Tête Pelouse (Aravis) : Combe de Grand Crêt - depuis les Confins - avalanche du 19 mars 2008
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Tête Pelouse (Aravis) : Combe de Grand Crêt - depuis les Confins - avalanche du 19 mars 2008
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Licence

General

activities

frequentation: overcrowded

condition_rating: good

quality: medium

Rating

2.3
PD+

heights

height_diff: +1100 m / -1100 m

Access

access_condition: cleared

snow

elevation_up_snow: 1440 m

elevation_down_snow: 1440 m

participants

Météo-France Chamonix, Oncle Bill et DD.

weather and conditions


Beau temps, froid là où il y avait un peu de vent.


Assez bon au-dessus de 1700 à 1800 m dans les pentes peu ensoleillées : neige froide en poudreuse dense ou un peu cartonnée. Croûté ailleurs, bien trafolé en bas.

Le but de cette sortie était d'aller voir l'avalanche qui s'était produite la veille :

  • D'après les secours, cette avalanche s'était produite au sommet de Grand Crêt, juste sous le "trou de la mouche". En réalité, la plaque s'est décrochée juste sous la crête, 30 m au sud du colu pointé à 2448 m sur IGN.

  • Le randonneur ayant déclenché involontairement cette avalanche étant remonté sur place le 20 mars, il nous a donné les détails suivants : Alors qu'il traversait à pieds juste sous la crête pour pouvoir descendre dans la pente, là où elle était encore vierge (il y avait déjà environ 6 traces sous le colu), la plaque s'est décroché juste au-dessus de lui (sur 20 cm d'épaisseur à cet endroit d'après ce que nous avons constaté) sans l'emporter. L'avalanche s'est décroché plus bas sur 30 à 35 m de largeur et environ 300 m de longueur jusqu'à un replat. Dans la trajectoire de l'avalanche, deux randonneurs à la montée ont été emportés, l'un est resté en surface (il n'avait pas d'ARVA), l'autre a été enfoui. De nombreux randonneurs ont pu participer au secours. Il a été localisé à l'ARVA puis à la sonde en environ 3 minutes et ressorti à peu près sain et sauf (hypothermie) sous un mètre de neige.

  • La cassure au sommet était comprise entre 20 et 30/40 cm sur environ 15 m de largeur. Plus bas, la cassure s'est propagée sur une plus grande largeur et à l'extrémité en bas à gauche avec une épaisseur de 60 à 80 cm. Le volume de neige emporté est compris entre 500 et 1000 m3. Dépôt en blocs typique des plaques dures. Orientation nord-ouest, inclinaison 40° en haut.

  • La structure du manteau neigeux analysé le long de la cassure : Neige froide de type grains fins bien consolidés reposant sur quelques centimètres comportant une ou deux fines croûtes de glace et une couche de grains ronds pas très solides (on arrive à enfoncer un doigt), le tout reposant sur un feuilleté de couches de grains à faces planes voire gobelets soit sans cohésion soit à faible cohésion. C'est l'ensemble neige en grains fins (probablement la neige tombée du 15 au 17 mars et des petites croûtes de regel qui a été emporté sur une couche de grains à faces planes sans cohésion, celle située juste au-dessous, un peu plus dure, ayant résisté. Dans la pente restée en place, on peu noter que par endroits la croûte glacée est visible en surface (neige humidifiée par la pluie vers le 10 mars et "vitrifiée" par le vent).

  • Sur place nous nous sommes dit que nous nous serions pas méfiés, surtout loin de la crête où la structure fragile était très difficile à détecter car bien enfouie et pas très nette. Par contre, il est vrai que la structure fragile était facile à détecter juste sous la crête là où la plaque s'est décrochée (un peu de neige soufflée sur de la "semoule"), mais les petites croûtes de regel entre les deux couches auraient eu tendance à nous rassurer. Bref, une situation à risque localisé qui correspondrait à un risque limité.

  • A noter que l'enneigement dans le haut de la pente était très faible pour une altitude de 2400 m ombragée : 1 m à moins de 1,5 m, seulement 50 à 60 cm juste sous la crête : Une situation propice à faire des manteaux neigeux plus fragiles car plus favorable à créer des couches de neige "fragile" durables (grains à faces planes et/ou gobelets), d'autant plus quand on a eu plus de 3 semaines de beau temps en février.

personal comments

Enfin le calme et les grands espaces : seulement 60 voitures au parking à 9h30, quelques troupeaux de randonneurs, dont une dizaine de testeurs de matériel pour une marque implantée à Domancy et un régiment de seulement 4 chasseurs alpins (on ne craignait rien, ils avaient leur mitraillette)...

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