Traversée de l'Otztal - J7 : Wildspitze : Par le Brochkogeljoch depuis Vernagt Hütte
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Traversée de l'Otztal - J7 : Wildspitze : Par le Brochkogeljoch depuis Vernagt Hütte
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General

activities

frequentation: overcrowded

condition_rating: good

quality: medium

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Rating

2.3
AD

heights

elevation min/max : 1836 m / 3774 m

elevation_access: 2755 m

height_diff: +1600 m / -2050 m

length_total: 26.87 km

Access

public_transport: yes

hut_status: open_guarded

snow

elevation_up_snow: 2755 m

elevation_down_snow: 1700 m

glacier_rating: easy

weather and conditions


Grand beau mais très très venté (60-70 km/h), surtout à partir du col et sous le sommet. Assez frais toute la matinée (à cause du vent).


Itinéraire emprunté

Itinéraire du topo. Montée au Wild Spitze par l'arête SW. Descente à ski de la face W pour Jérôme et Rémi, à pied par l'arête SW pour les autres. Descente du Taschachferner et du vallon éponyme jusqu'à la passerelle 1784m. Descente à Mittelberg pour Princesse et Jérôme. Remontée au Riffelsee Hütte par les pistes pour les 5 autres.

Conditions

Montée
  • Neige dure avec bonne accroche à la montée (les couteaux n'ont servi que pour Princesse, pour une traversée au début peu après le refuge !)
  • Montée sous le col (Brochkogeljoch) : en crampons pour beaucoup de participants ce jour, mais ça monte bien à ski avec couteaux, jusqu'à 10m du sommet. Sortie facile par la corniche en crampons, ou passage en mixte pour ceux qui n'ont pas anticipé avec ce vent de fou
  • Montée au sommet : arête SW peu enneigée, 5m sur rochers en haut.
Descente
  • Neige dure avec accroche correcte dans la face W du sommet (on évite bien sûr la rive gauche en glace noire)
  • Non décaillée sur la pente jusqu'au replat 3400m
  • Poudreuse pour la descente directe entre les séracs, trafollée et un peu croutée pour la boucle, puis croûtée ou damée jusqu'à 3100m
  • Moquette très bonne sur une belle portion du Taschachferner (entre 3000 et 2400m), puis bien ramollie tout en bas
  • Un long pousse bâton : plusieurs km (4) pour rejoindre la piste de Mittelberg, pas encore pourri à 13h (nombreuses avalanches à traverser)
  • Enneigement continu jusqu'à la passerelle 1784m
  • Pistes de Mittelberg enneigées, mais en dehors c'est sec ; on ne coule pas à condition de viser les tronçons fraîchement damés.

Fréquentation

  • Une grosse partie de Vernagt Hütte allait vers le Wild Spitze (au moins 50 personnes)
  • Pas mal de monde montant par le haut du Taschachferner depuis le Mittelberg Joch (remontée mécanique).

De Visu

  • L'arête N du Wild Spitze est en neige. Semble bien passer.

timing

Départ : 7h00
Col : 8h45
Sommet : 11h
Début descente à ski : 11h50
Arrivée passerelle 1784m : 13h50
Refuge : 16h30

access_comment

Voir J1 et J8

hut_comment

Vernagt Hütte

Voir J6

Riffelsee Hütte

Un des refuges plus confortables du raid, et cadre agréable, bien qu'à proximité des pistes.
La télé dans la salle à manger casse sérieusement l'ambiance.
Peu fréquenté ; dîner bon et copieux ; buffet sucré/salé à volonté au petit déj.; resto à midi.
Accueil froid.

personal comments

7ème jour du raid Obergurgl-Mittelberg (Jour 6 - Jour 8)

272632

Princesse

7ème et dernier jour pour Jérôme et moi ! Le reste s'offre un jour de rab !
Nous avions visé un lever matinal même si ici l'heure du petit dèj n'est pas si matinale que ça et ne peut être avancée ! Qu'importe, nous devions être prêts à partir de la fin du petit dèj !
Donc à 6h20-25, j'étais quasiment prête. Manquaient l'arva et les chaussures ! Je commence donc par l'arva, et là, j'entends des bips en continu qui manifestement n'ont guère l'intention de s'arrêter! 50% de batterie ne suffisent pas à mon arva, je suis obligée de changer les piles ! Jusqu'au bout il aura fallu que je fasse le boulet du groupe !!!
Évidemment, je mets du temps à trouver les piles pourtant bien rangées, et nous partons avec 30 min de retard sur l'horaire prévu!
Apparemment, je n'étais pas la seule retardataire… mais ça, c'est une autre histoire. Il est quand même rageant pour les compagnons de se lever 30 min plus tôt que d'habitude, pour au final partir à la même heure, et du coup, dans la foule des jours de grand beau et de grande affluence au sommet !

Nous voilà partis ! Une première traversée où je préfère mettre les couteaux, mais ceux-ci me gênent rapidement et je préfère les enlever, les gardant précieusement à proximité !
Le souffle, même s'il est encore un peu difficile à venir, est plus fluide et en allant doucement sans faire de pause, on avance au final à un bon rythme ! Je suis toute fière de doubler quelques personnes !

La montée au col s'avère raide, et je mets d’emblée les crampons, comme en fait une bonne partie du monde qui nous entoure. Pour m’alléger, Lionel a l'extrême gentillesse de me prendre mes skis, et c'est tranquillement que je monte au col ! La sortie à ce maudit col se fait tête baissée et yeux fermés ! Malgré le soleil qui brille très fort, le vent violent me contraint à mettre mon masque !
Le sommet en vue - montée sur une arête en crampons - j'estime que j'ai suffisamment fait mon boulet pour le séjour et annonce à mes compagnons que je vais flâner tranquillement en direction du sommet, avant l'arête, et qu'ils me reprendront au retour.
Ainsi, tandis qu'eux montaient, moi je flânais, au milieu de beaucoup de monde et d'animaux à 4 pattes.

La descente est à point ! Nous avions quitté la foule pour prendre le chemin des écoliers et profiter plus longtemps et de la descente et d'être tous ensemble une dernière fois.
Après des km de ski de fond, nous arrivons dans un champ de crocus pour y partager notre dernier casse-croûte.

Tandis que Sandrine, Lionel, Pierre, Loïc et Rémi remontent vers un autre refuge, nous prenons notre bus en bas de la piste de ski de Mittelberg :)

272695

Sandrine

Aujourd’hui, c’est le grand jour, celui de notre point culminant ! La météo est annoncée excellente, et encore une fois Météo Autriche a oublié un détail : le vent ! Celui qui nous fait quasi tomber à la renverse lorsque nous débouchons au col de Brochkogel, pourtant arrimés sur nos crampons et piolet. Ah ça non, nous ne faisons pas de vieux os sur le versant N du Hintere Brochkogel, ca décoiffe !!!
C’est d’ailleurs pour me recoiffer (ou plutôt pour attacher les mèches de cheveux mouillées par le nez qui coule et durcies par le gel, qui fouettent le visage telles des baguettes) que je m’arrête un moment avant le replat face au Wildspitze (où est prise la troisième photo). Et là, ma boulette du raid : souhaitant enlever la capuche de la goretex et le bonnet pour me recoiffer donc, je déclippe mon casque et…. le laisse partir sur le glacier !!! heureusement celui-ci n’est pas très pentu à cet endroit et Rémi descend me le récupérer, quelques mètres plus bas… Merci Rémi ! Reste de l’ascension sans embuche, piano piano (on commence à sentir l’altitude), au rythme de la foule, la tête un peu ailleurs d’ailleurs, tant et si bien que je ne réalise que plus tard que la Princesse nous a laissé filer, et qu’elle amorce, un peu plus bas, une ligne courbe qui ne suit pas notre traversée vers le col en bout d’arête SW. Vent a décorner un taureau au-dit col, dépeautage technique, et ascension de l’arête finale en mixte. Nous nous retrouvons seuls un moment au sommet (pas longtemps). C’est magnifique, sentiment de plénitude d’être là, avec cette vue a 360°, dommage que Princesse ne soit pas avec nous : nous regrettons tous de ne pas l'avoir plus motivée à nous suivre, cela aurait été une belle apothéose pour son dernier jour.
Nous la rejoignons sur le glacier, et c’est une descente magnifique que nous entamons : ce glacier de Taschachferner, avec ses nombreux séracs, est incontestablement le plus beau paysage (les Anglo-saxons diraient le plus « dramatique ») de tout le raid (avec le Fineil Spitze). Descente magnifique disais-je, qui se termine dans un champ de crocus pour le pique-nique… J’arrive en bas épuisée, mais aux anges tellement c’était beau !

272640

Jérome

Je n'y croyais pas trop à atteindre ce beau sommet, car mon réveil nocturne m'avait fait entendre un sacré vent levé vers les 3h jusqu'à 5h au moins, et accalmie pour le réveil des autres. Au départ on se croirait dans une compèt, des groupes de 5, 10 et même 20 personnes se suivent vers un seul but.
Sous le col le vent se renforce comme pendant la nuit, on ne traine pas comme le dit Sandrine. Le frileux que je suis décide même de monter avec la doudoune, pas envie de se cailler et d'être obligé de me changer là-haut. La dernière arête est sympa (le rocher n'abime même pas nos frêles crampons alu si on avance sur des coussins ;)). Un instant avec personne au sommet quelle chance, et qq photos vite et bien faites du groupe sans Princesse. On a monté les skis avec Rémi histoire de dire qu'on a chaussé presque au sommet, la face W est bien dure avec accroche correcte et le ski est moyen.
Ensuite c'est pas décaillé, mais le plus beau paysage de la semaine va s'ouvrir à nous : ah oui une belle ambiance de séracs bien balaises, ça change des glaciers plats précédents ! On est obligé de s'arrêter tous les 3 virages pour les photos… Le long passage moquette tip top sous 3000m est bien apprécié :) et nous sommes surpris par l'enneigement encore correct sur la piste vers Mittelberg (on va pouvoir arriver au car skis aux pieds !), le skating n'est pas si abominable que pressenti.
Les crocus marquent la fin de semaine pour moi, nous quittons le gros de l'équipe et en profitons pour terminer la fiole d'hysope avant le retour à la vie en bus et train. Dernier dîner très "décalé" dans un resto très chicos d'Innsbruck en collant/crocs… Merci la vie pour ce très beau raid que l'on peut conseiller ; nous avons presque (sauf 1h au départ d'Obergurgl) évité tous les secteurs de remontées mécaniques, et le programme assez flexible s'est bien adapté aux conditions avec un gros zeste de chance.

Loïc

Mes coéquipiers ont à peu près tout dit. Cette journée est vraiment l'apothéose de ce superbe raid, tant pour la vue époustouflante au sommet, qui nous permet une nouvelle fois de visualiser l'itinéraire parcouru et les sommets visités, que pour la descente extraordinaire du Taschachferner. Sans doute une des plus belles descentes à ski sur glacier que j'ai pu faire. Même les 4 kms de plat, qu'on craignait de voir déneigés, ne sont pas si galère, et même plutôt ludiques en skating (j'ai bien fait de m'entrainer un peu cet hiver).

Rémi

Il a dit sehr gut. Ah m… il a dit sehr gut !
Les deux précédentes fois où un gardien nous a annoncé une météo sehr gut, ça a failli finir en eau de boudin.
Il a dit sehr gut. On reporte ? Non, on y va. Mais… il a dit sehr gut. Tant pis, on y a.
C'est plus qu'anxieux que nous abordons la montée.
Et là, regarde, il y a un nuage ! Non, c'est le sac à peaux de Pierre. T'es sûr ? Il a pourtant dit sehr gut…

A défaut de nuages, c'est un vent en rafales qui entrave notre progression. Et plus gênant que le vent, des skieurs à tire larigot. Ça fourmille, ça se suit face contre fesses sur des hectomètres, dans un mouvement inexorable vers le col. Inexorable, oui. Quelques pas sous le col, dans un espace aussi vaste que confortable - mes waters, à côté, on s'y perd - alors que je pose mes bâtons pour mieux saisir mes skis, je vois un gant, suivi d'un bras et d'un bonhomme à l'autre extrémité, évacuer vers le bas les-dits bâtons afin de ménager au propriétaire du-dit gant un passage, qui sied forcément au gabarit d'un consommateur kilolitrique de Weissbier. Dans un allemand châtié… euh… avec un grognement bien français, je fais comprendre au bonhomme au bout du-dit gant que Non, ce n'est pas une idée sehr gut.

En dépassant le Hintere Brochkogel, alors que nous pensons avoir semé le gros… c'est-à-dire… la majorité des troupes, nous voyons affluer des skieurs de deux autres directions. Entre le vent et le flot des skieurs, il est difficile de rassembler ses esprits et son matériel au pied de l'arête. Commençant à douter de la signification de Wild Spitze, nous nous retrouvons soudain seuls… enfin rien qu'à six… au sommet. Durant la semaine, j'ai essayé de trouver des arguments pour que Princesse y soit aussi. En vain.

Puis nous descendons le Taschachferner. Toujours seuls. C'est exquis. On sort furtivement un appareil afin de saisir l'instant sans rompre le charme. Un magnifique souvenir à coup sûr. Des séracs. Un ciel d'azur. Et quelques nuages photogéniques. Tout bonnement sehr gut.

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