Cirque du Barbet depuis Los Masos de Valmanya: Balade au pied de la face Est du Canigou
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Cirque du Barbet depuis Los Masos de Valmanya: Balade au pied de la face Est du Canigou
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General

activities

frequentation: quiet

condition_rating: good

quality: medium

Rating

T3 

heights

elevation_max: 2460 m

elevation_access: 1014 m

height_diff: +1440 m / -1440 m

Access

hut_status: open_non_guarded

participants

Aurore

weather and conditions


Couvert. Mer de nuages à mes pieds mais temps gris. De la neige prévue en fin de journée. Le vent se lève à la mi-journée.


Neige dès 1200m et manteau continu dès 1600m (sur la piste).
Pas de neige sur le Barbet (complètement soufflé)

Dans la face Est, y a (un peu) de neige mais pas vu de glace. Faudra, à mon avis, attendre d'autres chutes de neige sauf pour les amoureux +++ du dri.

timing

Parking: 8h15
Piste: 9h45
Ras de Cabrera/Pause: 10h15
Cortalets/Pause(3h30 sans pauser): 11h45
Pied de la face Est (1h du refuge): 13h10
Voiture:16h45

personal comments

Ça faisait un bout de temps que je me demandais si la face Est était en conditions. Je n'y croyais pas trop (vu le vent qui a tout soufflé) mais, comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, j'ai décidé d'aller vérifier par moi-même.

Niveau météo ça le faisait plus hier donc, même si j'ai maudit mon réveil qui claironna à 6h en rêvant -façon de parler- d'une grasse matinée, je me suis levée. Route interminable avec plein plein plein de petits virages jusqu'à Los Masos. Disons que l'avantage d'y aller si tôt c'est qu'on peut couper certains virages ...

Départ donc à 8h15. Il fait toujours aussi froid au parking vu qu'ils n'ont pas (encore) fait de barrage sur la Lentilla et que le torrent s'en donne donc à coeur joie. J'ai eu un grand moment de doute avant de partir: Prendre les raquettes ou ne pas les prendre? Il n'y a pas eu de chutes de neige récentes (que je sache), mais je ne sais pas trop comment va être la neige ... Pour les skis, l'idée m'a traversé un instant l'esprit mais j'aurais dû partir de l'autre côté et suivre la piste (pas trop envie de porter pendant 500 ou 600m. Et puis, j'ai pas (encore) trop le niveau ...

Finalement je pars avec. Au mieux, je m'en servirai. Au pire, j'aurais fait un peu de portage. L'un dans l'autre je décide que je suis gagnante. Faut bien s'entraîner à porter et faire un peu plus de déniv qu'à Ma tour.

Le chemin n'a pas changé depuis le 31/12. Il y a cependant un peu plus de neige, ce qui rendra la traversée de certains tapis de neige un peu moins pénible. Je m'élève peu à peu laissant mon esprit vagabonder avec les fées (endormies elles) de la hêtraie des Patriques. Il y a une mer de nuages à mes pieds, influence maritime j'imagine.
Je débouche au Ras de cabrera après 1h30 de montée, temps classique. La piste est toute blanche. Je tente un instant sans raquette avec, dans un recoin de mon cerveau, le souvenir des gamelles du 31/12. Finalement, après moult enfonçages et quelques glissades, je chausse les raquettes et poursuis ma route en suivant les traces.

Je me pause avec un thé un peu plus haut. La vue est splendide! La mer de nuages cache toute la plaine et la Méditerranée. Il semble que seul le sommet du Bugarach ait résisté à la crue. Le Bugarach est, décidément, un refuge sûr en cas de besoin. Derrière moi, le "cirque" derrière la Porteil de Valmanya. Il y a des la neige mais pas tant que ça. J'aperçois la crête du Barbet complètement soufflée. Et moi, je suis seule dans cette immensité. Mais je ne me sens pas seule. Je ne me sens jamais seule.

Je repars en remontant la piste. C'est l'itinéraire conseillé en hiver et j'ai décidé d'être prudente. De toute façon, toutes les traces la suivent. Au fur et à mesure que je grimpe, les hêtres font place aux sapins. Monter par la piste est plus long (et monotone?) mais aussi plus agréable: Pas de pente raide, pas d'étendue calcinée. Je finis cependant par en sortir peu avant le refuge.
Il y a des traces qui partent sur la gauche, dans du raide. Je sais que je vais en baver (un peu) mais tant pis, je me lance! Je commence par me maudire d'avoir pris ce choix après une lutte acharnée avec la neige et les rhodos pour extirper ma jambe gauche qui a entièrement disparu dans un trou. Je finis par retrouver mon aspect bipède ordinaire mais au prix d'une couche de peinture blanche sur mon sac et moi-même. La suite est raide et ce, d'autant plus, que la "piste" tracée par mes prédécesseurs est un peu lisse. Pour l'accroche des raquettes c'est pas terrible. Je tente donc la technique "petit rat de l'Opéra" qui me réussit assez je dois le dire. En moins de temps qu'il n'en faut pour dire "anticonstitutionnellement" (enfin j'exagère un peu), me voilà au refuge.

Petit tour dans le refuge. Il est tel qu'on l'a laissé le 31/12. Je rentre un peu de bois à l'intérieur, histoire qu'il y en ait du sec si certains en ont besoin. J'étais bien contente d'en trouver le soir du réveillon, j'imagine donc que cela peut servir ... Je casse la croûte (traditionnel pain/saucisson/fromage/biscuit/clémentine/thé) face à la face Est. Ça m'a l'air effectivement bien pelé. Et pendant ce temps, les nuages sont stables et se tiennent sages. Le Bugarach continue sa résistance.

Je monte donc vers le Barbet. Il y a encore de la distance lors, on ne sait jamais ... La neige est globalement croûtée mais je m'enfonce tout de même par endroits. Je tarde environ 1h pour arriver au pied. Il y a en suivant la paroi du pic Joffre, quelques ressauts en glace mais c'est globalement pauvre (en neige ET glace). Le cirque est plein de neige et les traces se poursuivent jusqu'à la brèche Durier. Je m'arrête cependant à mi paroi, face au départ des Couloirs Escarra et Escarra-Deixonne. Punaise! C'est vraiment très très mixte cette histoire. Moi j'aime bien cela mais tout de même ... Ça sent l'affutage sévère des crampons après la course cela.

Bref, j'ai comme dans l'idée qu'il faudra attendre (encore) un peu. De toute façon, ça tombe bien: Météo France annonce des chutes de neige dès ce soir et demain. Et puis, je sens que le temps change. Il se lève un "petit" vent qui annonce du gros (mauvais temps). Je remballe mes clics et mes clacs et me prépare à la descente.

Pendant la descente, le vent forcit un peu et le froid s'intensifie. Je n'ai croisé jusqu'ici pas âme qui vive. Je me paie le luxe de quelques descentes skiées en raquettes et de quelques autres skiées sur mon royal postérieur. Je me sens bien, heureuse. Ce sentiment de paix me transcende. Jamais je ne me sens aussi vivante et heureuse que dans ces moments-là! Et la beauté du monde sous mes yeux ne fait qu'amplifier tout cela. Généralement (et ce fut le cas), c'est alors qu'il y a un petit bout de musique pour accompagner le tout. Arvo Pärt pour ceux qui connaissent.

Retour au Ras de cabrera et un constat terrible: le Bugarach s'est fait déborder. La résistance finit-elle donc toujours par céder? Pourtant, je sens bien que ces nuages (qui ont diablement noirci) viennent de la mer. Là-haut, le vent a forcit encore un peu et le ciel s'est plombé. Cette fois-ci, je crois bien que MF ne s'est pas trompé et qu'il va neiger. Tant mieux.

Je fais un peu de ménage (encore un mégot ramassé) puis je redescend. Arrivée au parking, je trouve les clefs que mon Nours a perdu le 01/01, bonne surprise. Je rentre dans mes pénates, Bégonia m'attendant avec (je le sais) impatience.

Et j'attends la neige et le froid ...

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