Cogne - Valnontey : Patri
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General

activities

frequentation: quiet

quality: medium

Rating

4 

heights

elevation_max: 1800 m

elevation_access: 1720 m

height_diff_up: 450 m

participants

Rozenn, Pascal

weather and conditions


Les récentes chutes de neige ont bien collé à la cascade (L1 nécessitait le chasse neige de poche)
Trop d'accumulations et des rafales de vent s'intensifiant nous ont contraint à faire demi-tour après L3.

personal comments

Chéri-chéri l’avait mauvaise (la mine) ; celle des « y’a longtemps qu’on n’en a pas fait » (de la cascade). Chéri-chéri était incolore au réveil, sans appétit au petit déjeuner et à poil au parking. Sa motivation était en effet telle qu’en ouvrant le coffre de la voiture, il avait découvert (avec soulagement ?) que son copain l’Inconscient avait oublié ses chaussures à l’hôtel. Inutile de tenter Patri en chaussures de randonnée : ça avait probablement déjà été répété. A la limite, une première en tong aurait été un objectif tentant mais Vallnontey était démuni de tout commerce distribuant ce genre d’article, aussi dûmes-nous rentrer discrètement à l’hôtel – par la porte de secours pour éviter d’avoir à soutenir le regard interrogateur de la maîtresse de maison.

Trois quarts d’heures plus tard, nous en étions au même point : sur un parking désert. Le glaciairiste demeure un animal social fidèle aux traditions : il ne sort jamais le jour de Noël. Comme tous les 25 décembre où nous avons tâté du glaçon, nous avons donc gouté (ensemble) aux plaisirs solitaires, dans un vallon immaculé. Privés de compagnons, nous avons dû tracer dans la neige fraîche et doublé le temps d’approche, soit 2h20 pour rejoindre l’attaque de la cascade. Nous avions bien acheté des raquettes de dépannage la veille à Chamonix, mais ne nous étant jamais servis de ce genre d’engins, nous les avons estimés plus efficaces dans le sac que sous les pieds. D’ailleurs le vendeur nous avait prévenus : ce modèle casse vite. Autant éviter de s’en servir, donc.

Savoir si mes épaules résisteraient à plus d’une cascade dans le mois me taraudait. Un médecin optimiste m’avais expliqué l’an dernier qu’il fallait désormais que je me ménage et, à titre d’illustration de mes nouvelles incapacités motrices, m’avait proscrit d’étendre le linge. Ainsi, depuis l’an dernier, Chéri-chéri devait-il « m’épauler » dans cette tâche domestique. La cascade était bien enneigée ; allais-je lui demander là aussi de faire le nettoyage.. ? Que ça casse, autant arrêter la saison sur un bon souvenir. Que ça passe, autant la commencer sur une bonne impression. Je partais donc en tête dans la première longueur et surmontais avec joie l’inconfort d’un porte matériel que les expert de Petzl avait positionné à moins de 10cm de ma colonne vertébrale, occasionnant une crampe dans les reins à chaque recherche de broche - et vu l’état piteux de certains de ces instruments, il me fallait un certain nombre de tentatives avant de trouver lequel parmi ceux que j’avais en magasin daignerait pénétrer la glace. D’ailleurs, juste avant le relais, entre deux spindrifts rafraîchissants, je laissai choir une Charlet toute pourrie – confirmant que c’est toujours les vieilles qui se font larguer. Sur la pointe des crampons, j’attrapais ensuite le relais suspendu au plafond de la grotte.

Lorsque Chéri-chéri m’eut rejoint, le vent s’était intensifié. Avant de quitter la grotte et d’entamer la longueur suivante, il s’était ravisé et avait revêtu son masque de ski. Evidemment, on n’entendait rien de ce que chacun hurlait à l’autre bout de la corde : Chéri-chéri s’évertuait à tirer comme une mule alors que je tentais de mon côté de tirer du mou pour défaire mon cabestan qui, Ô miracle de l’année (qui s’achèverait malheureusement bientôt) n’était pas une tête d’alouette. Le tout en position de petit raton des glaces : sur la pointe des pieds les bras en l’air. Je défie Brian Joubert de faire un entrechat avec des crampons de cascade.

Passée la traversée de la grotte, en glace, la pente, tout comme la trace de Chéri-chéri, était entièrement recouverte de neige. Je brassais jusqu’à mi-cuisse et, après un cours ressaut raide où la glace émergeait un peu, je découvris Chéri-chéri confortablement allongé dans la baignoire sabot qu’il s’était fabriquée dans la neige pour relayer confortablement. Les rafales de vent ne cessaient pas leurs claquements, les prévisions météo lorgnaient sur une aggravation, et sur l’autre versant deux bruyants départs spontanés nous tenaient en éveil : nous fîmes donc demi-tour. Je convainquis Chéri-chéri de rejoindre le pied de la cascade en rappel au motif que la pente de descente à pied était peut être chargée et en tous cas encombrée de cailloux que je préférais éviter. Nous avions donc passé approximativement 3h30 aller-retour dans la cascade pour… 2 longueurs. L’intensité de l’action ayant été modeste, j’escomptais bien pouvoir jouer les autres matchs. Brian Joubert allait d’ailleurs avoir fort à faire pour rivaliser dans Lillaz Gully… (prochainement sur les écrans)

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