Mont-Aiguille : la Voie Normale

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categories: topoguide_supplements

article_type: personal

author: Bernard ANGELIN

quality: medium

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Premières ascensions

  • 16 juin 1834, première ascension de la voie normale par Jean Liotard, seul. L’itinéraire emprunté en 1492 par Antoine De Ville et son équipe est fort probablement une combinaison de la voie Freychet et de la voie des Tubulaires, secteur plus fracturé et plus favorable à la pose des échelles décrites dans le récit du Capitaine de Charles VIII.
  • Mars 1921, première hivernale de la voie Normale par MM. Berger, Dalloz et Tetard.

Difficultés

L’ascension du Mont-Aiguille par la voie normale ne présente pas de difficultés particulières. Sans utiliser les câbles, la cotation d’ensemble est PD+/AD-. L’escalade est le plus souvent facile (III / IV maxi), variée, principalement en cheminées entrecoupées de vires et ressauts. Avec les nombreux passages, le rocher est bien "purgé", poli même à de nombreux endroits. L’itinéraire est partiellement équipé de câbles (mis en place dès 1876, rénovés en 1910, 1928, 1943, puis ponctuellement depuis) qui facilitent... ou gênent la progression. Les variantes d’ascension sont nombreuses mais le plus souvent exposées, en rocher friable et généralement non équipées. Elles sont à la fois des impasses exposées voire dangereuses pour ceux qui pensent être dans l'itinéraire classique (par exemple, la traversée permettant d'accéder directement à la Salle à Manger de la Vierge depuis la base de la paroi) ou des raccourcis utiles pour doubler des cordées plus lente (par exemple, le passage Godefroy, permettant d'accéder directement à la cheminée sommitale depuis l'Entonnoir, sans passer par le passage des Meules et la vire qui suit).

Les câbles et leurs points d’ancrage doivent être utilisé avec prudence : ils sont à certains endroits particulièrement exposés aux chutes de pierres et peuvent être fortement endommagés d’un jour à l’autre, comme on peut le constater dans la première partie de l’ascension où le câble à été pratiquement sectionné lors d’un éboulement fin octobre 2003 (cette section où la présence dangereuse d’un câble effiloché et ne tenant plus a été rénovée en 2012).

L’ascension de la voie normale n’est en aucun cas comparable à une escalade en falaise (encore moins à un mur de S.A.E.), mais est à considérer comme une véritable course en montagne, réel terrain d’aventure avec ses impondérables : marche d’approche, rocher parfois incertain, chutes de pierres récurrentes (généralement déclenchées par les grimpeurs), descente longue et exposée et conditions météo à ne pas négliger à cette altitude (il peut neiger au Mont-Aiguille même en plein été comme ce fût le cas le 11 juillet 2000 !).

Le Mont-Aiguille a toujours été une montagne très fréquentée, particulièrement la voie normale. De mai à octobre, il est habituel de compter chaque samedi et chaque dimanche pas moins d’une centaine de personnes désirant accéder au sommet. Il sera nécessaire de partir à l’aube ou s’attendre à patienter de longues heures au pied de la voie ou durant l’ascension avant de pouvoir accéder à la prairie sommitale.
Il est rare d'être seul au Mont-Aiguille, quel que soit le moment de la journée, le jour de la semaine et même quelle que soit la saison ! En hiver, la voie normale peut devenir une course mixte très intéressante, engagée même car difficilement protégeable, particulièrement dans la cheminée finale si les câbles sont enfouis sous la glace.
La présence de cordées inexpérimentées, de groupes aux effectifs pléthoriques ou de colonnes de militaires faisant le siège d’une voie équipée de bas en haut, n’est malheureusement pas rare et constituent un réel danger autant qu’un gène conséquente et il n’est pas toujours facile ni sans risque de dépasser des cordées aux comportements imprévisibles.
A la descente, les mêmes désagréments seront à endurer durant tout le cheminement permettant d’accéder aux rappels. Il n’est pas rare, surtout en début de saison où des névés persistent jusqu’au mois de juin, de voir certaines cordées poser des rappels dans les gradins et éboulis, avec pour conséquence d'« arroser » les cordées évoluant en aval.

Descentes

La descente par la voie normale est possible et peut constituer une solution très rapide pour des grimpeurs évoluant sans corde voire à "corde tendue", avec une grande habitude de progression dans ce type de terrain. Cette option est dans la plupart des cas à déconseiller car bien moins esthétique et surtout plus dangereuse compte tenu des chutes de pierres et de la présence de cordées montantes (à toute heure de la journée ou presque) qu’il faudra croiser dans des situations pas toujours confortables.

La descente intégrale par la voie des Tubulaires, très pratiquée jusque dans les années 1970 est longue et exposée aux chutes de pierres. Le cheminement est complexe avec un passage vertigineux et comporte trois rappels de 25 m mal commodes dans des cheminées étroites.

La descente par les rappels des "Saucisses" est réservée à des cordées expérimentées. Elle est en partie commune avec la descente par la voie des Tubulaires puis évite les rappels classiques souvent encombrés et aboutit à droite de la Tour du Taureau, directement sur le sentier qui longe le pied de la face ouest, à l’aplomb du col de l’Aupet : quatre rappels sont équipés depuis 1999 (chaînes et goujons) ; ils sont longs et aériens (le deuxième de 50 m en fil d’araignée), les relais sont exigus. Le premier rappel est évitable par la désescalade de la dernière cheminée de la voie des Tubulaires dont l’accès est caractérisé par une brèche située à 50m du bas de l’éboulis.

La descente la plus classique emprunte la dernière partie de la voie des Tubulaires. Elle est assez délicate, dans un éboulis raide et se termine par deux rappels ; le premier, de 30 m (évitable dans les mêmes conditions que précédemment) et le deuxième de 40 à 60 m, suivant l’emplacement choisi, en fil d’araignée (description détaillée ci-dessous).

Accès routier

De Grenoble, autoroute A51 (Autoroute du Trièves) ou D1075 direction Sisteron, en passant par Monestier de Clermont.

  • Par le N : 6 km après Monestier, prendre à droite la D8A direction Saint-Michel-les-PortesGresse, puis D8b jusqu’au hameau des Pellas - (de Grenoble, 50 km / 50 min).
  • Par le S : 15 km après Monestier, prendre à droite la D7 direction Col de MenéeChichilianne, puis D7B direction Pas de l’AiguilleLa Richardière - (de Grenoble, 55 km / 1 h).

  • Côté Saint-Michel-les-Portes, parking au niveau du Pont des Pellas impérativement avant la barrière (alt. 1100m).

  • Côté Chichilianne, parking 200m après l’Hôtel Au Gai Soleil du Mt-Aiguille (alt. 1060m).
    Dans les deux cas, respecter scrupuleusement la signalisation concernant les interdictions de circulation sur les routes et pistes communales, les accès aux terrains agricoles ou aux exploitations forestières. Le camping ou le bivouac sauvage est généralement interdit, surtout lorsqu'il se pratique sur des terrains agricoles privés, des zones de captage d’eau potable (au-dessus de La Richardière par ex) ; les amendes sont régulières et particulièrement dissuasives.

Approches pédestre

Depuis la Richardière

De La Richardière, au S, gagner le col de l’Aupet (Alt. 1627m) par un excellent sentier entretenu (Tour du Mont-Aiguille), balisé par un trait Jaune, au départ de La Richardière (présence d’anciennes marques jaunes/vertes et de plus anciennes bleues/jaunes/bleues). Remonter jusqu’aux prairies des Serres (Alt. 1200m), (accès en voiture actuellement toléré sur une mauvaise piste carrossable) puis obliquer à droite à l’entrée de la forêt ; le sentier amène sans risque d’erreurs au col de L’Aupet. Du col, remonter l’arête boisée en direction du Mont-Aiguille (NE) pour atteindre la base du grand pierrier sous la face NW.

Deux autres sentiers particulièrement intéressants, un peu plus longs et rarement parcourus permettent d’accéder au col de l’Aupet ou à la base du Mont-Aiguille :

  • Le premier sentier, commun avec la première partie de l’itinéraire du Tour du Mont-Aiguille jusqu’aux Serres, remonte au N (ne pas prendre le sentier à droite à l’entrée de la forêt) le vallon issu de la gorge des Rochers du Parquet et rejoint le sentier en balcon qui relie le col de l’Aupet aux Fourchaux (accès au Pas de l’Aiguille). On atteint le col de l’Aupet après avoir traversé la gorge profonde (passage raide et exposé). Ce sentier non balisé est resté sauvage ; la vue sur le Mont-Aiguille est magnifique.
  • Le second, sentier des Charances, en cours d’aménagement touristique (lecture du paysage, découverte botanique, etc.), au départ du hameau de La Richardière (à côté de l’hôtel), remonte par de longs lacets jusqu’au pied de la face S du Mont-Aiguille puis traverse à gauche sous les falaises (NW) pour rejoindre le départ de la voie normale. Cet accès est apprécié au printemps lorsque le sentier habituel est trop boueux, mais le risque de chute de pierre lors de la traversée sous les voies des faces Sud et Ouest n’est pas à négliger.

Depuis les Pellas

Des Pellas, au N, par le sentier du Tour du Mont-Aiguille, atteindre la base du grand pierrier sous la face NW. Du parking au niveau du Pont des Pellas ; le sentier emprunte une bonne piste carrossable interdite à la circulation puis remonte dans la forêt jusqu’à la base du pierrier issu de la face W du Mont-Aiguille.

Un autre sentier empruntant des pistes forestières non balisées et mal marquées (utilisé en hiver pour l’accès aux cascades de glace) permet de rejoindre la face W du Mont-Aiguille. Après 650m de marche sur l’itinéraire du Tour du Mont-Aiguille, prendre à gauche (E) après un pont, une piste non balisée qui remonte dans la forêt. Après une traversée horizontale vers le S, se perd dans un immense pierrier, vestige des éboulements survenus entre 1948 et 1957. Rejoindre à vue la base de la paroi en évitant les ressauts rocheux par la crête dominant le Bois de la Draye (cheminement pénible hors sentier dans le pierrier).

Atteindre l'attaque

Après un lacet sur l’arête de l’Aupet, le sentier traverse le pierrier jusqu’à la crête dominant le Bois de la Draye. Remonter cette crête jusqu’au pied de la paroi (bon emplacement protégé des chutes de pierres pour s’équiper et s’encorder).

Par une courte traversée ascendante à gauche dans des gradins instables (exposée aux chutes de pierres), on atteint une petite terrasse marquée par un gros anneau de fer scellé (Alt. 1780m), début de l’escalade.

Matériel technique nécessaire pour une cordée

  • Pour chaque grimpeur : casque, baudrier, longe avec mousqueton de sécurité, descendeur, système d’auto-assurage en rappel.
  • Pour la cordée : une corde de 15 à 20m est suffisante pour l’ascension mais une corde de 2 X 45m sera nécessaire pour la descente par les rappels classiques (détaillée plus loin), 3 ou 4 dégaines, 3 anneaux de sangle.

Compte tenu de la nature du rocher, de la fréquentation et de la configuration des itinéraires d’ascension et de descente, le port du casque semble indispensable !

Itinéraire

Attention : les anneaux scellés et les câbles, bien que rénovés et contrôlés ont été posés dès 1878 ! La vérification de ces équipements ne peut être que superficielle, il convient de les utiliser avec la prudence qui s’impose.

Au niveau de l’anneau scellé, escalader tout de suite à gauche sur 10m une rampe aux prises usées par les passages puis franchir à droite une courte cheminée surplombante (piton scellé) pour atteindre une vire (anneau scellé).
N.B. Possibilité d’éviter la cheminée surplombante par une traversée à gauche de quelques mètres et rejoindre la vire du relais par une cheminée parallèle.

Descendre légèrement sur la gauche et contourner un petit éperon pour atteindre la base d’une cheminée barrée par un ressaut étroit (piton scellé).
N.B. Une variante de départ plus au N permet d’atteindre ce point directement en une longueur.

S’engager dans cette cheminée, d’abord large puis très étroite (piton scellé), qui donne accès à une vaste zone de gradins (relais sur pitons, coinceurs ou béquets). Un des gros anneaux scellé qui marquait le relais à cet endroit s’est cassé à sa base il y a quelques années, ce qui démontre le vieillissement de ces équipements.

Longer la paroi horizontalement sur la droite pour atteindre la base de trois cheminées parallèles (piton scellé), donnant accès à une longue vire. Une variante depuis R1 permet d’atteindre ce point directement en escaladant au-dessus du relais, une cheminée puis une traversée à gauche exposée.

La cheminée de droite, peu marquée est la plus facile mais très exposée (mauvais rocher, graviers, herbe) ; celle de gauche, étroite et athlétique est en bon rocher et permet d’accéder directement à la vire (anneau scellé).
N.B. D’anciennes variantes rarement pratiquées partent de ce point pour rejoindre l’Aiguille Thorant ; rocher médiocre, aucun équipement).

Par une courte marche de flanc sur la droite puis une descente délicate de quelques mètres, on atteint le premier câble (anneau scellé). Cette section est très exposée aux chutes de pierres provenant des surplombs de la partie supérieure.

L’itinéraire câblé est jalonné d’anneaux scellés, emprunte sur une centaine de mètres, une rampe oblique vers la droite, très aérienne (succession de gradins sans difficultés), en direction d’une énorme tour décollée (la Vierge), jusqu’au pied d’un ressaut raide.

Escalader ce mur (prises usées) puis descendre la face opposée (délicat et très exposé) vers une plate-forme spacieuse qui marque le point de séparation de la Vierge avec la paroi du Mont-Aiguille : la Salle à Manger (fin de la première section câblée).
N.B. Ce point peut être atteint en deux longueurs directement du bas (attaque 20m à droite du départ classique), par un système de ressauts et de rampes parallèles à l’itinéraire classique, peu difficiles, en rocher douteux souvent humide (présence de quelques anciens pitons et équipements de réchappes douteux). Variantes très exposées aux chutes de pierres provenant des grimpeurs évoluant au-dessus.

Ne pas descendre dans la dépression (l'Entonnoir), réceptacle des chutes de pierres provenant des cheminées sommitales. Escalader directement sur 2m le ressaut sur lequel est scellé le câble puis le contourner par la droite (piton scellé derrière l’éperon) pour rejoindre l'Entonnoir que l’on remonte (courte escalade puis gradins) jusqu’à la base d’un mur raide.
N.B. L’itinéraire original descend dans la dépression puis traverse le couloir pour gravir sur la face opposée, un mur (anneau scellé qui portait un morceau de câble supprimé en 1983) puis une rampe qui ramène sur l’itinéraire.

A cet endroit trois variantes sont possibles : à gauche, escalader jusqu’à sa base l’Aiguille Thorant puis traverser vers la droite (S) pour rejoindre la vire qui longe la grande muraille décrite ci-dessous. On peut atteindre cette vire en escaladant les ressauts situés de part et d’autre de l’itinéraire décrit (raide mais assez bon rocher, pas d’équipement en place).

Escalader ce mur (piton scellé) sur le coté droit (légèrement déversant, peu de prises) puis remonter soit vers la droite soit directement des gradins faciles, en mauvais rochers, jusqu’au pied d’une grande muraille (piton scellé).

Suivre une bonne vire (sentier !) qui longe cette paroi vers la droite jusqu’à un pin puis quelques mètres plus loin, au pied d’un ressaut.
N.B. De ce point, une traversée à droite (S) très exposée, partiellement équipée, mais en mauvais rocher, permet de rejoindre la partie finale de la voie de la Tour des Gémeaux.

Escalader ce ressaut sur une dizaine de mètres (il existait à cet endroit, deux embryons de câble supprimé en 1983), jusqu’à ce qu’il bute sur un surplomb (anneau scellé, câble) puis traverser à gauche et passer sous un toit très bas (passage des Meules) pour atteindre une vire (anneau scellé, fin de la deuxième section câblée).
N.B. En traversant à droite sur cette vire (avant de franchir les "Meules"), on trouve un relais et un équipement sur goujons qui permet de rejoindre la partie finale de la Tour des Gémeaux.

Suivre cette vire étroite et aérienne jusqu’à la base de la grande cheminée dans laquelle se déroule la fin de l’itinéraire (piton scellé).
N.B. Ce point peut-être atteint directement depuis le pied de la grande muraille décrite plus haut en escaladant une vaste dépression située à l’aplomb de la cheminée sommitale : c’est le Passage Godefroy : escalade surplombante, en rocher terreux et délité, quelques vieux pitons en place.

Par des gradins caillouteux puis un ressaut raide (piton scellé), on atteint le troisième câble qui équipe une partie verticale de la cheminée sur 10m, que l’on escalade jusqu’à une vire (anneau scellé, fin du câble).

Franchir un court ressaut puis remonter des gradins faciles pour rejoindre la base d’un surplomb (anneau scellé, câble). Eviter le surplomb en escaladant le mur à droite et progresser dans la cheminée qui devient très étroite (piton scellé) puis s’élargit à nouveau, à la base du cône sommital (anneau scellé, fin de la quatrième et dernière section câblée).

Remonter des gradins faciles sur 60m, dans l’axe de la cheminée, pour déboucher sur la prairie sommitale. De la fin du câble au sommet, 60m (3 pitons scellés).
N.B. De la sortie de la cheminée, l’accès au sommet est possible par des variantes à droite ou à gauche de l’axe central (rocher douteux, plaques d’herbe, pas d’équipement en place).

Après quelques minutes de marche, direction N, par un sentier en pente douce dans la prairie, on atteint la sommet proprement dit (Alt. 2086,7m).

Descente

Le départ de la descente par une partie de la voie des Tubulaires est situé 100m à droite (S), de la sortie de la voie normale. Repérer un cairn et la plaque commémorative du 500e anniversaire de la première ascension. Cette plaque, montée le 26 juin 1992 pour la commémoration de la première ascensions a été redescendue le jour même puis remontée pour y être scellée le 4 juillet 1997, après avoir obtenu les autorisations nécessaires !

Descendre une courte cheminée, puis traverser à droite (N) pour rejoindre une trace qui parcours l’axe principal de l’éboulis en franchissant trois courts ressauts raides entrecoupés par des gradins instables.
N.B. Ne pas s’engager sur de vagues traces, sentiers ou brèches qui s’éloignent à droite ou à gauche, mais toujours rester dans l’axe de l’éboulis jusqu’à son terme.

Tout au bas de l’éboulis, repérer sur la droite un relais sur 1 point, qui permet si besoin est, de s’assurer pour atteindre le véritable emplacement du rappel, 5m en contre-bas. Deux emplacements de rappels, un à droite et un à gauche sont disponibles. (Rappels de 30m sur deux et trois points, rénovés en juillet 2000). Le rappel de gauche est particulièrement exposé aux chutes de pierres puisqu'il emprunte directement le déversoir de l'éboulis.
N.B. Ce premier rappel est évitable par la désescalade de la dernière cheminée de la voie des Tubulaires, dont l’accès est caractérisé par une brèche bien visible du haut, située à 50m à gauche (N) du bas de l’éboulis. Désescalade de quatre ressauts en bon rocher (III / IV) équipés pour la progression, séparés par des traversées de gauche à droite (N) ; la première traversée est exposée (point d’ancrage au début et à la fin). Après avoir descendu le dernier ressaut qui débute au pied d’un gros pin, on aboutit sur la vire menant au rappel de 45m.

Du bas du rappel de 30m, descendre quelques mètres puis remonter sur la droite un petit ressaut pour rejoindre une vire que l’on suit (exposé) et atteindre une vaste plate-forme protégée d’où se fait le deuxième rappel. (Rappels de 40 à 60 m ; 4 emplacements possibles, rénovés en 2006). Le rappel de 60 est situé le plus au Nord sur la vire, derrière un pin.

Au bas du rappel, franchir un bloc surplombant de cinq mètres (en désescalade, IVsup) ou avec un petit rappel (deux emplacements équipés de chaque côté mais difficilement utilisables, tant la configuration du lieu a changé ces dernières années, avec un ravinement conséquent) ou en passant par une boîte aux lettres, aujourd’hui très ouverte, sous un énorme bloc coincé.

Traverser vers le N en passant au pied des cheminées de la voie des Tubulaires puis descendre au bas de la paroi en désescaladant une cheminée (Plaque Commémorative de 1933) ou en suivant le sentier qui remonte vers une brèche (départ de la voie de la Tour des Gémeaux) et aboutit au sommet de la crête où l’on s’équipe au départ de l’ascension.

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