…

C'est ainsi que je finis la traversée les pieds tout fripés d'humidité et compressés dans les chaussures, mais encore en excellente forme, sans mal au jambes, ce que j'attribue à deux facteurs :

  • L'entrainement : j'ai l'habitude des grosses sorties et d'accumuler du dénivelé (près de 100.000 m de dénivelé positif à ce stade de la saison).
  • Le rythme lent (500m/h) tenable pendant des heures et des heures, sans autre pause que les peautages/dépeautages.

[col 50]

Contenu du sac et habillement

  • sac 27 litres
  • DVA, pelle, sonde
  • crampons, couteaux
  • micro réchaud, cartouche de gaz, popote
  • doudoune
  • moufles en duvet et gants légers
  • paire de chausettes de rechange
  • combinaison de ski alpinisme
  • t-shirt respirant manches longues blanc
  • 2e t-shirt respirant manches longues pouvant servir de 3e couche
  • poche à eau
  • couverture de survie
  • sifflet
  • lunettes de soleil
  • frontale
  • un peu d'argent liquide et carte de crédit
  • paire de peaux de rechange
  • élastique de tractage
  • crème solaire
  • cartes ou photocopies de cartes
  • appareil photo compact

Oubli volontaire de :

  • matelas
  • duvet
  • gore tex
  • paire de chaussures pour le portage
  • appareil photo réflex
    [/col]
    [col 50 right]

Alimentation

Mes rations personnelles :

  • 2x500g de pain au raisin (tout consommé)
  • 400g de pain nature (tout consommé)
  • 2x250g de pâte d'amande nature (tout consommé)
  • 3 sachets de soupe (consommé : 2)
  • sachets de Yogi Tea variés
  • 500g de flocons de quinoa (consommé : 250g)
  • petit sachet de sel
  • 5 petites pommes (consommé : 5)
  • sachet de noisettes entières (consommé : peu)
  • sachet d'abricots secs (consommé : peu)
  • une tranche de 200g de fromage (tout consommé)
    [/col]
    [p]

Les bons moments

  • Le départ à trois de Chamrousse au clair de lune, avec le ballet des dameuses.
  • La descente nocturne du col de Freydane sous le Grand Pic de Belledonne.
  • L'arrivée au refuge de Combe Madame et le repas chaud qui a suivi.
  • La soirée en bonne compagnie au refuge, avec plusieurs groupes d'origine grenoblo-chambéro-strasbourgeoises. Merci à tous !
  • Le petit déjeuner à 03h30 avec un groupe de cinq autres "traverseurs". Parmi eux, je reconnais Patrick Wagnon, guide, glaciologue et compère de Lionel Daudet à ses heures perdues. Je l'appellerai d'abord "Patrice", ce qui fait rire un de ses compagnons qui déclare : "Patrice, c'est son nom de scène !".
  • La montée en solo au clair de lune du col du Tépey, avalée à 800m/h.
  • Le lever du jour orangé à la Selle du Puy Gris.
  • La descente du vallon du Merlet (moins pénible que prévue).
  • La trace de montée du col du Crozet… Oui, j'ai d'abord regretté que personne de l'ai tracé, mais finalement cela a rajouté un peu de wilderness à l'aventure !
  • La descente du col du Crozet, en poudre légère du haut (2450 m) jusqu'en bas (1248 m), en passant par les vernes clairsemées, finalement plus ludiques que pénibles.
  • La remontée au col de la Perrière, elle aussi non tracée, mais sur des chemins forestiers encore bien enneigés.
  • L'arrivée au col de la Perche et à Chapotet, premier sommet de cette traversée…
  • L'arrivée au Grand Chat, deuxième sommet de cette traversée…
  • La descente du Grand Chat par des sentiers forestiers encore superbement enneigés, avant qu'un grand chemin ne prenne le relais.
  • Le portage et le retour progressif à la civilisation, avec en prime le coucher de soleil sur le Moucherotte. Pardon, le Granier…
  • La gentillesse de mes premiers stoppeurs, un couple qui habite à la Rochette et rénove une maison au Villard de la Table, qui iront me déposer au rond point de la Rochette.
  • La discussion passionnée avec Thomas, mon deuxième stoppeur et jeune étudiant en géographie alpine qui revient d'un week-end de ski à St François Longchamp, qui me dit vouloir se perfectionner en technique de montagne et à qui je conseille le GUCEM. Il me déposera en bas de chez moi. Mille fois merci !

Les mauvais moments

  • La perte d'une de mes peaux au début de la descente (avec peaux) du col de la mine de fer, dont je mettrai dix bonnes minutes à m'en apercevoir. Après un demi-tour, je la retrouve dans la neige toute enneigée… Prévoir impérativement une paire de peaux de rechange.
  • La traversée Brèche de Roche Fendue au Pas de la Coche, un peu laborieuse.
  • Le coup de barre de Maxime pour le moins pas facile à solutionner, si ce n'est de faire des pauses ou ralentir le rythme en espérant que cela passe.
  • L'au revoir avec avec mes deux coéquipiers de la traversée de Belledonne Sud : dommage de ne pas pouvoir poursuivre ensemble.
  • Les pieds tout frippés au col de la Perrière où en désespoir de cause, je remets les chaussettes sales mais sèches de la veille. Et ça marche !

Conclusion provisoire

Tout cela me fait dire qu'une traversée intégrale en pseudo non-stop avec arrêt jusqu'à 3 heures dans les refuges jalonnant le parcours me semble tout à fait envisageable. Possible aussi : une traversée incluant des sommets. Les possibilités sont nombreuses, mais les créneaux malheureusement pas si fréquents, et les amis pas toujours disponibles. Et si vous en avez l'occasion, n'hésitez pas à vous lancer sur ce beau et grand voyage. A suivre !

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