Dufourspitze / Pointe Dufour : Arête W (voie normale)
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Licence

General

activities

frequentation: some

condition_rating: average

partial_trip: yes

quality: medium

Rating

3.2
AD

heights

height_diff: +1837 m / -2250 m

Access

access_condition: cleared

lift_status: open

hut_status: open_guarded

snow

glacier_rating: possible

participants

Jean-Francois Monestier, Après moultes débinages (qui la météo, qui la famille, qui la Chine?!), nous resterons quatre: Fanny, la fille qui rêve du Mont-Rose, Christophe, et Laurent. Un jeune guide suisse et deux clients bien sympas, et trois avions qui s'entrainaient pour la PDG. Et des nuées d'heliskieurs...

weather and conditions


[b]Vendredi 11/04[/b]
Des éclaircies en milieu de journée, se dégradant en soirée. Brouillard, neige. Températures douces.

[b]Samedi 12/04[/b]
Neige et brouillard au refuge le matin. Plafond nuageux vers 3500m s'abaissant, puis se désagrégeant. Belle éclaircie en soirée. Températures douces.

[b]Dimanche 13/04[/b]
Journée magnifique, claire dès le matin, mais températures glaciales (-15C à 3900m au lever du jour, -5C à la Sattel au soleil vers 12h00).

Pas de vent aucun des 3 jours.


[b]Conditions glaciaires[/b]
Globalement, l'enneigement en altitude (vers 3400 en particulier) est encore maigre: ponts de neige fragiles, glace sous-jacente quand on boucle les virage, brr...

D'ailleurs, un des clients du guide suisse s'est mis une boîte dans une crevasse, heureusement sans conséquences.

Personne n'a fait le sommet ce jour, mais seulement la première partie neigeuse de l'arête: un passage glacé, aux dires de Christophe.

location | altitude | orientations soft snow total snow comment
4300 -> 2900 30-40cm cm Rimaye bien bouchée, mais des ponts de neige encore fragiles. Bonne poudre bien froide, excellente skiabilité.
La moraine / 2900 -> 2700 30cm cm Pas bcp plus cm Pas mal de rochers affleurants, ca touche !
Gornergletscher Skis aux pieds jusqu'à la langue.
Le canyon Encore bien enneigé, quelques passages étroits (glace et/ou rochers), un cours déchaussage (évitable).
La station Faible (terre, herbe) sous Furri cm Portage pour traverser vers les pistes, puis OK jusqu'à Zermatt (soupe "gros sel").

timing

[b]Vendredi 11/04[/b]
Rotenboden 16h00 -> Gornergletscher 18h30 -> Ref. 21h30 (!)

[b]Samedi 12/04[/b]
Ref. 14h00 -> 3420m 16h30 -> Ref. 18h00

[b]Dimanche 13/04[/b]
Ref. 5h15 -> Sattel 11h30 / 12h00 -> Ref. 14h00 / 14h45 -> Zermatt 17h00

personal comments

Prévu de longue date, le week-end aura finalement lieu, malgré la météo incertaine.

Et quel week-end!

Trop optimistes, nous sous-estimons le temps de trajet, et arrivons a Zermatt en début d'après-midi. Pour tout arranger, nous ratons l'arrêt du funiculaire à Rotenboden, et montons jusqu'au Gornergrat. Le diligent controleur nous renvoie illico au guichet, histoire de nous faire payer le supplément, mais le guichetier -compréhensif- nous explique l'utilité des pistes...

Rotenboden. Céparou ?
- "Bah, ca descend pt'tre tout droit!"
- "T'es sûr?"
- "C'est vrai qu'on voit pas dessous..."
L'avenir nous dira que nous avons bien fait de persister à trouver le chemin. Mais pas de le perdre... On se retrouve à errer dans les barres qui dominent le Gornergletscher, raides et expos, et là, c'est le drame: je pête la rondelle de mon bâton. La trouille, aussi, qui me fera accepter avec reconnaissance la corde de Christophe. On finit par trouver les dernières èchelles, mais comme la neige se met à tomber, le rocher en profite pour se mettre à glisser. On zappe la désescalade, et on tape un dernier rappel pour prendre pied sur le Gornergletscher.

18h30. Prêt à chausser les skis. Enfin ? Nenni ! Le brouillard et l'humidité ambiante en decident autrement, les peaux de Christophe ne colleront pas. "Pas grave, j'ai ma bombe de colle!", nous assure-t-il avec son sourire habituel. Bouchée. "Essaie ma bombe!", lance Fanny. Bouchée. Je doit rêver... On finit par dégoter un rouleau de sparadrap d'une quelconque trousse de secours. Fanny, coup de génie, appelle le refuge (ouf, ca passe): "Si, si, on arrive". Le gars nous précise que le cheminement sur le glacier est balisé de fanions. Piece of cake!

Un fanion, deux fanions, trois f... Tiens, il est où le troisième ? Pas grave, c'est surement par là. Tiens, c'est bizarre ces crevasses. Et les seracs, aussi, c'est bizarre. Finalement, c'est surement pas par là. "Bon, d'accord, je branche le GPS", admet Christophe. Une descente louvoyante, et une espèce de miracle, nous mettent nez a nez avec un des fanions. Inutile de dire qu'on ne les lachera plus... Une dernière difficulté, un dernier cramponnage pour passer la dernière crevasse, et nous prenons enfin pied sur la moraine, sous le refuge.

Il est désormais 20h45, toujours le brouillard, il n'y a plus de fanions, il neige, et il fait nuit.

Cool..

Le GPS indique 300m jusqu'au refuge, et l'alti 100m. Il est là, tout près, mais où ?

On enquille la moraine, et quelques conversions plus tard, ce sont finalement les chiottes, et leur lumière, qui nous accueilleront. Jamais été aussi content de trouver les chiottes!

Suite à ce premier épisode, la suite du week-end ne sera que pur plaisir.

La bière, déjà.

La grass' mat' de samedi matin, aussi (roh, les couettes! roh, le p'tit dej'!). Comme il neige toujours, on ne décoince que vers 13h00, histoire de jeter un oeil sur la course et de tailler la trace. 2h30 à batailler pour 600m, ca nous fait souci pour le lendemain...

Fort heureusement, de retour au refuge, un guide suisse est monté avec deux clients. Dimanche matin, nous le laisserons courageusement partir 1/2h devant nous. On finit la nuit tout doux sur les skis, mais le froid vif se chargera de nous réveiller. La partie reconnue la veille sera vite avalée, puis on se cale dans la trace de nos prédécesseurs. Le soleil nous accueille vers 3900m, et meme temps que les helicos.

Ensuite, lente agonie jusqu'à la Sattel, où chaque mètre sera gagné laborieusement. Chaque conversion est plus jubilatoire que la précédente, c'est desormais clair, on va y arriver. Tiens, d'ailleurs, on y est!

Christohe, toujours ennervé, chausse les crampons et va faire un tour un peu plus haut. Puis la récompense: les heli-sagouins ont déjà bien tracé le glacier, mais il est tellement vaste, et la neige tellement légère! Et quel panorama! Tous les Liskamm, et les Nordend, et les Cervin, tous les Castor et les Pollux, j'en passe et des meilleurs, tout çà rien que pour nous! Quasiment 1500m de descente en poudre! On se retrouve au refuge en ricanant comme des gamins qui auraient fait un bon coup!

Mais il est temps de boucler les sacs. La descente du Gornergletscher sera triviale, on fait le crochet pour aller visiter la langue du glacier (génial), puis Zermatt, le train, Tasch, et finalement la bagnole.

Le week-end s'achève, on taille la route. Des montagnes plein les mirettes.

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