Vignemale : Couloir de Gaube
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Vignemale : Couloir de Gaube
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Licence

General

activities

condition_rating: excellent

quality: medium

Rating

TD-     IV 

heights

elevation_max: 3298 m

elevation_access: 2500 m

height_diff_up: 600 m

snow

glacier_rating: easy

participants

Rozenn, Le Nanard de PdeC à Manivelle, Patrick Jeandidier, Aurore, Oursenpluche, Bégonia, la marmotte qui siffle

weather and conditions


De rêve


Excellentes mais c'est sec (hélas)

timing

(temps des cordées 1 et 2)
Approche à la rimaye:1h40 et 1h30
Couloir:3h15 et 4h
Descente: 2h20

hut_comment

personal comments

[u]Aurore:[/u]

[i]Une course mythique dont je rêvais depuis un bout de temps,
Nous en avions parlé il y a quelques temps,
L'organisation se fit en peu(?) de temps,
Nous espérions peut-être le remonter ... ce temps?[/i]

Ça avait plutôt mal commencé ... Des aventures Made in Rozenn qui ne peuvent arriver qu'à elle seule. Nous nous étions tout de même retrouvés à Cauterets ce 16/03, prêts à en découdre avec cette course dont rêve tout pyrénéen. J'étais assez impressionnée et inquiète. J'appréhendais assez le niveau physique de la course malgré une préparation de longue haleine.

Nous sommes ensuite montés au refuge des Oulettes. C'est une "balade" à elle toute seule cette montée. Mais elle a l'avantage d'être enchanteresse, du moins pour moi. Il y a d'abord la traversée de la forêt, essentiellement des hêtres au départ puis des conifères majestueux aux troncs énormes. Puis le lac de Gaube avec le massif du Vignemale en fond. Fermez les yeux et imaginez le tableau ... Une vraie carte postale, une invitation au voyage ... On monte ensuite jusqu'au refuge en traversant les derniers bosquets puis de longues étendues planes. Ça aurait pu être pénible et monotone, surtout en considérant la consistance de la neige après une journée au soleil, cela ne le fut pas. Il y avait la compagnie des quatre ... Il y avait les cascades alentour ... Il y avait le Vignemale qui se rapprochait ...

Au refuge, nous étions une quinzaine: Des skieurs et des pyrénéistes trans-frontaliers. Rémi Thivel, guide de haute montagne, revenait du couloir ce qui nous permit d'affiner quelque peu l'itinéraire et d'avoir certaines réponses à des questions délicates. Car, voyez-vous, les topos lus et les commentaires entendus datent d'un temps où le glacier d'Ossoue était encore entier et alimentait le couloir comme il se devait. Mais les temps ont bien changé depuis et une petite mise à jour ne nous fut pas de trop. Nous avions heureusement friends et pitons à disposition.
La soirée fut festive et fébrile. Le chronomètre tournait et la tension montait chaque fois un peu plus. Pour moi du moins.

Après une courte nuit, nous sommes partis du refuge en direction de la rimaye (N'en déplaise à Force Roz, prononcez rimaille ... contexte oblige). Il faisait doux et les étoiles scintillaient. Rozenn et Bernard formaient une cordée et mon Nours, Patrick, Bégonia et moi la seconde. Bégonia? Ouiouiouiouioui, elle était là, vachée à mon baudrier. Elle avait séduit tous les mâles du refuge avec sa bonne tête et son sifflement. Dés le début nous fûmes doublés par deux bolides, des gars du PGHM. J'eus un petit flash-back jusqu'à 2 jours en arrière, quelque part du côté de l'Ariège ... Ils s'éloignèrent aussi vite que le binôme gendarmesque.
L'approche fut assez pénible mais en partie facilitée par la présence de traces voire marches faites par nos prédécesseurs. Nous avons trouvé rapidement le bon rythme pour nous synchroniser tous les 3. Patrick était devant et mon Nours derrière. J'eus le temps de constater que, finalement je réussissais à suivre le rythme sans trop m'épuiser. Pour l'instant ...

À la rimaye (rimaille), arrêt pour s'encorder. Elle était invisible mais nous la savions là. Force Roz et Nard partaient lorsque nous arrivâmes. Il avait été décidé qu'ils laisseraient les protections posées par Nard pour notre cordée. Nous optimisions ainsi au maximum afin d'avoir des sacs de poids correct.

Le lien de la cordée est vraiment quelque chose de magique et inexplicable. Parfois il marche, parfois non. Cette fois-ci il fonctionna.
Nous nous sommes élevés dans le couloir en corde tendue durant de nombreux mètres. Les marches plus ou moins taillées dans la neige dure nous aidèrent beaucoup. Nous avancions tous les trois régulièrement et sans nécessité d'arrêt. Punaise! Je continuais à tenir le coup sans être fatiguée !!!

Il y eut quelques ressauts de mixte (neige/glace et/ou neige/rocher). Et puis, la GRANDE difficulté, le point clef: Le bloc coincé. Nous observâmes Patrick batailler avec panache avec les éléments ... Cela promettait ... Il avait mis un piton peu avant celui-ci. Il nous fut impossible de le ressortir. Il restera donc en place pour les futures cordées. J'ai passé ce bloc en utilisant une technique fort peu élégante. Je me demande encore comment j'ai fait. Mes crampons ont ripé une fois sur le rocher. Puis je me suis retrouvée à califourchon dessus. Mon Nours a eu un peu le même problème mais est passé par une autre technique de sa connaissance.

Nous avons ensuite poursuivi en corde tendue jusqu'à la cascade. Elle est réduite à son strict minimum cette cascade. Un rideau de 2m de large et de 15m de long. Une partie peu pentue au départ et qui se redresse ensuite (du 4 alpin avec des marches). Je me suis dit que c'était dans mes cordes et ils m'ont laissé passer devant. La glace était très sèche, cassante. Heureusement, il y avait des marches! J'ai eu un petit moment de doute juste avant une petite traversée sur la droite. J'ai finalement résisté à mon envie de redescendre pour m'élever en direction du soleil. Et je suis sortie dans la lumière éclatante. J'étais sur le glacier d'Ossoue. Je l'avais fait !!!

Je récupérai ensuite mes 2 compagnons et nous avons célébré tous les 5 la réussite en buvant une coupe de champagne sur le glacier. Bégonia, qui s'était peu exprimée jusque là, siffla de nombreuses fois, de contentement je suppose. Nous étions tous heureux, de la course réalisée et du moment passé ensemble.

Je réalisais ensuite peu à peu que j'avais enfin accompli un de mes rêve, une sorte de victoire pyrénéiste d'une part et sur moi-même d'autre part. Je pensais aussi à ceux qui avaient ouvert cette voie mythique dans des conditions vestimento-techniques autrement plus basiques; et à ceux qui voudraient se chercher dans cette voie d'ici 1 an ou 2 et qui ne pourraient plus le faire, faute de cascade.

Il y eut ensuite la descente et le dîner dans un lieu assez surprenant. Mais ça, c'est une autre histoire ...

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