Tour de Famelon : Versant E, par les Combes E
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General

activities

frequentation: some

condition_rating: average

quality: medium

Rating

2.3
PD

heights

elevation_max: 2138 m

elevation_access: 1338 m

height_diff: +800 m / -800 m

Access

access_condition: snowy

snow

elevation_up_snow: 1338 m

elevation_down_snow: 1338 m

weather and conditions


Beau et chaud (environ 12°c à Montreux).


  • La route est enneigée 100m après la bifurcation "bas du télésiège - route de la Pierre à Moëllé". L'accès est interdit aux non riverains, comme l'annonce le panneau "interdiction de circuler" dans le contour au-dessus de la scierie... Les amendes seraient de CHF 100,- et l'un des paysans dénonceraient les contrevenants à la police selon des skieurs locaux rencontrés au sommet de la Tour de Famelon.
  • Neige : de 2 à 10cm de transfo très humide sur tout le parcours et tous les versants, sauf en NE-NW où c'est moins humide et crôuté en surface.
  • Activité avalancheuse : plaques de fond en tous versants ensoleillés sur les sommets visibles du coin.

timing

10h45 > sommet 13h45 > retour 15h45

personal comments

ThomasR

En véritable suissesse, j'ai laissé la voiture juste avant le panneau d'interdiction générale de circuler a écrit rhodos le 9 mars. Devrais-je dire qu'en véritable Français, je suis passé outre le panneau et que je me suis garé devant la dernière ferme là où la route n'est plus déneigée...? Il faut dire qu'en quittant Montreux à 9h00, en devant faire de l'essence, acheter des bouteilles d'eau (ma pipette à moisissures ayant rendu l'âme), puis en cherchant le bon chemin parmi tous ceux qui mènent à différentes fermes ou se finissent brutalement par une belle couche de neige, lorsque nous avons enfin trouvé le bon, nous nous sommes parqués sur un petit dégagement où nous ne gênions pas. Et étant la seule voiture un jour de semaine, nous avons évité la "prune".

Pour avoir fait le tour intégral des trois tours (Aï, Mayen, Famelon) depuis Leysin en redescendant sur Hongrin il y a de ça 10-11 ans au printemps, et pour bien connaître les pistes de Leysin, j'avais envie de retourner là y faire du ski, pour jouir de ce paysage calcaire préalpin, et profiter du panorama sur les Dents du Midi, le massif du Mont-Blanc, et au loin mon Canigou à moi, le Suchet...

Malgré une neige humide lourde et une température élevée, c'est sans problème que nous nous sommes élevés vers la Pierre du Moëllé. Sous l'alpage, nous hésitons à joindre la crête, ou à tenter le passage par les Combes. Nous choisissons cette option, qui a défaut d'offrir une vue sur le Col des Mosses permet de s'élever dans une sorte de canyon chantourné fort pittoresque, avec en point de mire la belle face E de la Tour de Famelon, qui semble alors tout sauf aisément accessible!

Au sortir des Combes vers le S, nous émergeons sur un replat où repose un chalet. Puis nous nous dirigeons vers le collet N de la Tour de Famelon : un petit passage raide (45° sur 3-4 mètres environ) heureusement en neige meuble est l'occasion de photos où le ridicule l'emporte sur l'élégance. Le collet passé, c'est sous les pentes W de la Tour (pente maxi mesurée à 38° sur 100m) que l'on avance espacés et prudents, craignant une coulée de neige humide. Vers la selle S, nous apercevons quelques personnes au sommet, dont les skis sont plantés dans la pente SW donnant accès au sommet. Près de ceux-ci, nous déposons nos paires, quand nos prédécesseurs redescendent. S'engage une discussion sympathique d'une dizaine de minutes, où nous apprenons le tarif de l'amende pour non respect de l'interdiction de circuler... Il n'y a plus qu'à espérer avoir de la chance en semaine.

3 heures après le départ et une ascension tranquille, nous sommes à pied au sommet, où Agnès brave les éléments : la boite du livre du sommet est en effet parfumée d'urine de chien semble-t-il... La pause est rapide parmi les chocards à bec jaune avec un petit vent de S rafraîchissant. La descente s'amorce, d'abord à pied. Tiens! une boucle de chaussure sur la neige. Je rejoins mes skis laissés 20m sous ceux d'Agnès, je chausse, et descend la petite pente SW pour gagner la selle, où j'attends Agnès. Qui met du temps à chausser avant de finalement descendre. "J'ai pété une boucle de ma chaussure. - Ah? J'en ai vu une dans la neige sous le sommet. Tu veux remonter? - Non." C'est le weekend casse, on dirait...

La descente se poursuit dans une neige de plus en plus humide, lourde, et pénible à skier. Une pause s'avère indispensable... dans un restau sur les pistes, avec une part de gâteau! Puis après un court passage sur les pistes damées où la neige est juste correcte, on s'offre une descente de 50-100m dans un petit raidillon N où la neige est bonne! Oui, vous avez bien lu! Il faut enfin traverser un ruisseau. Agnès s'arrange pour le faire à l'endroit où le lit est le plus large et les berges les plus hautes et raides, comptant bien sûr sur mon aide. Heureusement que je sais être urbain en toutes circonstances...

Quelques minutes plus tard, retour à la voiture, descente sur Martigny où tout est fermé pour cause de Saint-Joseph (pas le vin), puis montée sur Arolla pour un weekend ski d'anthologie (il paraît).

Princesse de la Meije

3 jours ! 3 jours de week-end chez les Helvètes, à 2 et à 40, 3 jours de skis, de neige, de soleil….. enfin tout ça, c’est en théorie, c’est sur le papier… car dans la réalité…. Le week-end fût bien différent !
Arolla étant le bout du monde, il était plus judicieux de soit covoiturer ce que certains firent, soit de partir en train, ce que d’autres firent jusqu’au bout sans jamais flancher, soit de partir dès le jeudi soir pour éviter le covoiturage, découvrir Montreux la nuit, et s’offrir une sortie à 2 !

Tout juste le temps de rentrer du travail, de boucler le sac, de commander une pizza au resto d'en face, et Thom était là! La pizza, gardée précautionneusement au chaud, avec un léger goût de plastic brûlé dû à un léger oubli, fut avalée avec délectation puis il était grand temps de prendre la route! Nous étions censés arriver à l'hôtel avant 23h à Montreux, mais à 21h00 nous partions tout juste! Un rapide coup de téléphone au gentil concierge Helvète, que je reconnu - parlant le Suisse couramment - grâce à son accent, nous indiquât la drôle de procédure à suivre en arrivant à l'hôtel pour accéder à notre chambre une fois l'heure fatidique dépassée!

Après quelques fausses indications à Thom afin de vérifier ses connaissances du terrain, nous prîmes la route de bord du lac, qui n'est pas tant au bord du lac que ça, et qui la nuit de toute façon ne nous permit pas de voir grand chose! Qu'importe, nous faisions marcher souvenirs et imaginations, chacun à des degrés différents, l'un compensant l'autre.
Le temps s'était écoulé, tranquillement, au rythme de la douce conduite de mon chauffeur et nous arrivâmes à Montreux à l'heure où le boulanger Helvète fait cuire les croissants et embaume les rues de ses parfums sucrés. De croissants, nous n'eurent que les odeurs alléchantes.

Nous avions choisit de dormir à Montreux afin d'être plus près le matin du départ de la rando et ainsi de se lever moins tôt. Cependant, nous avions prévu un départ ski au pied vers 9h, et en fait nous avions quelques peu abusé du « moins tôt »!
Nous n'étions dans la recherche que d'un seul exploit, celui de nous faire plaisir, si tant est que cela puisse être un exploit tellement il était facile alors pour nous en cette belle journée de mars de nous combler de joies!

Le soleil était déjà haut et chauffait suffisamment lorsque nous démarrâmes notre rando du tour de la Tour de Famelon, après avoir essuyé quelques déboires de pipette fuyante, de recherche de bouteille d'eau, où plus exactement de magasin susceptible de vendre cette denrée déjà si précieuse, et de point de départ de notre rando!
La crème était de rigueur et la température augmentait plus vite que notre ascension. Thom n'y tenant plus, il commençât par se dévêtir, jusqu'à se retrouver en chaussette et caleçon dans la neige! Par chance, nous étions seuls. Pas âmes qui vivent à des kilomètres à la ronde, malgré la proximité de la station de ski de Leysin, par laquelle nous avions prévu de boucler notre tour!
Le chrono tournait, la neige était lourde mais la pente ne se décidait guère à augmenter son inclinaison et restait relativement plate.
Notre douce progression nous permettait de profiter pleinement du paysage, de reconnaître au loin les sommets du massif du Mont-Blanc, de faire des photos et plein d'autres choses encore..…
Après avoir quelque peu louvoyé dans la combe et avoir enfin pris un peu d’altitude, nous arrivâmes sur le plateau au pied de la face Est de la Tour, juste devant le « Château Commun ». Nous eûmes bon faire le tour de ce soit disant château, fort esthétique au passage, la porte d’entrée ne semblait pas accessible et nous ne trouvâmes pas de coin pour nous abriter du vent qui avait forcit !
Thom résista encore un peu avant de vouloir se rhabiller. Faut dire qu’avec son petit collant sur ses frêles jambes, il me donnait froid ! Puis la paroi, de près paraissait immense, allait nous cacher du soleil le temps d’une courte traversée ascendante. Vers la fin, une pente au demeurant très raide se dressait devant nous ! Si nous voulions poursuivre, nous devions gravir cette pente de neige, étroite et raide ! Je tentais de faire un semblant de trace, et m’essayais tant bien que mal aux conversions. L’envie d’enlever les skis s’envola en voyant la quantité de neige accumulée et en entendant le rire moqueur de Thom un peu plus bas devant mon style dans les conversions. Une fois « sortie » de ce délicat passage engagé, je m’installais confortablement de façon à pouvoir admirer les prouesses techniques et Thom et immortaliser le cours de conversion qu’il allait me donner….
Nous débouchâmes en face Ouest, à l’abri du vent et en plein soleil, sous les pentes raides de la Tour. L’accès au sommet se faisant par le collet Sud, il nous fallait longer cette face. Le paysage était très différent et nous avions l’impression d’être seuls au monde.
Sous le collet Sud, le vent refaisait surface et des bruits de voix venaient flotter dans mes oreilles ! Thom n’avait pas parlé et je ne voyais pas âme qui vive ! Je m’abstenais d’en faire la remarque à Thom, de peur qu’il me prenne pour une folle, prenne se skis à son cou et parte à toute vitesse, me laissant là sur place comme une âme en peine ! !
Une, puis deux et enfin 3 paires de skis plantées dans la neige sous la pente finale d’accès au sommet me réconfortèrent au plus au point ! Je n’avais aucun lien de parenté avec Jeanne d’Arc !
Nous nous apprêtions à crapahuter pour atteindre le sommet, lorsque les propriétaires des skis, des Suisses, au doux accent que j’affectionne tant, descendirent. Nous entamèrent une longue discussion durant laquelle nous apprirent que nous avions bravé l’interdiction de circuler et de stationner ! La rando risquait de nous coûter cher, mais il était sans doute déjà trop tard ! Aussi continuâmes-nous notre grimpette jusqu'au sommet où un vent violent nous attendait, renforçant les odeurs d’urine, qu’un animal humain ou à quartes pattes, avait par mégarde laissé sur la boite du sommet que j’avais prise à pleines mains pour inscrire nos noms sur le livre du sommet !
Après un rapide casse-croute, nous regagnâmes nos skis laissés en contrebas à l’abri du vent, les miens un peu plus haut que ceux de Thom, pour ne pas avoir trop à marcher dans la neige et pour grappiller quelques virages supplémentaires !
Thom regagna ses skis, plus bas donc, et me laissa, oui tout à fait m’abandonna là seule sur place ! Certes, il ne savait pas encore les conséquences d’un tel acte de sa part !
Le pied droit ajusté dans la chaussure, je me penchais pour m’occuper de l'autre pied, le gauche donc, quand quelque chose m’interpella ! Il me manquait une boucle ! J’appelais Thom, réaction ici un peu idiote en soit, puisque je ne vois pas bien ce qu’il aurait pu « faire » pour moi… à ce moment là ! Puis voyant que le vent ne portait point mes mots dans la direction des oreilles de Thom, je serrais tant bien que mal l’autre boucle de la cheville et entamais la descente, pas franchement sûre de moi, le pied gauche un peu trop l’aise dans la chaussure pour bouger à souhait ! En arrivant sur Thom, je lui narrais ma mésaventure, lorsque, tout sauf charmant, le jeune homme me répondit que justement, c’était bizarre, mais il avait trouvé plus haut une boucle dans la neige, c’était interrogé sur la présence de cette dite boucle, mais n’avait rien dit et l’avait laissé sur place, ne voyant pas d'utilité possible de cette boucle ! De toute manière, vu ce qu’il restait, c’est-à-dire rien, nous n’aurions rien pu faire de cette boucle sans rivet !
Nous continuâmes notre descente dans une neige… où l’heure était quelque peu trop tardive et où il était difficile de faire un semblant de virage !
Nous rejoignîmes un bout des pistes de Leysin, où trônait un charmant café d’altitude. Nous ne pûmes résister à ses énormes desserts et repartîmes retrouver notre voiture…là où nous l’avions laissé, et sans le moindre coût supplémentaire !

Nous rejoignîmes Arolla et notre bande de joyeux c2cistes !
Ma chaussure fut examinée sous tous les angles, mais aucun ne trouva une solution pour obtenir un semblant de serrage pour la sortie prévue du lendemain, et dans le seul magasin d’Arolla on me proposa de repasser le lendemain matin…

Le lendemain, une sortie avait été planifiée, avec quelques variantes possibles, c’est-à-dire plus ou moins longue, ce qui nous allait très bien !
Sauf que Thom, pour une raison qui m’échappe encore, décida de ne point fermer l’œil de la nuit, ce qui n’est point aisé pour dormir ! Pendant que je jouais à la perfection à la marmotte en hibernation, lui se prenait pour une crêpe, et lorsque le réveil sonna à 6h00 et qu’il déclara : « moi je dors ! » je sentis tout de suite qu’il n’y avait pas matière à discuter ! Soit je déguerpissais sans faire de bruit, soit je restais sans faire de bruit également ! Je préférais rester dans la chaleur de ses bras et me rendormis sans la moindre difficulté!
A 10h30, lorsque bons derniers, nous descendîmes prendre notre petit déjeuner, le patron nous houspillât, puisque, n’étant point « blessés » nous aurions dû déjeuner en même temps que tout le monde ! Qu’importe, Thom allait rapidement remédier à ce petit détail !
Requinqués par les quelques heures de sommeil supplémentaires et l’estomac bien rempli, nous nous préparâmes pour une petite, mais alors petite rando, vu l’heure tardive ! Les sacs étaient prêts, il ne restait plus qu’à choisir la rando ! Thom se retourna pour attraper son clinomètre, du moins tenta un retournement d’une partie seulement de son corps, et là il ne fût alors plus question de rando ! Il fallut improviser une séance de massage puis pour garder le tout au chaud j’imposais une sieste !
D’heure, il n’en était plus question !
Etant venu au bout du fin fond du Valais, il nous fallait quand même sortir un minimum pour voir à quoi ressemble ce haut fond de vallée !! Chemin faisant, nous rencontrâmes la « jeune fille blessée », qui histoire de « finir » son genoux, avait choisi de s’enfoncer dans la neige molle au lieu de rejoindre Arolla tranquillement sur le chemin damé pour raquettistes.
Je fis connaissance de Piu et nous passâmes une agréable après-midi devant un déjeuner à l’heure du goûté !

Au retour, nous retrouvâmes les skieurs qui racontaient des histoires à dormir debout et surtout de descente sur un seul ski! De ce que j'en avais compris, ils avaient fait un concours à celui qui cassera le plus de skis pour agrémenter leur sortie où peut être était-ce une astuce pour ce faire offrir une nouvelle paire de ski!!

La route pour rentrer sur Grenoble, puis sur Montélimar pour Thom étant longue, nous avions choisi l'option culturelle à Martini plutôt que sportive sous la pluie! De fait, personne ne sorti les skis le dimanche.
Nous avions accepté avec joie l'invitation, à moins que ce soit nous qui nous étions invités, de David et Piu, à manger d'exquis cookies maison tout justes sortis du four! S'en suivi un bon diner qui au final nous fit prendre la route de Sallanches tardivement!
Thom ayant conduit jusque là, et devant encore faire seul la route entre Grenoble et Montélimar sous la pluie, je pris le volant, de nuit, sur une route mouillée et sinueuse! Des gorges de l'Arly, je ne vis que les 30cm de bitume éclairés par les phares de la voiture.

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