Ben Nevis : Point Five Gully
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Licence

General

activities

frequentation: overcrowded

condition_rating: average

quality: medium

Location

Rating

TD     II 

heights

elevation_max: 1340 m

elevation_access: 700 m

height_diff_up: 650 m

participants

FMJ, Le Corse immigré

weather and conditions


Du pur brouillard écossais, avec le vent et une humidité ambiante qui vont bien. Mais rien de très méchant.


Première (mauvaise) nuit au refuge. Trop chaud. Et ça ronflait sec sur les couchettes. On se lève les derniers et on quitte le refuge les derniers (autour des 10h ...). Une bonne habitude qu'on ne quittera pas de la semaine. A l'opposé, nos collègues anglais s'appliqueront à rentrer le plus tard possible. A croire qu'un bon brit qui se respecte se doit de profiter le max possible du temps passé à l'extérieur du refuge.
Bref, on entame tranquille l'approche en direction d'Observatory Gully qui est encore dans le pâté. Une fois de plus on ne sait toujours pas ce que l'on va faire mais nous avons envie de nous rapprocher de la face nord du Ben. On laisse nos collègues qui vont faire Glover's Chimney. On zappe la case "tout le monde met ses crampons" au pied du couloir et on trace en accélérant le pas. Faut dire que nous ne sommes pas tout seuls. Dans la combe, on commence à mieux distinguer des lignes sur la gauche. Damien est tenté par la plus évidente : on ne connait ni son nom ni sa cotation mais comme il n'y a personne dedans, on fonce ! Petit coup de stress car une cordées brit prend sa direction. Elle est vite dépassée et on en profite pour griller la politesse à une seconde composée de 3 français.

Ce coup-ci, on a pris nos 6 broches mais on va avoir un peu de mal à les utiliser. Damien part pour les deux premières longueurs. La première donne le ton : c'est pas raide ni très long mais la glace/neige est assez pourrie. On y enfonce quasiment toute la tête de la pioche. On s'efforce de grimper avec les pieds et de ne faire absolument pas confiance dans les piolets. 3 mauvaises broches et c'est déjà le R1 qui lui est nickel, avec 2-3 pitons.
La longueur suivant, très esthétique, est du même tonneau. Sans être difficile, c'est légèrement plus raide mais Damien ne pourra y mettre qu'une seule broche pas terrible. Bref, on s'efforce d'assurer les appuis. On essaye également de ne pas bombarder les collègues français en dessous mais chaque fois que l'on pose les crampons, des pans entiers de glace pourrie se barrent. Au relais, je cède la place à une grimpeuse chargée d'un arsenal qui paraît bien pesant. La galanterie française se perd : on hésite plus à laisser les nanas partir en tête et faire les sherpas !
L3 se résume à un court ressaut peu difficile car en meilleure glace (mais on reste toujours dans la tactique de la broche unique) et suivi d'une pente de neige. Dans L4, on reste dans la philosophie du leader fixe. C'est James Bond qui serait ravi ! Au lieu de partir dans une cascade vraiment couchée, je vais chercher une variante un peu plus excitante avec un dièdre plaqué sur la gauche. Il s'avère plus plaqué en neige qu'en glace et la plupart de mes becquets se font la malle. J'opèrerais une inflexion tactique vers la droite pour rejoindre le haut de la cascade un peu plus rassurant. Premier petit rappel à l'ordre : c'est bien de varianter mais encore faut-il que ce soit en conditions potables. On fera encore bien pire 2 jours plus tard. Damien avale la longueur suivante qui n'est qu'un couloir avec un tout petit ressaut en glace. Et je termine ensuite le couloir en essayant un endroit vierge de la corniche. Mais dans Point Five, elle n'est guère impressionnante. Relais sur le point géodésique du sommet, sur lequel je n'avais pas pu résister à la tentation de m'assoir la veille : c'est pas tous les jours qu'on peut poser son cul sur le Royaume-Uni !
Le climat plutôt anglais ce matin n'a pas l'air d'inspirer mon collègue : le petit n'est pas motivé pour se remettre ça. Dommage car tout cela me semble un peu court : même en essayant de bricoler pour l'allonger, on a dû mettre moins de 3h pour faire la ligne et il est même pas 14h. Pour meubler on décide de tenter une nouvelle voie de descente : par Abseil post. Il faut dire qu'on y voit goutte. Après que j'eusse tâtonner 5min à chercher trop à l'est, Damien trouve la direction avec les piquets qui jalonnent ce col. Et 5 min plus tard on se retrouve au col, à côté du poteau métallique. On s'attarde pas car ça doit souffler dans les 100km/h. La descente par Abseil Posts ne requiert aucun rappel malgré le nom. C'est une pente douce à 40° puis rapidement 35° qui nous ramène gentiment vers le refuge. Du sommet, on mettra dans les 20min pour le rejoindre. Quant on vous dit que le massif n'est pas très grand !

En fin d'après-midi, les talents de St Bernard du père Ice ont été mis à contribution. En effet la seule collègue féminine admise au refuge venait de se faire une cheville à 400m du refuge. Ballot ! Cet incident nous a permis d'assister à une démonstration de flegme britannique (un bien joli nom pour qualifier des attitudes qui peuvent aller de l'indifférence à l'inconscience, en passant par une grosse dose d'amateurisme) et à une intervention héliportée de la RAF pour venir la chercher. Nous assisterons à une autre intervention le dernier jour, avec une fin moins heureuse pour le coup. Il faut dire que nous entendrons quasiment chaque jour le bruit particulièrement peu discret de cet énorme coléoptère jaune qui paraît aussi à l'aise en montagne qu'un éléphant funambuliste.

personal comments

Après coup, nous n'avons trouvé rien de très exceptionnelle à cette ligne, pourtant hyper prestigieuse. La cota 5 écossais paraît un poil surévaluée, ce d'autant plus que les conditions n'étaient vraiment pas top. Et surtout c'est court, c'est très très court. Et comme on y voyait rien, on ne pouvait même pas apprécier l'ambiance de la face.
Bref un peu décevant. Mais n'est-ce pas le charme du coin : proposer des ups et des downs aussi imprévisibles que fréquents.
Gamble a new coin and try again !

Article sur ce Ben Nevis Winter Trip 2012

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