Aiguille du Midi : Traversée Midi - Plan / Descente sur le Requin
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Aiguille du Midi : Traversée Midi - Plan / Descente sur le Requin
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General

activities

frequentation: some

condition_rating: poor

partial_trip: yes

quality: medium

Rating

AD     III 

heights

elevation_max: 3790 m

elevation_access: 3842 m

height_diff: +200 m / -2950 m

Access

access_condition: cleared

lift_status: open

hut_status: open_non_guarded

snow

glacier_rating: difficult

weather and conditions


Beau, puis tout gris et qques goutes, puis mitigé jusqu'en fin de journée.


  • Globalement très bonnes sur l'arête, mais celle ci est enneigée entre le Rognon et le col sup du Plan, ce qui complique un petit peu le parcours. Bonne trace jusqu'à l'aiguille du Plan.

  • Glacier de l'Envers : une misère ! Énormément de neige meuble, et glacier très piégeux.

  • Descente du Requin : encore qqes névés raides entre les échelles, expo.

  • Mer de Glace : sèche ou presque.

timing

2ème benne?

9h00 : départ du tunnel de l'Aiguille du Midi.
10h00 : Col du Plan.
11h15 : sommet du Rognon du Plan.
13h00 : pied des rappels au Col Supérieur.
[b]But n°1[/b] : on décide de ne pas faire l'Aiguille du Plan vu que le timing de 4 heures est atteint.
13h00 à 16h00 : descente scabreuse du Glacier d'Envers du Plan.
16h00 - 16h30 : pause casse-crôute au-dessus du Refuge du Requin.
18h00 : bas des échelles du Requin, et attaque du Glacier du Tacul.
20h00 : fin de la Mer de Glace et attaque des nouvelles échelles du Montenvers.
[b]But n°2[/b] : on rate le dernier train du Montenvers de 3 heures...
22h10 : parking à Chamonix.

23h30 : barbecue...

access_comment

ras, à part la course avec un gros groupe de Jap la matin.

Tartine skie toujours en 8800 et Technica modifiées.

hut_comment

Tout était ouvert, mais nous ne sommes pas rentrés. Du coup, il est peut être gardienné ?

personal comments

David

Une belle mais longue et éprouvante journée.

Tout est parti d'un "J'ai des nouvelles pompes, je viendrais bien chez vous les essayer sur un truc facile". Jusque là, tt allait bien !

Premier plan foireux : montée à l'Index, faire l'arête, dormir là haut, et le lendemain la Chapelle. Joli but, les bennes des Aiguilles rouges sont fermées jusqu'à fin juin.. Bon, c'est pas grave, on va faire du bloc aujourd'hui, et on fera mieux demain !

Du coup, c'est parti pour Midi-Plan (Merci Tobias pour les infos sur l'iti !).

Tout va bien, belle arête, les conditions sont bonnes, et les traversée versant Chamonix laissent qqes souvenirs à Thom. Arrivé au Rognon, la suite de l'arête est bien en neige. Du coup, les rappels ont pris un peu de temps, mais sans plus. Allé, pour pas louper le train du Montenvers, on zappe l'aiguille (tracée).

Avec cette chaleur, je m'attendais un peu à un plan loose, un truc un peu physique, et délicat. Ben c'était pire ;o)

La descente sur le glacier de l'Envers fut donc une bien belle bavante dangereuse. Une course initiatique selon les topos papiers. Mouais... Pas ds ces conditions ! Louvoyage au milieu des crevasse, non visible à cause de la neige, mais non bouchées à cause de la chaleur. Enfin, si bouchée, mais juste pour les cacher, hein, pas pour t'empêcher de te la coller au fond...

Qqes zigs et qqes zags plus tard, qqes "heureusement que la corde était tendue, il y avait encore pas mal de vide en dessous, bien content de n'y avoir mis qu'une jambe", on arrive au refuge du Requin.

Petite pause, de toute façon, on a déjà loupé le train... Puis c'est cool, le refuge, normalement, la course est fini, moins de stress ds la tête. Ben non.

Les échelles sont apparentes pour la plupart, mais quand elles ne sont pas visibles, elles laissent place à un bon névé bien pentu. Du coup, ce fut encore pas une partie de plaisir, l'arrêt de la petite glissade de Thom fut d'ailleurs la bienvenue.. Merci la corde !

Arrivé sur la Mer de Glace. Là, tu te redis, cool, c'est fini.
Et ben re-non, tu te paies un pot jusqu'à la taille. Pas de pot.

Bon ensuite, ce fut fini, juste une longue descente jusqu'à Cham. Arrivée sans sortir la frontale !

J'aime bien laisser des souvenirs à mes invités. Espérons juste que Thom arrivera à rentrer à Montel, parce que là, 11h33, il roupille encore comme un bébé, malgré le tracteur qui fauche sous les fenêtres. C'est bizarre, il est normalement plutôt du type : "matinal au sommeil léger" !

ThomR :

RRRrrrr RRRRrrrrrr RrrRRRrrrRRRRRrrrrrrrrrrrr
Bon, je suis réveillé...

La semaine dernière, je demande à piuu et ptetbenquoui si je me peux m'incruster ce week-end pour de l'alpi facile. Pas de problème, les liens que je reçois par MP me confirment qu'on n'a pas tous la même notion du facile...
La traversée midi-plan me semble particulièrement pas facile, mais pourquoi pas...

La veille, on prépare la sortie, avec le Laroche-Lelong. 4 heures de trav, 4 heures de descente pour le Montenvers, soit 8 heures. En partant à 9h00, on choppe le Montenvers à 17h00, tout ira bien. Nuit courte, je refais toute l'ascension x fois, arête aérienne, passages exposés...
Lever 6h30, petit-déj correct, départ 7h15 de la maison dans la prairie, arrivé Cham' à 8h00, benne vers 8h15.

Attaque de l'arête vers 9h05, Tardivel plonge dans le vide versant W pour regagner la crête 4 virages plus loin, commentaires divers et bouches bées.
10h00 au Col du Plan, tout va bien, neige molle au soleil, en confiance. Puis attaque en version W du rocher 3532 puis du Rognon, grosse ambiance (facile??? non! mais pas difficile non plus, juste impressionnant, très impressionnant avec Cham' en bas). A 11h15, on est au sommet du Rognon où se trouve un couple, petit signe de tête. On tient toujours le tempo, tout va bien.

Puis première difficulté : l'arête N du Rognon est bien recouverte de champignons de neige molle, il va falloir trouver les rappels qui en partent en face E... David part en équilibre sur ses structures peu engageantes, délaissant un rappel évident sur deux coinceurs. Je me vache sur mon piolet enfoncé jusqu'à la garde, je l'assure à l'épaule. Rappel trouvé. Je le rejoins, pas à l'aise. Puis suit une succession de moul' et de rappels avec petites traversées vers le N, à chercher les rappels, à les renforcer. Sur un point pourri, je suis heureux de me vacher sur un Friend! Je rate systématiquement mes cab' et demi-cab', faisant l'un quand je veux faire l'autre... Bordel d'abruti de débutant...

A 13h00, on est au pied des rappels. Soupe profonde. Coulées permanentes depuis toutes les faces dominant le Glacier d'Envers du Plan... On attaque la descente, on saute la rimaye, David stresserait-il? Le voilà qui s'exonère en pleine trace, j'ai une preuve photographique que je saurai ressortir si nécessaire (merci aux raquettistes). On repart, suivant les traces vers la rive G du glacier : interruption brutale de la trace, crevasse gigantesques, demi-tour ascendant, on retrouve la trace qui se dirige cette fois-ci en rive D. Tout aussi scabreux... Je descends le premier, David derrière corde tendue, je visite sans plaisir mais sans peur des crevasses successives. La peur n'est pas dans ces moments-là en particulier, elle est omniprésente. J'ai le pied D comme un plâtre, lourd, douloureux, il n'avance pas, la cheville ne se fléchit pas. Et ça continue, on longe toujours en rive D au plus près des rochers, vers 3150m. Et là on réalise que l'on frôle une belles barre de séracs... On n'est vraiment pas plus rassurés... Une fois ce passage difficile en neige pourrie (les crevasses ne sont pas visibles, les ponts de neige s'écroulent tous), on rejoint enfin une partie plus plate que l'on traverse vers la rive G, au pied des dalles SE de la Dent du Requin. David veut repartir vers la D, je lui propose le couloir à G en laissant à main G un masse rocheuse. Bonne idée, une fois descendus, on se retourne, à D c'est encore une barre de séracs!
Mon pied D me fait super mal, le tendon d'Achille est dur comme de la pierre. je patauge dans mes godillots, on se croirait à la mer.

A 16h00, bonne pause au-dessus du refuge du requin, on essore les gants et les chaussettes, on vide les chaussures, on n'en boit pas l'eau. Le sandwich me requinque. Une petite aspirine pour calmer douleurs au pied et à la tête, et on repart! Deux heures pour aller au Montenvers, on aura pas le train, mais on sera à Chamonix vers 20h00. Petite erreur de sentier par ma faute, on descend au mauvais endroit, il faut remonter sur le refuge. David trouve le bon sentier au milieu des marmottes, on atteind les premières échelles. Puis les premiers névés qui les séparent ou les cachent. Il nous faut remettre les crampons, s'encorder en se vachant aux échelles, utiliser le piolet. A l'attaque du dernier névé de 50 mètres, je glisse! En même temps que je me retourne pour planter le piolet, David me bloque. Ouf! Il me redescend finalement en me moulinant, je descends face à la pente, marche après marche, sans les gants. La neige, c'est froid quand même... Je me vache à une autre échelle, j'assure David sur un demi-cab, il me rejoint. On met finalement le pied sur la Mer de Glace à 18h00! Pas trop tôt...

Commence alors une longue marche, initiée par une chute de David dans une crevasse jusqu'au bassin, alors que je buvais à ma pipette en commençant à marcher. "T'es pas corde tendue"??? Je regarde, visiblement non, je sens de l'agacement dans mon chef de cordée! Le reste de la traversée se fera sans encombre : pieds dans des trous d'eau, sauts de crevassettes, déambulation entre des crevasses plus grosses, corde qui traîne dans une mixture de neige fondue, de caillasses, de débris métallique, de tessons de bouteilles... Un endroit poétique, cette Mer de Glace! Vers 20H00 et 1850m, on attaque les nouvelles volées d'échelles du Montenvers. A 22h00, après 1h30 de descente, on est au parking derrière le bowling de Chamonix. Pas trop tôt. On est vidés, on a mal partout. Après 17-18 kilomètres et presque 3000 mètres de descente dont plus de 1000 dans de la soupe épaisse...

La course était complète : exposition sur l'arête, recherche d'itinéraire sur le glacier, dangers objectifs omniprésents sur ce même glacier, chutes dans des crevasses, descentes et montées d'échelles, sentier interminable...

Merci au chef de cordée, David, pour cette belle aventure.
Merci à Céline pour nous avoir attendu avec le BBQ prêt, les bières au frais, la tarte à la rhubarbe. David, retire ton annonce, elle est bien ta Céline avec ses cheveux blancs! ;)

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