Djebel Sirouah : Tour et sommet J3
{{ '2010-04-14' | amDateFormat:"dddd Do MMMM YYYY" }}

Djebel Sirouah : Tour et sommet J3
{{ '2010-04-14' | amDateFormat:"dddd Do MMMM YYYY" }}

Application mobile

View and save your outputs directly on the field using the Camptocamp mobile application.

Licence

General

activities

quality: medium

Location

Rating

T5 

heights

elevation_max: 3300 m

elevation_access: 2300 m

height_diff: +1000 m / -1000 m

participants

BertrandSemelet, Trop long...cf commentaires ! Pour le sommet Agnès, Patricia et moi avec Omar.

weather and conditions


Fort vent et nuages menaçants bouchant le sommet au départ, puis alternance d'éclaircies et de bancs de brouillard mais restant sec jusqu'au soir. Froid, on a toujours gardé au moins 3 couches. Violente tempête la nuit suivante avec rafales de pluies à l'horizontale couchant les tentes...


Neige dès 2800m en versant N, évitable à la montée en restant sur les épaules, mais pas à la descente. Un peu juste en baskets de trail, mais Omar et Agnès mieux équipés m'ont bien marqué la trace et avec un caillou pointu dans les mains et en serrant un peu les fesses ça passait quand même.

Le passage rocheux terminal, dans le brouillard et balayé par un vent glacé, était en partie couvert de verglas...la corde fixe à G était inaccessible, j'ai un peu hésité avant de m'engager dans le passage de D qui est finalement assez franc.

timing

6h - 14h30 yc de bonnes pauses.

personal comments

Suite de J1 et J2

Le Djebel Sirouah, au coeur de l'Anti-Atlas, est une destination idéale de voyage-randonnée en famille : dépaysant tout en restant (raisonnablement) facile d'accès, idéal pour concilier "véritables" étapes de marche et présence des enfants grâce à la logistique muletière, parfaitement adapté aux vacances de printemps (saison à laquelle l'Atlas éclate de couleurs), à la fois minéral et un peu alpin dans sa partie centrale mais aussi bien humanisé dans son pourtour...

Au rang des effectifs donc, les familles Semelet et Delavy en mode multi-générationnel, de 5 à 70 ans : Agnès et moi, mon papa François (70 ans) et nos 2 petits diables Cécile (9 ans) et Arnaud (5 ans). Coté belle famille Patricia, Cédric et ses 2 gamins (et donc cousins de Cécile & Arnaud) Léonard (7 ans ) et Valentin (6 ans). Plus bien sûr nos accompagnateurs berbères dont Omar le guide, un puits de science botanique et géologique comme nous n'en avons pas rencontré souvent, et Lahcen le cuisinier le plus sympathique et le plus doué entre Tanger et Ouagadougou...

A même pas encore 9 ans Cécile est déjà une quasi vétérane de ce style de voyage puisque nous l'avons déjà emmenée sur la traversée du M'Goun et la traversée du Simien éthiopien...mais pour Arnaud et ses 2 cousins il s'agissait d'une première. Les 4 enfants avaient 2 petits ânes à se partager, mais en cas de besoin ils pouvaient monter à deux dessus, il n'y a donc jamais eu de souci. Comme d'habitude dans ce genre de voyage, la part âne/marche à diminué au fil des jours, la curiosité du début faisant place à l'entraînement acquis petit à petit. Le froid glacial que nous avons connu sur la 2ème moitié du séjour était également une bonne motivation pour trotter. Mon valeureux père, sur lequel les années semblent ne pas avoir de prise, a également suivi sans difficulté...le bonheur de randonner avec ses petits-enfants y était sûrement pour quelque chose.

Le matin du "grand jour" du sommet s'annonçait plutôt mal : froid, venteux, et bouché au delà de 3000m. Le vieil adage de mon compère-guide berbère Mohammed Ait Bahassou semblait une nouvelle fois se révéler exact : "Le Maroc ? Un pays chaud où il fait froid...". Il a d'abord fallu persuader Cécile de renoncer à nous accompagner - tous les arguments qu'on lui avait opposés la veille au soir (c'est trrrrès long, trrrès dur et trrrès raide pour une poussinette, tu sera épuisée mais on ne pourra plus faire 1/2 tour, les ânes ne seront pas avec nous, le casse-croute sera frugal...) n'avaient pas suffi à vaincre son entêtement à suivre coûte que coûte ses parents "dans la haute montagne". Mais le matin du départ, avec le risque d'essuyer une véritable tempête là haut, on ne lui a pas laissé le choix, et elle a sagement suivi le reste de la caravane qui rejoignait le camp suivant par un itinéraire de vallée.

C'est bien sûr l'étape la plus "alpine" du circuit, le sommet est tout de même plus escarpé que ce l'on avait pensé, et j'ai bien failli capituler devant le piton sommital auquel le mauvais temps avait donné un petit air de Patagonie. La descente au pied des grandes tours jumelles de basalte dites des Tiqwine est vraiment de toute beauté. Le camp du soir aux Bergeries d'Iriri (qui ne sont en fait habitées que l'été) est le plus spectaculaire du trek, sans parler du goinfrage aux "biscuits berbères" (= beignets bien dégoulinants...) que Lahcen avait orchestré pour le retour des héros du sommet.

Mon beau-frère Cédric (en pleine préparation de sa saison de trails, mais qui était gentiment resté avec ses 2 fistons plutôt que de nous suivre au sommet) a préféré renoncer aux biscuits berbères pour remonter presque jusqu'en haut en footing en fin d'après-midi...et il était quand même de retour pour le tajine du diner...quelle santé ! Et dire que j'étais presque comme lui il y a 15 ans...sniff. Pour finir, c'est quand même lui qui s'est sacrifié pour dormir sous la tente (la seule pièce ouverte de la bergerie ne pouvait pas tous nous contenir), pensant il est vrai au départ faire une bonne opération. La pluie écossaise qui couchait la tente sur lui sur les coups de minuit lui a sans doute fait regretter son choix. C'est moi et mon père qui nous y collerons la nuit suivante...avec l'arrivée de la neige...mais ceci est une autre histoire.

Associated routes

Associated articles

Associated xreports

Comments

No thread yet?

Log in to post the first comment

No thread yet?

Log in to post the first comment

{{::post['created_at'] | amUtc | amLocal | amTimeAgo}}
  • de
  • es
  • en
  • eu
  • it
  • ca