Cirque de Gavarnie - 3ème Étage : Aloïs
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General

activities

condition_rating: average

quality: medium

Rating

ED   5+    IV 

heights

elevation_max: 2950 m

elevation_access: 2600 m

height_diff_up: 350 m

participants

FMJ, Le Cycliste

weather and conditions


Ciel se voilant le matin avec température douce s'installant en cours de journée. Rentrée du mauvais temps en cours d'après-midi avec neige puis bourrasques.


Départ 1h30 depuis Gavarnie Village. Il fait frisquet avec un regel satisfaisant. Montée tranquille avec des sac bien lourds.

Ascension du 1er étage par Freezante qui coule un peu mais rien de très gênant. 5h30 sur la première banquette dont les traces présentes le week-end dernier ont disparu. En lieu et place, on a droit à une neige cartonnée bien pénible mais qui enfonce au max à mi-mollet. Montée du 2eme étage via Mitologico qui est lui aussi en bonnes conditions. Il n'y également plus de trace dans la banquette supérieure, avec toujours un neige tôlée d'autant pénible que ce coup-ci on enfonce quasiment jusqu'aux genoux. Cette montée prend plus de temps et d'énergie que prévue.

Départ dans Alois sur les 9h-9h30 en prenant la première longueur en glace qu'on nous a conseillé de prendre plutôt que la vire qui est difficilement protégeable. Du bas ça paraît court et débonnaire, mais en fait il y a un petit reta en dévers bien con à négocier. Relais sur spit sur la vire avant l'attaque du dièdre.

Initialement on avait prévu que le 1er laisse son sac et tracte les deux sacs depuis R1. Tactique impossible à appliquer car le relais de la vire du bas est bien trop décalé et le frottement du petit "toit" serait trop important. Donc faut se farcir les sacs. Pas de pb en soi dans le dièdre déversant, le cheminement est évident et il y a pas mal de points en place (2 spits et 5 clous). Le rétablissement du mini-toit sur la vire ascendante est peu commode du fait de la présence d'une plaque de neige. Première utilisation de la statique. La remontée de la vire jusqu'au relais est facile.

Dans L2, je vais patater un bon moment sur le départ. Tentative en libre sur la droite mais au bout de 3m, une plaque de neige dure recouvre toute éventuelle prise. Pour du 6a, je trouve ça un poil space (d'autant plus que le relais est constitué d'un spit de 8 et un piton foireux). Finalement, ça passera tout droit en s'aidant de la stat (dont il ne reste que l'âme ....). Réta bien con sur la vire avec rocher complètement délité et neige molle. Le spit est le bienvenu ! La traversée est du même tonneau, avec l'assurage très virtuel de la stat. Redépart dans du déversant. Pas de pb jusqu'au spit à mi-hauteur mais les 6m suivants n'ont aucun point : faut y aller en libre ou faire confiance à la stat. Comme les bras commencent à s'en ressentir, que le sac pèse et qu'il reste la section de glace à négocier, je cède à la facilité en serrant les fesses. Avec pour récompense, un joli relais à 2 spits, bien suspendu et bien inconfortable.

15h : la section d'artif est dernière nous et on va pas la pleurer ! Près de 4h30 pour la franchir : pas de doute on est vraiment pas des pros de l'artif et on y a laissé pas mal de cartouches.

Place donc à la glace, alors que les crampes (conjonction des efforts et de la déshydratation - pas facile d'emmener 3L de flotte quand on a déjà 12 ou 14kg sur le dos) viennent titiller les avant-bras. Mais quand faut y aller .... Bref je m'y recolle. Et quel départ plein gaz mes enfants ! Et pour un 5, c'est une bon gros 5+ tapant dans les 85-90° qui ne se couche qu'au bout de 40m (pour se redresser ensuite). Un de mes plus beaux souvenirs en glace. Avec la trouille de se prendre un vol dans les 20 premiers mètres car une fois pendu comme un cochon dans le dévers, walou pour se remonter !

Malheureusement la glace est en glace-neige particulièrement piégeuse : plusieurs fois les pieds partiront. Avec les crampes et la fatigue générale, rien de mieux pour stimuler le trouillomètre. Et avec cela, le mauvais temps s'est subrepticement invité de la partie. Pour l'instant il neige mais les spin-drifts et les bourrasques ne vont pas tarder. Je pense avoir mis une heure dans cette longueur et ai une pensée compatissante pour Thierry qui est suspendu comme un jambon tout ce temps-là! Lui aussi arrivera un peu éprouvé de cette longueur mais ça ne l'empêchera pas de partir dans la suivante, encore plus pourrie. Arrivés à R4, il est 18h et il nous reste 25-30m pour sortir sur la 3eme banquette. Le froid qui est tombé, les bourrasques qui s'intensifient, la fatigue et le souhait de tirer des rappels dans des conditions de sécurité correctes nous font renoncer à cette toute dernière mini-longueur.
Et c'est parti pour descendre 1500m dont 13 rappels. Pas de pb jusqu'à la 1ere banquette mais à partir de là, la neige commence à être bien pourrie et nous oblige à ôter les crampons qui bottent l'enfer. Chose rare, on est obligé de faire un rappel dans le coulé de Fluide. Et à partir de là, ça va être une douche ininterrompue tellement Fluide ruisselle. On arrive donc sur les 22h au pied du 1er étage, trempés comme des soupes (c'est visiblement l'année de la douche cette saison) mais contents et vivants. Encore faut-il se taper le retour en voiture sans succomber au syndrome "sortie de boîte de nuit".

Arrivés à la casa, il est minuit : ça fait 24h qu'on est parti et il est temps d'aller faire un dodo bien mérité !

personal comments

Chapeau bas aux ouvreurs !

L'enchaînement dans la journée est un sacré marathon en soi. Et mieux vaut bien maîtriser en artif pour gagner pas mal de temps et ne pas se cramer inutilement.

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