Dôme des Petits Joueurs ou Ballon des Buts : Traversée Arête N >> Piste normale - depuis le tunnel du Mont Blanc
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Dôme des Petits Joueurs ou Ballon des Buts : Traversée Arête N >> Piste normale - depuis le tunnel du Mont Blanc
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Licence

General

activities

frequentation: overcrowded

condition_rating: awful

partial_trip: yes

quality: medium

Rating

3.2
AD

heights

elevation_access: 1270 m

height_diff: +3030 m / -3030 m

Access

access_condition: cleared

lift_status: open

hut_status: open_guarded

snow

elevation_up_snow: 1750 m

elevation_down_snow: 1770 m

glacier_rating: easy

participants

Frédéric Bunoz, Luc Gential, foudeforet, Alice, Valéry, Philippe

weather and conditions


Beau, qq voiles d'altitudes et un pseudo nuages spécial Mont Blanc (âne mal fini).
Iso 0°C vers 3000m, vent à 20km/h à 4300m.


[i][b]Itinéraire emprunté[/b][/i]
Depuis le tunnel du Mont Blanc (parking de Cerro), suivre le sentier du Plateau des Pyramides, puis longer la rive droite du Glacier des Bossons pour trouver un passage permettant d'y monter dessus, et rejoindre Plan Glacier.
Puis Jonction >> Grands Mulets >> Arête N du Dôme du Goûter >> Dôme.
Descente classique par les Grands Mulets, puis sous 2500m par la Combe des Feyrands et le sentier ramenant au tunnel.

[i][b]Conditions[/b][/i]
A la montée : neige pourrie sous 2200m, puis bonnes à très bonnes conditions au dessus.
A la descente : globalement immonde, comme d'hab. Ah si, 2x5 virages en poudre décroutée par le soleil, et les 400m dans la combe des Feyrands...

[i][b]Conditions de visu[/b][/i]
Face N du Mont Blanc : skiée ce jour, pas la méga peuf mais assez skiable (poudre tassée un peu carton par endroit d'après le style des skieurs).

location | altitude | orientations soft snow total snow comment
Sous 2000m / NW / 0h et 13h 30 à 80 cm 30 à 80 cm Pourrie sur l'épaisseur
Glacier des bossons et Jonction / 2200m >> 2800m / 2h et 12h30 0 à 30 cm Poudre croutée portante, ou transfo. Très bon enneigement de la Jonction.
Arête N du Dôme du Goûter / 3100m >> 4300m / N 0 à 30 cm Poudre tassée ou soufflée (sastrugi), ou vieille dure. 1 passage de 5m en glace.
Descente par les Grands Mulets / 4300m >> 2800m / N / 12h 20 à 40 cm Poudre le plus souvent croutée. Mais c'est une grande piste de bosses irrégulières ou de trafollée, le tout crouté ou dure. Immonde à skier pour un randonneur fuyant les stations...
Rive droite de la Combe des Feyrands / 2400m >> 2000m / NW / 13h Top moquette sur pourrie : croute cassante pour les plus de 65kg, c'est pourquoi c'était encore vierge :-) La rive gauche était croutée cassante.

timing

départ samedi 23h >> sommet dimanche 10h15 >> retour dimanche 14h

personal comments

Bubu
Bon alors comment dire, nous étions partis pour la MBJ en passant par l'arête N du Dôme pour éviter d'avoir à emporter un casque spécial sérac, puis descente face N.
Départ à 23h au parking, on emprunte le gros chemin derrière le parking, ça fonce à 700m/h, oulala cool cool...
Chaussage vers 1750m pour ma part, 1850m pour les autres préférant goûter plus profondément à cette pourrie en cours de refroidissement (pour le regel, on reviendra). Un passage raide à contourner dans la gorge du Torrent des Creuse, ravagée par des coulées de neige et glace... puis vers 2000m, plus de trace de descente. Nous décidons enfin de sortir la carte. Oups, nous nous sommes gouré de rive, le bon sentier est en face, de l'autre côté de la gorge infranchissable.
Que faire ? Pas le temps de redescendre et remonter 700m. But ? Ya de quoi faire en partant à 3h30 dans les alentours :-)
Aller, on monte quand même un peu voir plus haut. Tiens, les traces de descentes réapparaissent, suivons-les. Elles nous mèneront à Plan Glacier après qq passages exposés en crampons sous des séracs.
Bon là on avance assez bien, nous n'avons qu'1h de retard sur le programme (sommet du Mont blanc à 8h). Mais sur l'arête N du Dôme, Philippe coule une bielle, et un passage de 5m en glace nécessiteront l'assurage d'Alice et Valéry en crampons et piolet alu...
9h à 3900m, ça fait un peu tard pour le Mont Blanc à mon goût, surtout du point de vue fatigue : nous avons en effet dû tracer de 1750m à 2500m, à pied et à ski. C'eut pu passer, mais dans quel état...

Reste la descente... qui se révèlera bien pire qu'estimée à la montée. Tant pis, nous aurons au moins découvert ces lieux (sur)fréquentés que nous ne connaissions pas, ça peut servir à l'usage. Et en dépit d'avoir pu skier 3000m d'une traite, nous aurons monté (et descendu) 3000m d'un coup, à pied et ski.
Pas de problème d'acclimatation pour les 5 survivants : entre les compétiteurs en fin de saison et les dopés à la sieste/crozets, ça montait encore à 500-600m/h à 4200m.

Chapeau aux 2 gars qui ont réussi la MBJ ce jour : montée en 5h30 (en prenant le bon sentier c'est plus facile :-). A la descente, un gars avec un sac bien light nous a doublé : c'était peut être un des 2.

Luc
Mercredi, je reçois de la part de Bubu une alerte MBJ, sigle que je décrypte sans trop de mal :-). Je sais que le mont Blanc sur un coup de tête, sans acclimatation ni rien à part éventuellement 2 ou 3 cachets d'aspirine, ça passe. Alors c'est sans trop de remords que j'accepte de sacrifier la belle journée de samedi pour un petit défi à l'ancienne. Mais là les données sont un peu différentes de la précédente réussite. En effet, le groupe est plus nombreux, et personne n'en connaît chacun des membres. Par conséquent, tout le monde suppose qu'il y a quelqu'un pour gérer à sa place ce qu'il ne gère pas, à commencer par l'itinéraire de l'approche (la classique, avec celui de la descente). Par exemple, Bubu et moi avons étudié la trajectoire de chacun des glaçons jalonnant l'itinéraire des Grands Mulets, calculé que l'arête N du dôme devrait être tracée et la face Nord pratiquable, mais n'avons pas vraiment pris le temps de bien étudier les sections sans problème. Nous avons par ailleurs optimisé à merveille la répartition du matos si bien que je n'ai aucune des cartes en poche. Au premier panneau, la partie de moi qui somnole le moins fait la remarque que le plan de l'Aiguille n'est pas mentionné : Alice me répond avec un grand sourire que le plateau des Pyramides, ça sonne bien :-). Un peu plus loin, je fais part à certains du fait que d'après le compte-rendu de Séb (Bouquain), le chemin était sensé passer sous les câbles d'un téléphérique... Quand la trace disparaît vers 1700 m dans un chaos de blocs de séracs et que Benoît s'en va tracer une pente raide en rive gauche, il me vient à l'esprit que le plan de l'Aiguille est un coin paisible où on peut emmener ses gamins. Mais voilà, mes paroles se dispersent vite au sein de ce gros groupe et puis je suis plus occupé à observer le comportement de mes nouveaux amis et optimiser chacun de mes pas pour suivre le rythme des compétiteurs que de faire entendre ma voix. Une fois réfugiés sous un gros cailloux qui de plus près se révèle être un sérac, les avis s'opposent entre ceux qui comme moi s'en remettent à l'espoir qu'en raison de sa convexité plus on montera -pour peu qu'on y parvienne- et moins le glacier sera chaotique, et ceux qui comme Alice osent s'imaginer qu'on s'est levé du mauvais pied et qu'on ferait mieux de repartir sur de bonnes bases. Comme de toute façon on ne s'est pas levé vu qu'on ne s'est pas couché, on décide plus ou moins tacitement d'aller voir s'il y en a long (des séracs menaçants), auquel cas on ferait demi-tour. Heureusement, après quelque cramponnade on trouve rapidement un panneau Tchernobyl barré d'un trait rouge (dédicace à Rémi). Maintenant, c'est in the pocket. Ou pas... Philippe fait l'élastique derrière, et Bubu et moi prenons un peu tard l'initiative de l'attendre pour faire le point. Il préfère renoncer et m'assure qu'il pourra regagner le refuge seul grâce à la radio. What ? Vous aviez des radios et ne vous en êtes pas servis pour faire le point plus rapidement ? Ah oui, forcément, avec l'autre radio éteinte, on n'allait pas y arriver... Avant de repartir, je cherche à atténuer la déception de Philippe en lui faisant remarquer qu'on n'irait probablement pas au sommet vu le vent qui souffle en altitude. Et apprenant par Benoît qu'ils s'apprêtent là-haut à attaquer une section en glace, Philippe me répond que ses collègues n'atteindront probablement même pas le dôme avec leurs crampons en... alu. Je me dis, Bubu doit être fou :-). Pour des raisons de sécurité, la montée par l'arête Nord du dôme était l'une des deux conditions à ma participation à ce projet (avec la face Nord du mont Blanc en conditions), mais je comprends maintenant qu'il en causera l'échec. Nous devons en effet ressortir la corde, poser une broche, etc. L'heure tourne. J'ai quand même envie de pousser jusqu'au mont Blanc car j'observe que la jonction n'a quasiment pas vu le soleil de la matinée et qu'on avance encore bien vite malgré les 4200 m d'altitude. Je n'aime pas renoncer si près du but après m'être donné tant de mal, surtout pour des raisons basées sur des hypothèses facilement (rapidement) vérifiables. Mais visiblement le petit moral des troupes a pris le pas sur le physique. Tant pis, j'ai déjà fait le sommet. La descente sera exécrable quoiqu'en dise Alice ;-) mais on retrouvera Philippe en pleine forme au pied du refuge, et les séracs seront cléments avec nous (ils préfèreront viser les zones de poudreuse vierge). 500 mètres d'un belle moquette vierge (pour certains ;-)), un petit arrêt glaces au Fayet et, tout simplement, le plaisir d'être ensemble n'auront aucun mal à nous redonner le moral, on est quand même des privilégiés ! Y a plus qu'à dormir...

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