Port de l'Artigue : depuis l'Artigue
{{ '2012-03-04' | amDateFormat:"dddd Do MMMM YYYY" }}

Port de l'Artigue : depuis l'Artigue
{{ '2012-03-04' | amDateFormat:"dddd Do MMMM YYYY" }}

Application mobile

View and save your outputs directly on the field using the Camptocamp mobile application.

Licence

General

activities

frequentation: quiet

condition_rating: excellent

quality: medium

Rating

2.3
AD-

heights

elevation_max: 2500 m

elevation_access: 1200 m

height_diff: +1800 m / -1800 m

Access

access_condition: cleared

hut_status: open_non_guarded

snow

elevation_up_snow: 1400 m

elevation_down_snow: 1400 m

participants

Aimery

weather and conditions


Pluie samedi midi (neige au dessus de 1500m) puis couvert
Soleil voilé le dimanche évoluant vers dégradation pluvio-neigeuse


Neige excellente au dessus de 1800m

personal comments

A la faveur de ce départ peu matinal, je profite d'une douce averse printanière. Je suis doublement douché par les noisetiers, qui se vengent des blessures infligées par mes skis dressés sur le sac en m'aspergeant de gouttelettes froides. Pas un écureuil ne se montre pour égayer cette pénible montée. Des traces dans la neige vieilles de plusieurs jours me confirment que ce vallon m'appartiendra pour 24h au moins. Ou est-ce moi qui vais lui appartenir ? Sur la dizaine de voitures garées au parking, tous les randonneurs ont dû monter comme d'habitude au Pinet pour faire le Montcalm.

En chemin, un écriteau indique que la passerelle à 1400m est démontée. Heureusement, j'évite de peu un plongeon dans le ruisseau en traversant sur des rochers glissants. Je suis déjà trempé, mais quand même... A partir de là, les gouttes de pluie semblent tomber au ralenti : en fait, il neige ! Je chausse les skis. Mes peaux sont tellement trempées qu'elles collent à peine. Je remonte le 1er couloir, en flippant un peu sur le haut, car c'est glissant et je suis chargé avec tout le bardas nécessaire au bivouac en pleine neige. Enfin, j'aperçois un izard. Comme souvent, cet animal plus oisif qu'on ne le soupçonnerait signe la fin des difficultés, car il broute 2 ou 3 lichens au niveau d'un replat bien tranquille.

Il continue à neiger, et mes peaux bottent un max. Je remonte le vallon tout au fond, si bien que je dépasse sans m'en rendre compte l'orry de Mespelat. Retour arrière, car je viens de me dégonfler : je vais tenter plutôt une nuit en cabane pour faire un peu sêcher mon équipement. Ca y est, je vois la cheminée de l'abri, entouré de 2m de neige. Heureusement, il n'y a qu'un mètre devant la porte, que je déblaie à la pelle. L'ayant déjà fait il y a quelques années avec S., muni d'une simple gamelle, j'apprécie l'outillage moderne. Je termine au piolet, car le bas de la porte est bloqué par la glace. Vu le sale temps à l'extérieur, ce refuge rustique me parait un havre de paix bien appréciable. Je me siffle un apéro à la santé de S. On était monté à pied, j'avais juré de revenir à skis dans ce petit vallon. Promesse tenue, que je ne pourrai malheureusement plus partager avec elle.

Après avoir déballé tout mon matos, je suis gagné par l'ennui. C'est triste, mais il n'y a rien d'autre à faire dans le coin que skier sur une neige de rêve. J'amorce la trace du lendemain dans 20cm de fraiche. Le soleil se montre un peu sous les nuages. Une petite descente et il est déjà 19h. Après avoir fait fondre 2 gamelles de neige, je fais honneur à mes nouilles chinoises et c'est le dodo. Enfin, je suis réveillé la moitié du temps, cause pénurie de whisky sûrement, mais bien au chaud dans mon duvet.

7h30 c'est l'heure du lever, pas trop dur le boulot de randonneur à skis. Mon job du jour : faire la trace jusqu'au port de l'Artigue, puis couvrir le vallon de sinusoïdes harmonieuses (non entre-coupées de gros trous, si possible). La remontée jusqu'aux abords du col est sans difficulté. Je me retourne souvent par curiosité pour voir si je suis suivi, mais en vain : personne ! Ah si, soudain j'aperçois 2 skieurs dans le lointain, mais finalement, ils bifurquent vers le Pic du Brougat, me laissant le bénéfice de la virginité nivologique.

Sous 30m sous le col, la situation se complique et la raideur augmente. Je commence par mettre les skis sur le dos, mais 10m plus haut, c'est la neige qui devient dure. Alors je laisse là les planches pour terminer en crampons. Jolie vue sur l'autre versant. Mais moi je redescends côté Vicdessos. Descente un peu délicate à reculons sur 20m. Au moins n'aurai-je pas trainé pour rien mes petites copains piolet et crampons, trop souvent réduits à faire du gras et de la rouille au fond du sac.

Ensuite, c'est un festival de virages jouissifs dans 20 à 30cm de profonde sur un petit fond dur. Pas besoin d'un gros niveau à skis pour s'éclater. De retour à la cabane, c'est les 15kg qu'il faut remettre sur le dos, et d'un coup mon style en prend une claque. Sur la dernière pente, je balance même cette charge infamante dans la neige : il glisse presque plus joliment que moi ce salaud. Enfin, lorsqu'il consent à s'ébranler, et ne oblige pas à lui coller des coups de skis ou à le trainer pour qu'il consente à m'accompagner jusqu'en bas.

Au dessous les skis à nouveau sur le sac, je poursuis mon patient travail d'élaguage des noisetiers : le printemps approche, et on ne le dira jamais assez, il est du devoir du jardinier de tailler fermement les branchages pour stimuler la repousse.

Associated routes

Associated articles

Associated xreports

Comments

No thread yet?

Log in to post the first comment

No thread yet?

Log in to post the first comment

{{::post['created_at'] | amUtc | amLocal | amTimeAgo}}
  • en
  • it
  • es
  • eu
  • ca
  • de