Bonnes pratiques au Mont-Aiguille

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Comme cela a été relaté dans cette discussion, un acte aussi irresponsable qu’inqualifiable a été commis au sommet du Mont-Aiguille fin septembre 2014 : la destruction d’un des rares pins à crochets visibles au sommet.

Cette dégradation irréversible a été particulièrement prise en considération par le Parc du Vercors. Il semble même qu'elle ait agit comme un électrochoc ou comme la goutte d'eau qui fait déborder un vase bien trop plein de comportements récurrents inacceptables de toutes sortes, un peu partout sur la Réserve Naturelle. Il y aura certainement un avant et un après le pin du Mont-Aiguille : on récolte TOUT ce que l'on sème et ce que sèment nos congénères, que ce soient ceux qui se comportent de façon délétère, et ceux qui laissent faire, voire qui cautionnent par leur silence lorsqu'ils sont témoins de ces agissements.

Pour mémoire, une expédition scientifique, regroupant une équipe d'éminents spécialistes, chacun dans leurs domaines, a étudié la pelouse sommitale, les 10 et 11 juillet 2012. Il en est ressorti des rapports exhaustifs (faune, flore), mettant en lumière la richesse unique de ce lieu, ce qui n’est pas difficile à comprendre eu égard à l’isolement de ce monolithe.
Jean-Charles Villaret (Conservatoire Botanique National Alpin) a répertorié durant ces deux journées d'étude, pas moins de 159 espèces différentes de plantes à fleurs et fougères, dont un certain nombre d'espèces rares et protégées.

Aussi, une batterie de mesures est semble-t-il à l'ordre du jour pour ce qui concerne le Mont-Aiguille, afin de garantir sa protection.
Même si rien n'est encore arrêté, toutes les options, jusqu'aux plus restrictives sont envisagées : du simple panneau d'information au pied de la voie à l'interdiction totale de fréquentation (pour en faire une "réserve intégrale"), avec les mesures intermédiaires qui peuvent être l'interdiction de bivouaquer, la mise en place de quotas de fréquentation (comme cela se fait dans les parcs US), voire l'obligation d'être encadré par une personne habilitée. Le tout, assorti d'une surveillance accrue, voire permanente, avec de lourdes conséquences financières pour les contrevenants.

Connaissant l'inertie administrative du Parc, on doit avoir un peu de marge, mais la sagesse et le respect du lieu et de ses nombreux visiteurs devrait inciter à un peu de discrétion et de retenue, par un comportement qui semble pourtant élémentaire :

  • Les groupes pléthoriques (CAF, FFME et autres organismes tels que militaires), particulièrement en week end sont définitivement à bannir, comme le sont les bivouacs organisés pour plus d'une ou deux cordées.
  • Rester discrets lors de bivouacs et bannir les occupations qui se prolongent parfois jusque très tard dans la matinée. Ne pas oublier que pour certains visiteurs (qui prennent parfois un guide), accéder au sommet du Mont-Aiguille est LA course de leur vie ; on peut leur éviter de découvrir, en arrivant, les verrues bruyantes d'un bivouac irrespectueux. La règle théorique du bivouac dans la Réserve est que celui-ci doit être installé entre le couché et le levé du soleil : est-ce si compliqué à respecter ?
  • Bivouaquer sans utiliser des installations trop visibles (tentes).
  • Limiter le piétinement dans tous les sens de la pelouse et ne pas y laisser toutes sortes de déchets et excréments.
  • Respecter l'interdiction de cueillir, couper, prélever, détruire toutes sortes de végétaux ou minéraux, etc

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