Grande Séolane : versant E, depuis Pra-Loup via le col des Thuiles
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Grande Séolane : versant E, depuis Pra-Loup via le col des Thuiles
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Licence

General

activities

partial_trip: yes

quality: medium

Rating

D-

heights

height_diff: +533 m / -533 m

Access

lift_status: open

participants

Rémo Barbaruli

weather and conditions


Grand beau, l'anticyclone du siècle, froid en altitude. Peu de vent.


De tout : pourrie sous le col des Thuiles, poudre tassée et transfo gelée dans la combe NE, transfo puis pourrie dans la pente terminale, poudre dans les contrepentes N, poudre tassée en face N. Neige stabilisée, sauf dans la pente terminale à gauche à la montée, neige plaquée, du coup la trace passait à droite dans les rochers (neige pourrie par le soleil), contrairement au chemin d'été.

timing

Parti comme une fleur à 14h du col des Thuiles. Retour au col des Thuiles après mes péripéties à 16h30.

personal comments

Une après-midi de chien. Tout a commencé le dimanche, on prend en stop un parapentiste de Manosque, qui nous raconte qu'il est monté à la Grande Séolane depuis le haut de Pra-Loup, en raquettes, parti d'un peu sous le sommet, atterri aux Thuiles où il avait laissé un vélo, remonté à Barcelonette en vélo, et là il remontait à Pra-Loup en stop parce que le vélo ce n'est pas son truc... Dans la discussion il me laisse une photocopie du topo Volo, j'avais laissé les topos à Grenoble en me disant que ce serait une semaine de vacances famille, mais là il me tente. Ceci dit il trouve que c'est plus dur que F...

Le mardi, matin tranquille en famille, et j'ai la permission de midi. Je prends ça cool, ce n'est que 500m après tout, il fait froid la nuit et le regel est féroce, ça a l'air bien stabilisé, 14h au col des Thuiles. Objectif : Grande Séolane, puis redescente par le vallon de Gimette jusqu'aux Thuiles, direct à la maison. Le premier ressaut me semble déjà plus dur que dans le topo et que dans mes souvenirs estivaux. Bien bien bien, on pousse sur les bâtons, on met les mains, on regarde où on met les pieds, de toute façon je ne repasse pas là au retour vu que je redescends face N.

Dans la combe c'est l'euphorie, personne évidemment, belle neige qui sent la moquette dans pas longtemps, poudre par endroits, traces de raquettes (il a dit vrai) et 2 traces de skieurs. Arrivée au collet 2720m avec vue plongeante sur le couloir SE, waouh, et le paysage se donne à fond : Ecrins, Chambeyron (Aiguilles et Brec, Viso, Fort Carra et Trou de l'Ane... le pied.

La pente terminale me remet les idées en place, passage scabreux avec les mains entre des rochers (mais où sont mes crampons ? et mon piolet ?) repos à l'échancrure donnant sur la vallée du Laverq, et je repars dans la pente finale, skis au dos, il reste 80m, et là tout à coup je me dis que ça suffit les conneries. Demi-tour donc sans avoir vu le sommet alors que c'était plus facile, repassage scabreux, je profite tout de même de la pente puis de la combe.

Je n'ai pas envie d'aller voir ce que donne le ressaut du col des Thuiles à la descente, donc direction face N, belle pente, devenant pentue, poudre tassée, une trace qui monte et que je suis, jusqu'à... 2400m, et une barre qui ne ressemble pas du tout (mais alors pas du tout) à "35° où des rochers peuvent apparaître"... J'hésite un peu, je cherche un peu mais je suis bien à l'endroit le plus facile, et moi je ne passe pas là, en tout cas pas sans un ami pour le remonter le moral et corde-piolet-crampons pour m'éviter de descendre tout court. Alors, hop skis sur le dos, parce que c'est quand même bien pentu, et on va voir si ça passe un peu plus haut, puis plus haut, puis... c'est drôle comme l'ambiance "face nord" ça vous prend d'un coup et que vous voulez être à la maison. Je remonte les 200m de la pente, repasse dans la combe, souffle, et me convaincs que le ressaut au-dessus du col des Thuiles est vachement plus facile que le ressaut de la face N... Descente de la combe, passage du ressaut skis aux pieds à fond sur les bâtons, ouf le col des Thuiles, je suis claqué physiquement et moralement je veux des remontées mécaniques (désolé pour Mountain Wilderness), je pense qu'en me maniant je peux avoir le téléski des Agneliers. Je fonce, arrive au téléski, il vient de fermer. Le pisteur : [accentméridional]Va prendre le télésiège en-dessous, tu as encore le temps, pas de problème, tranquille[\accentméridional]. Ouf.

A 300m avant le télésiège, un homme étendu dans le chemin, immobile. Je m'arrête. Une seule personne s'est arrêtée avant moi, il ne sait pas ce qu'il s'est passé. Je parle à la personne au sol, pas de réponse, inconscient + pas de respiration : massage cardiaque + bouche à bouche. Je suis aidé par un médecin qui passe par là, puis les pisteurs qu'on a fait appeler arrivent, puis l'hélico. Retour à Pra-Loup avec les pisteurs à 18h15, où je retrouve femme et enfants.

Une après-midi de chien, et depuis ça cogite pas mal...

Cet itinéraire est surtout rentré pour comparer les évaluations faites dans les différents topos :
- Toponeige : F, descente face N : "pentes à 35° dans lesquelles des rochers peuvent apparaître".
- Olizane : D-, ressaut au-dessus du col des Thuiles en S4/S5, pente finale en S4 (100m), fin de la face N en S5/S6 sur 50m.

Ma préférence va pour ce coup-ci à Olizane... Si ça peut éviter à certains de partir comme ma pomme la fleur au fusil, sans crampons ni piolet pour une "petite sortie d'après-midi", "de toute façon j'y suis allé plein de fois l'été depuis que j'ai 10 ans"...

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