Dôme des Glaciers : Arête des Lanchettes
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Dôme des Glaciers : Arête des Lanchettes
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General

activities

frequentation: some

condition_rating: good

quality: great

Rating

PD-     II 

heights

elevation min/max : 1950 m / 3592 m

height_diff_up: 1650 m

Access

hut_status: open_guarded

snow

snow_quality: poor

glacier_rating: possible

participants

participant_count: 2

phil-ith, Caro

route_description

Petite erreur d'itinéraire dans le début, les photos sont pourtant hyper claires, encore faut-il les avoir regardées... Donc à la fin de la morraine, en cramponnant sur le glacier, on est partis complètement à gauche, au lieu de partir à droite, et on s'est retrouvé dans de la grimpette en 3 assez expo. On a perdu une bonne heure, et ça nous a emmené tant bien que mal au sommet de la Pointe des Lanchettes (3085m). De là, parcontre, aucun soucis pour rejoindre le col des Glaciers par l'arête. La suite de l'itinéraire était simple, conforme au topo.

weather and conditions


Le bulletin de la veille était assez mitigé avec annonce d'un voile nuageux persistant le matin et orages possibles dès la mi-journée.
Finalement, au réveil, grand ciel étoilé. On a donc fait le choix d'y aller en restant vigilants. Et on a eu raison : super temps !! Sauf au sommet du Dôme où un gros nuage arrivant du versant italien nous a fait abandonner l'idée de monter à l'épaule.


Mauvais regel le matin, puis très chaud. Glacier très crevassé à la descente. Prudence de rigueur : la gardienne nous a informé d'un incident survenu quelques jours plus tôt, où le 4ème d'une cordée de 5 (dont 1 guide) a rompu un gros pont de neige (8m2 a priori), sans gravité mais avec nécessité d'intervention d'un hélico...

timing

Départ refuge : 4h45
Fin de la Morraine/cramponnage : 5h40
Pointe des Lanchettes : 8h30
Col des Glaciers : 8h45
Sommet : 11h45
Refuge : 15h

hut_comment

Très bon accueil dans ce beau refuge, assez sauvage. Vue imprenable sur le Mont Tondu et son glacier, et sur le Beaufortain en face. Très bonne cuisine. Dortoirs bien confortables (jamais pleins pour les 2 nuits qu'on y a passé)

personal comments

Deuxième sommet en amoureux ! Et une superbe aventure montagnarde cette fois-ci !
On a commencé par un WE randonnée dans le coin, avec 2 couples d'amis, joyeuse troupe pour explorer ce très beau versant à la frontière entre Mont-Blanc et Beaufortain. On s'est mêlé à la foule du TMB, mais pas trop quand même ! Heureusement l'itinéraire choisi était plutôt calme (Lac de Mya tous seuls, Sentier Thomas Roques aussi, mieux que la grosse foule au col des Fours et au refuge de la Croix du Bonhomme).
Et puis dimanche soir, on laisse nos amis retourner dans la fournaise de cette canicule millésime 2018, et on monte main dans la main vers notre petit nid 5*, au frais, le Refuge Robert Blanc. On y est super bien accueillis, on se pose : toilette de chat, apéro, petit rappel de l'itinéraire, lecture du Montagne Magazine spécial initiation à l'alpi... On apprend qu'il y aura 2 autres cordées pour le Dôme le lendemain, accompagnées de guides, mais elles monteront par le glacier : cool on devrait être tranquilles sur l'arête ! Si la météo nous le permet : le bulletin météo lu par la gardienne est bof, donc on verra bien ce qu'on trouve au réveil. Après un bon gratin de crozets au Beaufort, le sac est prêt, on peut aller se coucher.
Et justement, quelle belle surprise que de découvrir ce magnifique ciel étoilé, à peine tombé du lit ! Ca met de bonne humeur. On englouti rapidement un petit dej frugal, et on est les 1ers à quitter le refuge à 4h15. On avance bien et on chausse les crampons 1h20 plus tard. Et là, c'est le moment où j'ai merdé, peut-être déconcentré par la beauté du lever de soleil sur le Beaufortain : mauvaise lecture du terrain de ma part, et excès de confiance, je file à gauche, carrément à l'opposé de l'itinéraire, et nous fait sortir de la première langue de neige au départ d'une vire qui me semble être facile et bien pratiquable. Là, au bout de cette vire, je réalise qu'on n'est pas du tout au bon endroit, mais c'est déjà trop tard, car la descente dans ce terrain montagne, avec Caro qui manque encore d'expérience, serait plus dure et exposée que de continuer d'avancer. Alors on monte, en utilisant les zones de faiblesses de la paroi. Ca grimpe quand même assez raide (du bon III en mauvais rocher péteux), je m'en veut pas mal car je me dis que ça doit bien faire flipper Caro, encore peu familière de ces ambiances montagnardes... Mais je suis impressionné par ses capacités d'adaptation : elle avance super bien, et cale quelques très jolis mouvs malgré une (très) faible pratique de l'escalade, elle a du talent !! On finit par sortir de ce terrain merdique directement au sommet de la Pointe des Lanchettes, bien trop à gauche de l'itinéraire. Heureux et soulagés de retrouver le bon chemin, avec une bonne heure dans la vue par rapport à l'horaire fixé la veille, pas grave il fait beau !
La suite est nettement moins dure, aérienne et très esthétique. Le passage de "3 gendarmes" est splendide. On profite de la chance d'être là, tous les 2, sous ce beau soleil, avec ce panorama extraordinaire : Beaufortain et Vanoise à main droite, Dômes de Miage à main gauche, et l'Aiguille des Glaciers en ligne de mire.
On arrive au sommet du Dôme à 11h45 : 3592m - bonheur et plaisir sont au rendez-vous ! On s'embrasse, je félicite Caro, tellement fier d'elle, tellement heureux qu'on puisse partager ce plaisir d'être perché là haut... Seul bémol : un gros nuage décide alors de venir nous faire "bouh" depuis le versant italien... Vue l'heure, la chaleur, et le bulletin météo de la veille, on décide de ne pas jouer et d’entamer la descente plutôt que de monter les 100 derniers mètres jusqu'à l'épaule comme on le voulait au début. Finalement le nuage ne donnera rien mais pas de regret.
La descente sur le Glacier des Glaciers est riche en émotion. La chaleur a transformé la neige et nous empêche de trouver les traces de 2 cordées du jour. On se fraie donc un chemin en louvoyant entre les cathédrales de glace bleue. C'est beau, mais ça fait un peu peur quand même. Je relâche la pression quand, après la traversée du 2nd pont de neige, on retrouve enfin une trace de descente. La suite déroule bien jusqu'au refuge, où on est bien contents d'avoir prévu une deuxième nuit, juste pour le plaisir de couper la descente, et savourer encore un peu ces instants en altitude, à 2, loin de la ville et de la canicule. On recommande la magnifique croûte Robert Blanc, à manger avec une bière du Mont Blanc, au soleil sur la terrasse !!

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