- Activities:alpine rock climbing
- Min / max altitude:2712m / 3418m
- Elevation gain / loss:+1030m
- Difficulties lenght:500m
- Configuration:pilar
- Main facing:S
- Duration:1 days
- Global rating:TD
- Commitment grade:IV
- Free climb grade:5c
- Free climb grade required:5c
- Quality of in-place protection:P3 (some bolts)
La Tête du Rouget est peu connue mais "quand on la découvre, on y revient"… Pierre Chapoutot qui a ouvert cet itinéraire avec J. Chevalier et M. Richard le 12 août 1976, est de ces inconditionnels puisque il y a parcouru à l’ouverture nombre de belles voies… Un autre amoureux du secteur est Jean Gleizes qui entre autres réalisations dans ce versant sud, a signé avec N. Campredon et P. Clément, la première ascension hivernale du « Pilier de la Sérénité ».
Approche
Trois possibilités :
- Du refuge, remonter les pentes d’éboulis et de névés en direction de la tête du Rouget pour parvenir à l’aplomb de deux gendarmes à la base de l’arête SW (des névés raides présent jusqu’en milieu d’été, peuvent imposer l’emploi de matériel adapté).
Rejoindre la brèche de gauche par des rochers raides demandant de l’attention. Descendre quelques mètres pour trouver le premier des trois rappels d’accès à la face sud (attention, ces rappels se font sur un goujon 10 mm avec maillon rapide). Poursuivre par une désescalade sur deux grandes longueurs vers la gauche jusqu'à pouvoir traverser E en diagonale montante sur une centaine de mètres (3b max). On parvient alors au pied de la grande tour qui marque le début des difficultés (2 h 30). - Une autre solution consiste à poursuivre l’approche jusqu’à la crête qui prolonge l’arête SW (3125 m), à descendre versant SE en empruntant un couloir qui amène dans le cirque sous la face S. Remonter ce cirque jusqu'à la base de grandes dalles (2950 m) rayées d’une trainée grise qui marque l’axe d’ascension (2 h 30). En cinq longueurs (4b-5b), on rejoint la base de la tour.
- Depuis la Bérarde : accès à la face S depuis la Bérarde
Une fois atteint le haut du cirque d'éboulis, repérer l'énorme dièdre/tour rouge empruntée par l'itinéraire 150m après le pied de la paroi. L'attaque s'effectue à gauche de l'axe d'un toit bien marqué. Prévoir environ 3h.
Itinéraire
De l'attaque, prendre le deuxième dièdre à gauche de l'axe du toit (le premier passe aussi, en 5b), le remonter légèrement à droite pendant 150m jusqu'au pied de la tour/dièdre, 3b-4b.
La grande tour se gravit en 3 longueurs par la gauche pour éviter le grand dièdre surplombant.
Attaquer tout de suite à gauche par un petit mur raide, un piton caché, un pas marqué en 5c, puis gravir un petit dièdre au dessus à gauche, 5b. Relais dans un dièdre avant une fissure large.
Partir dans la fissure, 1 piton, puis la quitter à droite avant la cheminée, 1 piton caché et pourri...) indique le passage astucieux droit au dessus 5c exigeant... Relais sur une bonne terrasse à droite.
Gravir une fissure cheminé plus classique, 5b, puis des cannelures à gauche d'un dièdre, 4c, relais à un brèche.
Gravir le ressaut suivant en 2 à 3 longueurs, d’abord en légère ascendance à droite, puis à son aplomb par des dalles cannelées et des dièdres, 2 pitons (de 4b à 5b).
Poursuivre horizontalement et parvenir à une terrasse au pied d’un ressaut de cinquante mètres où on rejoint l'Éperon Girod.
Gravir ce ressaut en ascendance à droite pour arriver à une brèche (4b-5b), cannelures puis petit dièdre vertical à la fin, nombreux pitons. Faire relais sur une terrasse à droite du fil juste au dessus de la brèche.
Gravir un dièdre en diagonale à droite (4b) qui permet d'éviter la pointe, et par un petit mur à droite traverser sur l’arête pour arriver au pied d’un nouveau gendarme que l’on gravit.
Désescalader de 8m jusqu'à la brèche suivante. Le raide ressaut suivant se gravit par un couloir sur son flanc droit, puis à mi-hauteur prendre la vire à droite et gravir une arête en 4b pour rejoindre le sommet du gendarme.
On arrive ainsi à une nouvelle brèche. De là, remonter un terrain facile, pour rejoindre l’arête est et le sommet (6 à 8 heures selon le point d’attaque).
Descente
Il y a plusieurs possibilités :
- Par l'arête N puis la rive droite du couloir W : la plus classique, permet de revenir au refuge, aucun rappel obligatoire (1 à 3 utiles).
- Par l'arête SW : plus raide que l'arête N mais permet de revenir au sommet du couloir d'accès à la face S, et d'y récupérer éventuellement les crampons et piolets.
- Par l'arête E et le glacier d'Arena : permet de rejoindre la Bérarde ou le Chatelleret ; de nombreuses variantes possibles pour la descente de ce coté-ci.
- Cette ascension se déroule sur un beau pilier dans un secteur retiré et à l’accès toujours long. Ceci, ajouté au caractère déjà bien typé « terrain d’aventure » de l’itinéraire, assurera la tranquillité aux amateurs de solitude.
- La voie est très peu équipée notamment dans les longueurs dures, peu protégeables. A partir de la jonction avec l'éperon Girod, on trouve plus de pitons en place.
Casque, corde de rappel, un jeu de coinceurs et un jeu de friends, sangles. Se renseigner au refuge sur l’état de l’enneigement et la nécessité d’emmener crampons et piolet.
Accès par le bas: on peut se passer de piolets/crampons, un piolet par cordée pour tailler des marches sur le névé d'attaque reste utile.
- Guide du Haut-Dauphiné, tome 1, itinéraire 212.
- Oisans nouveau Oisans sauvage - Livre Ouest de JM.Cambon, page 288.
Ouverture par Pierre Chapoutot et J. Chevalier et M. Richard le 12 août 1976.
- Tête du Rouget : Pilier de la Sérénité - - 12 August 2007 - François Renard
- Tête du Rouget : Pilier de la Sérénité - - 7 July 2007 - Aurélien Grange
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