- Document type:outing
- Observation date:21 March 2003
- Activities:
- Maximum elevation:3298m
Neige et glace :
Conditions exceptionnelles en cet hiver 2003.
Rocher :
compact et difficile à pitonner.
Très beau et froid.
Sebastien et Benoit
Global : 9h
Difficultes : 6h
Autour du 12 mars l'Internet rempli son office : l'Arlaud a été fait, il est en très bonnes conditions. Arrivé depuis trois ans à Toulouse, j'ai eu le temps de comprendre que de telles conditions sont plutôt rares et que cette course est l'une des plus belles courses de glace des Pyrénées. Malheureusement le WE des 15 et 16 mars le temps s'annonce superbe, mais j'ai promis à des amis d'aller visiter montserrat. Un coup de fil à un ami prévisioniste me confirme que le temps devrait rester stable et beau toute la semaine suivante. Qu'à cela ne tienne, on le tentera donc le vendredi. Après un WE splendide en Espagne, j'apprends par des amis que le couloir est en excellente conditions, fait tous les jours... Un coup de fil à Seb et rendez vous est pris pour le jeudi soir à Pierrefitte. Nous pensons ainsi éviter l'affluence des WE, en fait il y aura cinq cordées dans l'Arlaud le vendredi et personne le samedi... va comprendre. Jeudi donc je quitte Toulouse vers 16 heures, et nous quittons le pont d'Espagne à 19 heures. Pas grand monde sur le parking, Karine est prévenue et nous attend, en même temps que nous démarrent Pierre et Fabrice qui choisissent les skis, nous montons à pieds. La neige est dure et porte bien, ils galèreront dans les coulées et nous arriverons avec 3/4 heures d'avance. La nuit nous prend au milieu de la traversée du lac, suffisamment gelé tout au moins en apparence pour nous épargner son contournement. Une fois les frontales sorties nous nous activons pour arriver à 21 heures au refuge. Evidement il est moins vide que nous ne le pensions : au moins 4 cordées pour l'Arlaud. Comme le couloir à l'air nettoyé nous décidons d'en profiter un max et de partir pour avoir le jour à la rimaye, soit un lever à 4 h. Nous ne serons pas les premiers, mais à quoi bon tout faire de nuit ?? La lune éclaire le plat, et nous attaquons la montée vers la rimaye à 5h20, pause à 6h pour nous équiper. La trace est parfaite ce qui économise du temps et de l'énergie. Trois cordées nous précédent. La rimaye passe sans problème sur la gauche, suivent 40 mètres en neige facile puis la première longueur, 70° en neige et glace de consistance étonnante voire pas terrible, avec quelques coulées de poudreuse juste pour le plaisir. Broches moyennes mais difficulté faible, ca passe pas trop mal. Relais sur une énorme lunule, nous recollons la cordée au dessus. Seb passe devant pour la longueur suivante, plus soutenue. Un pas de mixte et 10 mètres faciles mènent au pied d'un mur très sculpté ou il est difficile d'ancrer les engins et de brocher, surtout avec les incessantes coulées de poudreuses. Par contre peu de chute de glaçons, pas de regrets d'être l'avant dernière cordée du jour. Il relaye décalé puis je continue dans la goulotte, qui devient nettement moins raide sur deux longueurs. Pour finir un dernier petit ressaut raide se passe en opposition et c'est le dernier relais sur deux pitons branlants. Le pas suivant pour prendre pied dans le couloir se protège grâce à une corde de rappel coincée... mystérieuse histoire. Dans la goulotte nous n'aurons mis que des broches à glace et les pitons en place suffisent. C'est sûr qu'il y a quasiment des marches mais cela n'enlève pas grand chose à l'ambiance dans ce boyau de glace. Suivent 300 mètres de couloir en neige sans histoire. La sortie sur le glacier d'ossoue est magnifique, il fait un temps incroyable et il n'y a pas de vent ! Il est 11 heures. Pause tranquille au soleil, on range le matos et on attaque la descente, on prend le raccourci pour arriver plus vite à la hourquette de baysellance ou nous paressons à nouveau. Le temps est superbe. Refuge vers 14 heures, pause à nouveau, nous profitons de cette journée parfaite. La descente n'est pas si longue que prévue et à 17h nous sommes au parking, non sans avoir retraversé le lac, avec quelques appréhensions cette fois ci ! A 19 heures l'apéro s'impose chez Seb, grosse fatigue quand même... Ca y est, un rêve s'est réalisé.
Course parfaite, conditions de rêve et temps magnifique !
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