, Mont Perdu : Éperon des Esparrets

Contributeurs :
Tifred, Xav, Fred T
Itinéraires :
Mont Perdu : Éperon des Esparrets
  3355m  +800m (450m)    E   D+ IV P4 5b
Sommets, cols, lacs, falaises :
Mont Perdu  3355m
Refuges, gîtes, bivouacs :
Accès :
Lac des Gloriettes  1300m à 1668m
  • Activités :
  • Parcours partiel :
    oui
  • Altitude maximale :
    3000m
  • Dénivelé :
    +400m
  • Altitude de l'accès :
    2500m
  • Conditions de terrain :
    bonnes
  • Glacier :
    bouché - passage sans problème
  • Fréquentation :
    non fréquenté
français
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Conditions de terrain, équipement et qualité du rocher rencontrés (approche, voie, et à proximité) :

Approche: pas facile, gradins croulants. Le couloir en II est bien pêteux...

Voie: pas facile, rocher croulant, les parties faciles sont bien pêteuses... quoi, ça fait redite peut-être... bon OK alors en plus de ça: quelques pitons débusqués à droite et à gauche mais globalement peu de choses en place.

Descente: RAS sur le glacier. Les crevasses sont bien bouchées

Les autres conditions le même jour dans le même massif.

Météo observée :

Beau, pas de vent. Très agréable

Heure de départ / horaire :

Approche: 1h30
Attaque à 8h
Col oriental vers 15h30

Commentaires personnels :

L'idée avait germé dans la tête d'un de mes idiots de copains (au nom de Xav') sous la forme d'une tirade qui ressemblait à "j'irai bien faire l'éperon des esparrets, mais pour que cela soit classe, on pourrait y aller en enchainant avec la NO de l'Astazou". Un idiot en appelant un autre, FredT lui répondit que les Esparrets, c'était justement une de ses courses rêvées. Et pour finir, n'étant pas moins idiot que les autres, j'avais ressenti de l'intérêt pour l'idée des Esparrets mais pas pour la NO des Astazous (ceci nous sauva peut-être notre nuit d'hier d'ailleurs...). Enfin bref, tout ça pour dire que mettez 3 idiots ensemble à une pendaison de crémaillère et vous vous retrouvez le sur-lendemain à crapahuter avec tout le matos d'alpi et de bivouac dans le couloir de Tuquerouye (on avait évité à se cogner la NO de l'Astazou. Le ton est donné.

Après être partis vers 14h des Gloriettes  ... ben oui, on ne pouvait pas décemment partir le matin en emmenant les tartelettes aux fraises dans le sac, elles n'auraient pas survécu au voyage, donc on a préféré déjeuner aux Gloriettes en finissant par les dites-tartelettes, bref encore ... on est arrivés vers 18-19h sur les abords du lac du Marboré. Rebelotte (j'entends par là, bouffe!) et zou dans le duvet!
Lever comme une fleur à 5h05 ... comment ça, 5h05, et merde, le réveil aurait du sonner à 4h30 ... tant pis. En tous cas, il fait encore un peu nuit lorsque nous rangeons les affaires de bivouac. Départ à 6h. Nous plions l'approche en 1h30, non sans commencer à avoir la pression vu le terrain croulant dans lequel nous évoluons.

On est au pied de l'éperon et comme on dit, c'est au pied du mur ... qu'on voit le mieux le mur !! Et la, on le voit bien: raide, un peu croulant et qui ne parait pas donné! Bon ben en avant. Les longueurs seront en rocher assez variable allant de totalement croulant (les longueurs facilers en général), à douteux (le passage en 5) en passant par toutes les variations de rocher plus ou moins moisi. Ce qui rassure, c'est lorsqu'on regarde à gauche et à droite: c'est pire !!
Hormis la qualité du rocher, l'ambiance est au rendez-vous et il y a du gaz à tous les étages. C'est majestueux, c'est beau et on est très loin de tout .... bon, on se reconcentre, tout va bien se passer !!
Succession de longueurs pas toujours données (notamment avec la qualité du rocher) au cheminement bien astucieux et parfois improbable (la cheminée-dièdre avec le bloc coincé, naturellement, j'y serai pas allé si cela n'avait pas été dans le topo...). En tout cas, c'est classe.
On arrive enfin à la fin des difficultés en débouchant sur les terrasses dominant le glacier de la face nord, il est 15h30 et on a notre dose. Le sommet sera pour un autre jour. Tant pis.

Changement de style, on met les crampons et on traverse encordés le glacier de la face nord pour rejoindre la voie normale du Mont Perdu. Enfin le passage de la barre salvatrice qui marque la fin des plus gros risques. Il ne reste plus qu'à marcher (longtemps) pour rejoindre la voiture aux Gloriettes.

Le Txoko à Luz nous accueillera encore une fois à pas d'heure pour manger et boire des pressions qui nous permettront de justement la relacher,la pression du jour.

Retourt au bercail à minuit et demi, à peu près occis. Prise de douche, étalage dans le lit et ... 2 secondes après, je dormais !

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Version n°0 du 26 juin 2012