AIDE : Topoguide - Cotation alpine globale

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Nécessité d'une cotation globale

La variété des terrains parcourus et l’environnement changeant de la haute montagne font que la description des difficultés maximales reflètent souvent mal la difficulté des courses d’alpinisme. Au delà des difficulté techniques maximales, il peut être utile de savoir si ces difficultés sont soutenues, si l’approche ou la descente est compliquée etc. C’est pourquoi, les itinéraires sont décrits en associant aux difficultés maximales une évaluation de la difficulté globale de l’itinéraire, qui prend en compte de tels critères : c’est la cotation globale.

Une autre possibilité est de définir des cotations pour tous les types de difficultés, et d'utiliser une cotation à N entrées. La cotation globale apparait alors comme une synthèse de ces cotations. Elle est bien plus pratique pour filtrer les itinéraires selon son niveau.

Cotations versus difficultés

La cotation représente une indication relative du niveau nécessaire pour réaliser un itinéraire en condition par des pratiquants ayant le niveau et les compétences requis pour ce type d’itinéraire et souhaitant respecter l’horaire. La difficulté effectivement rencontrée lors de la course est, non seulement, liée à la cotation, mais également aux conditions rencontrées (météo, état du rocher et de la glace…) et aux niveaux psychique, physique et techniques des alpinistes. Contrairement à la cotation, constante pour un itinéraire donné, la difficulté peut donc varier considérablement d’un jour à l’autre.

Les systèmes de cotation constituent un des thèmes inépuisables de discussion des pratiquants de la montagne. Cet article a pour but de clarifier le sens de la cotation globale telle qu’elle est utilisée en alpinisme, en grande voies d’escalade et en cascade de glace.

Comment déterminer la cotation globale ?

La cotation globale est avant tout basée sur les difficulté techniques maximales obligatoires, que ce soit en rocher, en neige, en glace ou en mixte. La difficulté maximale obligatoire déterminera la cotation globale minimale d’un itinéraire, puisqu’elle indique le niveau minimum requis pour "passer".

Cependant, "passer" est rarement suffisant et la cotation minimale déterminée par les difficultés maximales obligatoires sera pondérées par les nombreux critères qui font la difficulté d’une course (continuité des difficultés, complexité de l’approche et de la descente, engagement etc.). C’est ce qui fait que la cotation alpine est dite "globale".

La cotation obtenue après pondération donnera une meilleure indication du niveau requis pour réaliser la course "proprement", c’est à dire avec un horaire raisonnable, une marge de sécurité suffisante vis à vis de l’engagement de l’itinéraire, etc.

Les difficultés maximales obligatoires

Les correspondances ci-dessous donnent une idée générale de la façon dont la cotation maximale obligatoire détermine la cotation globale minimale attribuée à l’itinéraire. C’est cette cotation minimale qui sera ensuite pondérée.

en rocher
  • présence de 3a (obligatoire) => au minimum PD
  • présence de 4a (obligatoire) => au minimum AD-
  • présence de 4b (obligatoire) => au minimum AD
  • présence de 4c (obligatoire) => au minimum AD+
  • présence de 5a (obligatoire) => au minimum D-
  • présence de 5b (obligatoire) => au minimum D
  • présence de 5c (obligatoire) => au minimum D+
  • présence de 6a (obligatoire) => au minimum TD-
  • présence de 6b (obligatoire) => au minimum TD
  • présence de 6c (obligatoire) => au minimum TD+
  • présence de 7a (obligatoire) => au minimum ED-
  • présence de 7b (obligatoire) => au minimum ED
  • présence de 7c (obligatoire) => au minimum ED+

(…)

en escalade artificielle
  • présence de A0 (obligatoire) => au minimum D-
  • présence de A1 (obligatoire) => au minimum TD-
  • présence de A2 (obligatoire) => au minimum ED-

(…)

en glace
  • présence de 3 => au minimum AD+
  • présence de 3+ => au minimum D-
  • présence de 4 => au minimum D
  • présence de 4+ => au minimum D+
  • présence de 5 => au minimum TD-
  • présence de 5+ => au minimum TD
  • présence de 6 => au minimum TD+
  • présence de 6+ => au minimum ED-
en mixte
  • présence de M3 => au minimum AD
  • présence de M4 => au minimum D
  • présence de M5 => au minimum TD
  • présence de M6 => au minimum TD+/ED-
  • présence de M7 => au minimum ED

(…)

La pondération des difficulté maximales obligatoires

Dans le cas général, la difficulté maximale obligatoire définit la cotation globale minimale de la course. Celle-ci sera en général pondérée vers le haut pour prendre en compte la continuité de l’escalade, la complexité de l’itinéraire, la facilité à se protéger et à construire des relais etc. Toute source de difficulté doit être prise en compte.

Les critères les plus courants sont listés ci-dessous :

  • l’approche, sa longueur et sa complexité
  • la descente, comment elle se fait, sa longueur et sa complexité
  • la qualité, le nombre et l’emplacement des relais (vires, etc)
  • la qualité du rocher, de la neige ou de la glace
  • la longueur et la continuité des sections les plus difficiles
  • l’emplacement des sections les plus difficiles (au départ, au milieu, à la fin)
  • l’orientation des pentes (et les horaires imposés)
  • les risques objectifs (par exemple pour les itinéraires sous la menace de seracs)
  • l’exposition au mauvais temps
  • l’engagement (difficulté d’une retraite éventuelle)
  • l’altitude

La cotation globale : une indication du niveau requis

Les critères ci-dessus peuvent augmenter considérablement la difficulté à laquelle on s’attendrait au vu de la difficulté maximale obligatoire. La cotation globale reflétera donc le niveau qu’il faut avoir pour passer la voie "proprement", c’est-à-dire sans exploser l’horaire et sans se mettre en danger plus que nécessaire.

Par exemple, la voie des parisiens aux Trois Becs passe en 6a+ en libre mais la cotation obligatoire ne dépasse pas le 5b. Une voie en 5b obligatoire donnerait une cotation globale de D minimum d’après le tableau ci-dessus. Cependant, la cotation consensuelle est TD. Pourquoi ?

Parce que si le 5b obligatoire signifie qu’un grimpeur de niveau 5b peut théoriquement passer (en passant en A0 sur pitons), en pratique il va se faire peur et exploser l’horaire. Le niveau recommandé serait plutôt un niveau 6a, ce qui correspondrait à TD- minimum. En pondérant pour l’équipement à compléter (P2 selon l’échelle camptocamp) et la longueur, la cotation globale TD est cohérente.

Donc, si un itinéraire cote TD, cela signifie aussi qu’il faut un niveau TD pour passer "proprement" (ou "normalement"). Cela n’exclut pas que l’on puisse passer avec un niveau plus faible, mais au prix d’un horaire plus long, ou de risques plus élevés.

En rocher, "passer proprement", c’est passer en libre, sauf éventuellement dans quelques passages nettement plus durs que le reste de la voie (voir alors comment la difficulté maximale obligatoire en artif peut déterminer la cotation globale minimale).

En cascade de glace, c’est similaire : "passer proprement" signifie qu’on ne se pend pas à ses pioches avec des longes et qu’on ne se pend pas aux broches pour se reposer au milieu d’une longueur.

Variations dans l’usage de la cotation globale

Itinéraires de grande difficulté en glace et mixte

Dans la pratique, il est fréquent que les difficultés maximales en glace ou mixte ne soient mentionnées que lorsque l’inclinaison de l’itinéraire dépasse 50-60° sur une dénivelée importante. La difficulté des itinéraires F à D est donc souvent cotée en utilisant uniquement la cotation globale et la cotation d’engagement.

A l’inverse, dans les itinéraires de grande difficulté, il est donc devenu courant d’omettre la cotation globale pour n’indiquer que les difficultés techniques maximales, assortie d’une indication de l’engagement de l’itinéraire. Cette cotation à double entrée est par exemple couramment utilisée pour les cascades de glace et les goulottes : Rappelle toi que tu es un homme (IV/6/M8).

Cette échelle est variable selon les auteurs, selon qu’elle inclut ou non les risques objectifs et selon la nature des itinéraires décrits : cascade de bord de route ou goulottes de haute montagne. La cotation engagement utilisée sur camptocamp est par exemple différente de celle utilisée dans certains topos spécialisés en cascade de glace.

Malgré l’usage qui veut que la cotation globale soit abandonnée pour les itinéraires de grande difficulté, la cotation globale reste pertinente pour ce type d’itinéraire. C’est le cas notamment pour les alpinistes désireux de savoir comment situer la difficulté d’une cascade de glace par rapport à des itinéraires "haute montagne" qu’ils envisageraient de parcourir.

La haute altitude

La cotation globale prend en compte l’altitude, ce qui pose la question du niveau d’acclimatation attendu de la cordée.

Dans son ouvrage sur l’alpinisme dans les Andes, John Biggar reconnaît la spécificité de l’alpinisme à très haute altitude (en gros, au dessus de 5000m) et suggère de coupler la cotation globale alpine telle qu’elle serait donnée dans les Alpes avec la durée nécessaire pour la réalisation de la course. Cette durée est établie en considérant la cordée acclimatée à l’altitude du point de départ (donc avant d’initier l’approche).

Certaines ascensions et trekkings de haute altitude sont très exigeants physiquement à cause du manque d’oxygène sans toutefois imposer de techniques particulières. Un bon exemple serait l’ascension de l’Aconcagua (6959m) par sa voie normale. John Biggar cote ce genre d’itinéraire F mais on peut aussi utiliser une cotation spécifique à la randonnée (par exemple les cotations du Club Alpin Suisse utilisées sur camptocamp) couplée à la durée et l’expédition et l’altitude du sommet. C’est ce qui est fait dans le topoguide de camptocamp.

Sur camptocamp

Camptocamp est un topo-guide avec une très vaste couverture, tant du point de vue des activités et des pratiques (grandes voies, alpinisme) que du point de vue géographique. Il n’est donc pas étonnant que l’homogénéisation des cotations, y compris la cotation globale, y soit compliquée. Voici quelques indications utiles pour coter globalement les itinéraires :

  • La cotation globale doit refléter le niveau qu’il faut avoir pour passer la voie "proprement" (sans exploser l’horaire et sans se mettre en danger plus que nécessaire), selon les équivalences indiquées dans les tableaux ci-dessus (en pondérant en fonction de la facilité à protéger les longueurs).
  • Le niveau nécessaire sera pondéré à la hausse (d’une demi-cotation) si l’approche et/ou la descente sont compliquées par rapport aux difficultés de l’escalade.
  • Le niveau nécessaire sera pondéré à la hausse (d’une demi-cotation) si l’escalade est engagée (notamment pour les itinéraire d’alpinisme dont l’engagement est supérieur à IV).
  • On considère les grimpeurs ou alpinistes acclimatés à l’altitude du point de départ de l’itinéraire.

Description des cotations et exemples argumentés

N’hésitez pas à ajouter des exemples de courses en détaillant selon quels critères ont été pondérées les difficultés techniques obligatoires maximales.

F (facile)

Dans une course facile, l’alpiniste marche avec aisance. L’itinéraire est évident, par exemple la remontée d’un glacier peu pentu et peu crevassé suivie d’un éboulis ou d’une courte arête de blocs facile (difficultés en rocher < 3). En général, l’usage de la corde ne s’impose que pour la sécurité sur glacier.

Exemples d’itinéraires F
  • [img=picto/snow_ice_mixed.png]alpinisme neige, glace, mixte[/img] Le Versant NE du Dôme de Neige des Ecrins (voie normale) : Glacier de pente modérée (35°) ne présentant pas de difficulté technique lorsqu’il est parcouru suffisamment tôt en saison.
  • [img=picto/mountain_climbing.png]rocher haute montagne[/img] Le Grand Galibier par le Clot Julien : Itinéraire hors sentier avec plusieurs pas d’escalades facile.

PD (peu difficile)

Une course peu difficile est un itinéraire plus difficile qu’un itinéraire F, avec par exemple un glacier plus complexe à négocier (quelques crevasses) ou de l’escalade un peu plus difficile (dès le 3 en rocher mais sans passages de 4 qui ne soient pas facilement contournables), mais clairement disposée et facile à protéger, ou des pentes de neige et glace modérées entre 35 et 45°, dont les passages les plus raides sont courts. Des rappels peuvent être nécessaires à la descente.

Exemples d’itinéraires PD
  • [img=picto/mountain_climbing.png]rocher haute montagne[/img] [img=picto/snow_ice_mixed.png]alpinisme neige, glace, mixte[/img] L’arête W de la Barre des Ecrins (Écrins) ou l'arête W du Mont Blanc de Cheilon (Valais) : Un passage de 3b mais peu soutenu, le reste étant soit du rocher facile (2 max) soit un glacier de pente modérée (35°)
  • [img=picto/mountain_climbing.png]rocher haute montagne[/img] L’arête N de l’Aiguille Dibona (voie normale) : Escalade en 3b, itinéraire court (100m), en bon rocher et bien équipé.
  • [img=picto/rock_climbing.png]escalade[/img] Les Dalles du Charmant Som : Escalade en 3b ou 3c, sur des dalles couchées (~45°), en bon rocher et se protégeant très bien grâce aux lunules.

AD (assez difficile)

Une course assez difficile est un itinéraire plus difficile qu’un itinéraire PD et qui nécessite souvent de tirer des longueurs à plusieurs reprises. La cordée devra par exemple négocier un glacier crevassé (mais une rimaye de petite taille), des difficultés en rocher dans le 4 ou des pentes de neige et glace plus soutenues, jusqu’à 40-55° (en glace, maximum grade 3+). La sécurité de la cordée requière l’emploi d’une grande variété de techniques.

Exemples d’itinéraires AD
  • [img=picto/snow_ice_mixed.png]alpinisme neige, glace, mixte[/img] Le Mont Blanc par l’arête de Bionnassay : Les difficultés techniques sont faibles (3c) mais l’itinéraire est long, engagé, et des passages peuvent être en glace.
  • [img=picto/mountain_climbing.png]rocher haute montagne[/img] La Traversée NNE >> S de la Crête de la Mourelle : 3 passages de 4b (dont 1 contournable) en très bon rocher permettant des protections fiables.
  • [img=picto/rock_climbing.png]escalade[/img] La Directe à l’Aiguille de Sugiton dans les Calanques : Courte escalade bien équipée et homogène dans le 4 avec une descente aisée.
  • [img=picto/ice_climbing.png]cascade de glace[/img] Easy Rider à Ceillac : Courte cascade en 3, avec un accès facile et des relais équipés

D (difficile)

Une course difficile est plus difficile qu’un itinéraire AD. C’est une entreprise déjà sérieuse où une bonne maîtrise de l’assurage et un bon sens de l’itinéraire sont nécessaires. La cordée devra tirer des longueurs successives pour négocier de longues sections d’escalade (dès qu’il y a des passages obligatoires de 5 ou s’il y a des difficultés soutenues dans le 4-5), des pentes de neige ou de glace raides (50-70°, en glace grade 4+ maximum) ou des glaciers très crevassés aux rimayes importantes. L’obligation de franchir certaines difficultés en artif., en plaçant ses points (A1), fera de l’itinéraire du TD.

Exemples d’itinéraires D
  • [img=picto/mountain_climbing.png]rocher haute montagne[/img] [img=picto/snow_ice_mixed.png]alpinisme neige, glace, mixte[/img] L’arête Küffner au Mont Maudit : Les difficultés techniques sont modérées (4b rocher, pente de neige à 50°), mais il s’agit d’une course engagée en altitude d’où une pondération généreuse.
  • [img=picto/mountain_climbing.png]rocher haute montagne[/img] L’arête W de la Tête des Fétoules : Du 4 soutenu puis un pas de 5b dans la première partie, la suite est plus facile mais le rocher demande des précautions.
  • [img=picto/rock_climbing.png]escalade[/img] Pujolidal à la tête de la Maye : 5b obligatoire donc au minimum D; l’engagement est faible, l’équipement est de type sportif et l’escalade est peu soutenue, d’où l’absence de pondération.
  • [img=picto/ice_climbing.png]cascade de glace[/img] Le parcours intégral de Caturgeas, Oisans : Jamais plus de 3+ en glace, mais l’itinéraire est particulièrement long et soutenu d’où une pondération à D (cela tient aussi compte des risques objectifs liés à l’orientation).

TD (très difficile)

Une course TD est plus difficile qu’un itinéraire D. Les courses TD sont des entreprises très sérieuses avec des difficultés importantes en rocher (dès qu’il y a des passages obligatoires dans le 6 ou de longues sections soutenues dans le 5) ou de longues pentes de neige ou glace raides et soutenues (entre 65 et 80°, en glace grade 5+ maximum) qui nécessitent en général de tirer un grand nombre de longueurs. Les risques objectifs peuvent être importants à ce niveau de difficulté.

Exemples d’itinéraires TD
  • [img=picto/mountain_climbing.png]rocher haute montagne[/img] [img=picto/snow_ice_mixed.png]alpinisme neige, glace, mixte[/img] La Face N de la Pointe Fourastier à l’Ailefroide : 4+, M4+ et 5b, donc au minimum D+, mais pondéré à TD à cause de l’engagement et de la qualité du rocher dans la section finale.
  • [img=picto/mountain_climbing.png]rocher haute montagne[/img] La Traversée N >> S des Aiguilles d’Arves : Présence de 6a qu’il faut protéger soit même ; l’ensemble de la traversée est très longue (plus de 10h pour les difficultés).
  • [img=picto/rock_climbing.png]escalade[/img] La Voie des Parisiens aux Trois Becs : Voie s’adressant à des grimpeurs de 6a à vue, sur un équipement ancien (voir plus haut l’analyse détaillée de cet exemple).
  • [img=picto/ice_climbing.png]cascade de glace[/img] La Cascade du Géant des Tempêtes au Fournel : 5+ en glace, sans autres difficultés.

ED et EDx (extrêmement difficile étendu)

Les courses extrêmement difficiles (ED) sont des itinéraires de grande difficulté, généralement assez engagés, avec de l’escalade soutenue dans le 6 (ou de longues sections d’escalade artificielle délicate) ou de longs passages de glace raide ou verticale.

Au delà du ED, l’usage de la cotation ABO (abominable) s’est répandu en France. Notamment pour coter les grandes voies rocheuses extrêmement raides ou surplombantes, soutenues dans le 7. Dans la pratique, cela a conduit à un certain tassement des cotations :

  • Après "abominable", qu’est-ce qu’il y a ?
  • En alpinisme mixte et d'altitude, la cotation ABO est très peu utilisée, la cotation plafonne souvent à ED+, alors que les premières voies ED datent des années 30. En supposant que le niveau maximum des alpinistes a augmenté en 80 ans, il y a un problème au niveau des cotations.

Dans d’autres régions, la cotation alpine est considérée comme ouverte vers le haut et le niveau ED a été subdivisé en ED1, ED2… avec des itinéraires jusqu’au ED5 (Face S de l’Aiguille du Fou avec 350m d’escalade libre jusqu’au 7b/c). Cet usage est répandu chez les alpinistes de tradition britannique et permet d’éviter le problème du tassement des cotations engendré par l’usage du ABO.

Sur c2c, l'échelle de cotation globale utilisait la cotation ABO, et s'arrêtait à ABO+.
Le 5 novembre 2009, cette échelle a été modifiée pour utiliser la cotation ED étendue (EDx). Pour ne pas modifier la cotation ED, la cotation EDx commence après ED+, avec ED4 :

… TD TD+ ED- ED ED+ ED4 ED5 ED6 ED7

La correspondance avec la cotation ABO n'a pas de sens, étant donné que la cotation de nombreux itinéraires de cette difficulté était fausse (pas de référence possible). Mais sur c2c, ça ne concerne pas beaucoup d'itinéraires. Par contre, il y a surement des corrections à faire dans les itinéraires ED+.

Exemples d’itinéraires ED et EDx

à venir, n’hésitez pas à proposer des exemples !

Sources consultées

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