Barre des Écrins : Pilier S
{{ '2008-08-10' | amDateFormat:"dddd Do MMMM YYYY" }}

Barre des Écrins : Pilier S
{{ '2008-08-10' | amDateFormat:"dddd Do MMMM YYYY" }}

Application mobile

View and save your outputs directly on the field using the Camptocamp mobile application.

Licence

General

activities

frequentation: some

condition_rating: excellent

quality: medium

Rating

TD-     IV 

heights

height_diff_up: 2200 m

Access

access_condition: snowy

hut_status: open_guarded

participants

BenjD, JC

weather and conditions


Grand beau et sans vent pendant les deux jours


Le rocher est plutôt bon jusqu'au Bastion, après ça se gate nettement et notamment dans les longueurs en IV du bastion et dans les 300 derniers mètres sous le sommet où là le caillou est vraiment horrible.

timing

19H de grimpe!!!

hut_comment

Excellent

personal comments

C'est en ce promenant avec ses parents au début de l'été que JC avait lorgné sur ce pilier Sud. Après m'avoir proposé l'affaire, on se met d'accord pour le weekend du 9-10 Aout. Je récupère donc JC à Sainté vendredi soir et direction le pré de Mme Carle. La nuit approchant on s'arrête à la Grave histoire de préparer les sacs et JC se rend alors compte qu'il a oublié son futal, finalement le mec du bar à coté du gîte lui prêtera un pantalon de snow (pantalon que JC finira par perforer malgré d'infini précautions)...La stratégie choisi pour faire ce pilier sera de bivouaquer le moins loin possible du Bastion. On décolle donc du Pré le samedi matin vers 7h30 et arrivons à la rimaye vers 10H. A ce moment là on se dit qu'on risque de grave en chier vu le poid de nos sac... on va en effet pas mal en chier. Juste après avoir passé la rimaye, un énorme éboulement au niveau du pic Coolidge nous met dans l'ambiance. On arrive rapidement sur la rampe oblique où là nous montons un peu trop haut, on traverse alors complètement pour rejoindre le fil du pilier. Ca parpine énormément dans cette zone méfiance donc...Vers 17h30, on arrive à un superbe emplacement de bivouaque aux alentours de 3400m. On s'arrête ici pour aujourd'hui. Le couché de soleil depuis cet emplacement est magique, les faces nord s'embrasent d'un coup et nous offrent un spectacle fabuleux durant un bref instant. On se pose quand même pas mal de questions pour le lendemain à propos du poid de nos sac. Pour parer ce problème on prend donc le minimum d'eau et de nourriture et offrons le surplus de bouffe à un choucas qui dîne avec nous. 6h30, on décolle du bivouaque et on se fourvoie d'emblée, 1h de perdu. On arrive au bastion vers 10h30. Le rocher dans ces 300m est particulièrement instable et le second est particulièrement exposé. C'est au milieu du Bastion que la cordée de Grenoblois nous dépasse(Salut à vous et chapeau pour votre horaire!). Leur stratégie est radicalement différente :http://www.camptocamp.org/outings/135939/fr
On sort du bastion à 16h en se disant que les difficultés sont derrières nous tout en ayant bien intégré le fait que les 300 derniers mètres sont pénibles. Et ils sont en effet horriblement long sur un caillou plus que pourris. Vers 17h JC a eu un petit coup au moral en regardant son altimètre qui lui indique que le sommet est encore à 200 mètres...Il me soumet alors ses doutes et envisage de bivouaquer une seconde nuit, hors de question pour ma part. Finalement l'altimètre plantait de 100 mètre et à 18h je vois la croix se profiler devant moi. Quel bonheur au sommet seul au monde après tous ces efforts. On aperçoit les Grenoblois qui attaquent la descente. On part du sommet avec le brouillard qui s'installe en face nord, la traversée de la barre est expédiée en 1h. On galère un peu pour rejoindre la neige à cause du brouillard mais à 20h on est sur le glacier blanc. On finira par rejoindre le refuge des écrins, trop fatigué pour descendre au pré. Finalement on a fait un voyage extraordinaire, très intense, parfois pénible mais avec une ambiance grandiose et omniprésente notamment au relai à la fin de la longueur en V sup. Course à conseiller donc mais évidement pas pour la qualité de l'escalade. Après coup, il est clair que nous étions (beaucoup) trop lourd. Je pense qu'il faut trouver un compromis entre un sac ultra léger où le moindre pépin n'est pas envisageable et la stratégie lourde que nous avons employé et qui nous a considérablement ralentit.

Plus d'infos sur mon site : Climbing is my occupation

Associated routes

Associated articles

Associated xreports

Comments

No thread yet?

Log in to post the first comment

No thread yet?

Log in to post the first comment

{{::post['created_at'] | amUtc | amLocal | amTimeAgo}}
  • es
  • eu
  • it
  • ca
  • de
  • en