Pic des Trois Évêchés : Par le Vallon de Roche Noire
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Pic des Trois Évêchés : Par le Vallon de Roche Noire
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General

activities

frequentation: some

condition_rating: excellent

quality: medium

heights

elevation_max: 3116 m

elevation_access: 1982 m

height_diff: +1110 m / -1110 m

snow

elevation_up_snow: 1982 m

elevation_down_snow: 1982 m

participants

henri leveque

weather and conditions


Au petit matin quelques nuages puis grand beau


Montée de nuit par le vallon de roche noire, arrivée par les pentes supérieures à une élévation dont le nom m'échappe, traversée vers le nord sur une arête aérienne au rocher friable mais sans difficulté jusqu'au sommet, puis descente par l'arête est et retour au vallon par un col situé sur le fil de l'arête est.

timing

Départ 3h30 du matin, arrivée au sommet à 7h00

personal comments

Une prose à la Tartarin de Tarascon matinée d’hilarité Alphonse Allaisienne

Voici ces quelques mots que je couche sur le papier, ce soir alors que sagement j’attend un appel de mon inspirée, qui hélas n’arrive pas ! Ah que Jgroumpff ! !…. Imagines-vous dans quel vertige je me trouve, j’en perd mes mots. Comment puis-je encore respirer, trouver la force de continuer à espérer un signe, alors c’est le triste vide qui se présente à moi et me tourmente sans cesse. Bref c’est la panade. ! ? ? ? ! !

Et pourtant je trouve encore la force mécanique de tapoter sur le clavier, pour narrer mes tristes aventures pédestres. Il fut un matin, bien avant l’aube où le téléphone que j’avais réglé sur l’alarme, me sorti d’une torpeur glacée. Franchement j’hésitais à pointer le nez tant le froid me rebutait. Mais après tout avais-je fait tout ce chemin pour renoncer suite à une simple faiblesse d’âme. Que nenni ! Hardiment je sortis donc et me dirigeais tel un zombie de pacotille vers le coffre de mon chariot à moteur afin d’y prélever mon feu. Je fis chauffer une boisson malodorante, dont le nom m’échappe, ersatz de café. Pendant ce temps je m’habillais dans la carriole non sans moult contorsions tant l’habitacle était étroit. Plein d’une énergie retrouvée je me mis promptement en marche dans la nuit noire. Ma loupiote me servi de guide durant cette ascension nocturne. Finalement je m’élevais par graduation dans des pentes incertaines. Je me guidais au son des eaux claires descendantes des monts, plein d’attention sur la direction à suivre. Peu à peu la pente s’élevait et je me trouvais bientôt dans un terrain d’éboulis plus instable, parsemé de barres rocheuses peu élevées. Des petits couloirs serpentés le long de la pente qu’il me fallut franchir également. Dans la nuit encore présente j’optais pour une direction qui me semblait la meilleure. Elle rejoignait plus haut une crête qui pouvais bien être celle du sommet convoité. Le terrain devint plus raide et des petits pas d’escalade faciles succédèrent bientôt à l’éboulis instable. Je me lançais finalement résolument dans un étroit passage qui se révéla beaucoup plus facile au fur et à mesure de la progression.

L’obscurité fit bientôt place à une faible lueur, promesse du jour. Je parvins enfin sur la crête toute proche d’un sommet. Je m’y rendis illico et constatais à mon grand dépit qu’il ne s’agissait pas de l’élévation convoitée mais d’une forme d’antécime. Le fait recherché s’étalait devant moi, séparé de mon illustre personne par un col en contrebas. Dans la faible lueur du jour tremblotant tout cela me paraissait vertigineux. Ma foi si j’étais parvenu jusque là bravant tout les périls, pourquoi en serait-il autrement pour la suite de mes tribulations. Fort de cette résolution, je descendis au col et entamais une dernière ascension vers la cime des trois évêchés. Quel bonheur ce fut alors que de progresser sur un rocher de bien meilleure qualité, par de courtes escalades, parfois aériennes, dans un rocher pourvu de franches prises. Je me serais alors cru le roi du monde, si je n’avais pas eu la modestie de reconnaître la facilité du terrain. Point de gloire je ne fis, mais que de bonheur je m’imaginais alors transporté dans cet autre monde plein de froid, de vent. Et je vous décrit le flamboiement du ciel vers l’Italie, là où l’astre solaire se lève. Je vous parle des nuages qui accroche les hauts sommets, eux qui cachent pudiquement leur robe de glace à mes regards plein d’envie. Finalement ils se dévoilèrent dans toute leur puissance, et à travers moi ils vous fascinent peut être.

J’entrevoyais un peu hâtivement l’apparente facilité de la descente. C’est là, il faut l’avouer, l’effet d’une hardiesse typiquement masculine. Car il n’en fut rien, la descente nécessita encore quelques pas délicats d’escalade, pour éviter ce que l’on appelle des gendarmes. Quel drôle de nom et quelle drôle d’idée que de nommer ainsi des pointes rocheuses plus élevés situées le long d’une crête, en autant d’obstacle à éviter ou à conquérir.

Finalement je revins sain et sauf à l’automobile pour entamer une nouvelle journée passionnante de travail !

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