, Traversée du Mercantour : Traversée du Mercantour : Saint Dalmas de Tende > Larche

Users:
David Jauffres, Nat, Polo, Marie-Maud, Diego, Nico jusqu'à Isola 2000
Summits, passes, lakes and cliffs:
Huts, usual bivis and valley accomodation:
Access points:
Madone de Fenestre  1309m to 1900m -
Bousiéyas  1883m -
Vallée de la Gordolasque  1600m to 1702m -
Larche  1690m -
Le Boréon - Col de Salèse  1550m to 1670m -
  • Activities:
  • Maximum altitude:
    2739m
  • Use of PT:
    yes
  • Altitude of access point:
    1400m
  • Up / down snow altitude:
    1400m
  • Conditions:
    good
  • Crowding:
    some people
  • Hut:
    open & staffed
french
italiangermanenglishspanishcatalanbasque
Conditions (incl. approach):

Transfo dans les versants ensoleillés, poudreuse à l'abri du vent et du soleil (peu de neige récente côté français).
Grosses accumulations de neige fraîche ventée côté italien, manteau non suffisamment stabilisé à notre avis versant italien de la brèche Margiole (demi tour).

Other conditions on the same day in the same range or massif

Weather:

Beau temps

Comments on access:

Accès Lac des Mesches : train régulier depuis Nice jusqu'à Saint Dalmas de Tende + bus à la demande ou stop ou marche (10km)

Transfert Isola 2000 -> Saint Dalmas le Selvage : stop ou bien bus Isola 2000 > Isola Village, puis bus Isola Village > Saint Etienne de Tinée, puis stop ou bus à la demande (compliqué en bus à cause des horaires...)

Larche - Barcelonette : taxi ou stop

Barcelonnette - Marseille : bus régulier

Comments on the hut (access & service):

Refuges gardés sauf au refuge des Merveilles.
Excellents accueil et repas !

Personal comments:

Samedi 5 mars : Montée au refuge des Merveilles (2132m)
D+ 750m

Marseille et Grenoble => Nice => Saint Dalmas de Tende en train (compter un peu plus de 7h en tout)
Saint Dalmas de Tende => Lac des Mesches à pied et en stop (entre 15min et beaucoup plus suivant s’il y a des voitures sympas ou pas… il y a un centre de vacances plus loin du coup on a pu se faire prendre assez rapidement par des gens qui montaient –merci à eux, sinon la route ne doit pas être beaucoup fréquentée)
Lac des Mesches (1400m) => refuge des Merveilles (2132m)
Arrivé au refuge, la nuit tombe, il fait 0°C dans le dortoir du refuge d’hiver, on n’arrivera pas à faire beaucoup monter la température pendant la nuit !

Dimanche 6 mars : Traversée jusqu’au refuge de la Madone de Fenestre (1908m)
D+ 1300m
D- 1500m

Les conditions nivologiques au niveau de la frontière étant un peu « limite » suite aux retours d’est de la semaine précédente, on a décidé quelques jours plus tôt de ne pas aller vers le Gelas et le refuge de Nice mais de repasser dans la vallée pour atteindre le refuge de la Madone de Fenestre.
Départ du refuge le long des lacs Fourca et de la Muta, pour monter au Pas du Diable puis au Pas du Trem et à la Cime du Diable (2561m) avec vue sur la mer…
On bascule dans le vallon nord ouest pour redescendre dans la vallée à St Grat (1550m), il ne reste plus beaucoup de neige dans la forêt, soit on est vif et on négocie bien les racines, soit on finit à pied…
On repart à pied plein sud pour monter à la Baisse de Prals (2339m) en plein soleil, on apprécie de remettre les skis, de retrouver la neige un peu plus haut et d’avoir un peu de poids en moins sur les épaules !
Cap ensuite sur les lacs de Prals (2270m) pour à peine remonter sur la Baisse des Cinq Lacs (2335m), vous l’aurez deviné, il y avait 5 lacs !
Il y a ensuite plus que de la descente jusqu’à la Madone de Fenestre dans une neige plus ou moins facile à skier…
Merci au gardien du refuge qui a porté de quoi très bien manger sans lésiner sur les quantités !

Lundi 7 mars : Traversée jusqu’au gîte du Boréon (1500m)
D+ 750m
D- 1160m

C’est parti pour monter à la Cime Ouest de Fenestre (2662m), les nuages et le vent titillent les sommets frontaliers mais on est du bon côté !
On descend plein sud pour rejoindre le Pas des Ladres (2448m), puis on bascule à l’ouest de l’autre côté du versant en direction du lac de Trécolpas (2150m). Incroyable, le vent qui a soufflé les derniers jours a laissé un petit coin de poudreuse intact… c’est pas très long, mais c’est bon !
On pousse un peu sur les bâtons pour rejoindre le vallon du Boréon.
Après la pause, Paul va faire du rab en montant au refuge de la Cougourde (2100m) pendant que le reste de l’équipe descend tranquillement en mode ski de fond vers Boréon et son gîte (1500m).
Le ciel se couvre et laisse place à la grisaille pour l’après midi, finalement ce n’est pas un mal que l’étape soit courte… surtout pour la suite !

Mardi 8 mars : Traversée et demi tour jusqu’à Isola 2000
D+ 2250m
D- 1700m
Et beaucoup de plat !

Départ matinal ce mardi, la journée s’annonce longue jusqu’à Isola 2000 et l’itinéraire pas forcément faisable, personne n’étant encore passé par là depuis les dernières chutes de neige. Une option « sûre » est possible en cas de repli…
On démarre sur la route skis sur le dos jusqu’au parking de randonnée pour continuer skis au pieds jusqu’au col de Salèze (2031m). Ça ne dénivelle pas vite, c’est le moins qu’on puisse dire !
La monté continue doucement jusqu’au Lac Nègre (2350m) qu’on contourne plus ou moins rive droite, puis les choses sérieuses commencent pour monter à la brèche Margiole (2739m).
La nivo ne s’était pas trompée, il a vraiment beaucoup neigé côté italien.
On descend sur le Lac de Portette (2350m) dans une poudreuse de cinéma, on comprend où est allée toute la neige qu’il n’y a plus côté français !
Séance repeautage pour monter les quelques mètres jusqu’au Refuge Questa et continuer à flanc vers le lac de Claus. Un peu plus loin, l’objectif final qui nous permettrait de revenir sur Isola est en vue… mais la Baisse de Druos ne semble pas si facile d’accès que ça au vu des conditions, il faut traverser une pente chargée et suffisamment raide pour éventuellement partir.
Après avoir analysé les différentes possibilité et (trop ?) tergiversé, on finit par se faire une raison, on préfère renoncer et faire demi tour. Deux solutions, soit on dort au refuge Questa, qui n’aura que des couvertures pour nous enlever la faim, soit on fait demi tour pour rejoindre Isola par l’option « sûre », manger et dormir dans un vrai lit. Pas trop de débat là-dessus, on continue après avoir avalé une sporténine, merci Polo.
C’est donc parti pour faire la trace et remonter à la brèche Margiole, les lumières du soir sont magnifiques arrivé en haut !
Descente à ski ou à pieds, c’est selon, dans la face est qui a regelé, et la traversée à vue commence. On repasse par le lac Nègre puis on va aller récupérer la piste forestière qui traverse à flanc (2050m) depuis le col de Salèze. Après quelques kilomètres de plat, la nuit est définitivement tombée et on commence à monter au Col Mercières (2485m). Retour à la civilisation, les dameuses sont en action tout comme les projecteurs sur quelques pistes.
Il nous reste plus qu’à rejoindre la piste verte qui descend jusqu’à l’hôtel (et oui, pas de gîte ni d’auberge à Isola 2000 !). Et une piste verte de nuit ce n’est plus tout à fait pareil que de jour !
22h, on enlève enfin les skis.

Mercredi 9 mars : Transition jusqu’à Saint Dalmas le Selvage (1470m)
Le petit déjeuner gargantuesque est propice aux discussions pour savoir quelle suite on donne à la traversée. L’idée de départ, passer par l’Italie puis revenir vers le Ténibre semble compromise vue les conditions rencontrées la veille sur des pentes similaires.
On choisit donc de faire une transition jusqu’à Saint Dalmas le Selvage pour retrouver des conditions de neige plus propices au raid et « traverser » le Mercantour jusqu’à Larche.
Nico s’arrête là et redescend en bus sur Nice (1€ !) pour prendre son train.
En attendant le bus qui nous descendrait dans la vallée à Isola, pour ensuite rejoindre Saint Etienne de Tinée et Saint Dalmas le Selvage, on tente le stop, deux par deux, en se donnant rendez-vous au gîte du soir. Ça fonctionnera finalement avec plus ou moins de succès mais on arrivera tous à bon port avant le coucher du soleil.

Jeudi 10 mars : Traversée jusqu’à Bousieyas (1883m)
D+ 1350m
D- 950m

On part à l’ouest en direction du refuge de Sestrière (2000m), en longeant plus ou moins la route, puis on monte jusqu’au col de Colombart (2539m), le soleil tape plein sud. La pointe de Chaufrède (2686m) nous attend pour manger un bout, pendant que Polo pousse le long de la crête jusqu’à la cime de la Bonette (2860m).
Redescente au col pour basculer dans le vallon de Chaufrède, les cuisses commencent à chauffer pour certain(e)s à force !
Vers 2400m, on remet vite fait les peaux pour le petit plus de la journée… à l’Alpe (2511m). La descente sera un pur bonheur dans le bois d’Amprène, neige parfaite ! On traverse la rivière vers 1950m, direction Bousieyas qui reçoit les derniers rayons de soleil de la journée. Le soleil a pas mal entamé la hauteur de neige, on préfère rejoindre la route pour éviter de trop racler…
On pense profiter du gîte de Bousieyas à quatre, mais c’est sans compter le groupe de 9 randonneurs en raquette qui ont eu l’idée de venir y dormir aussi ce soir !
On sera un peu serré pour manger et dormir, mais ce n’est pas un mal vu la fraîcheur de la nuit et le peu de couvertures… heureusement que le groupe avait des duvets !

Vendredi 11 mars : Final jusqu’à Larche (1700m)
D+ 1500m
D- 1650m

Départ matinal ce matin, on a réservé un taxi hier matin à Larche pour nous redescendre à Barcelonette cet après-midi afin d'assurer le coup pour pas rater le bus… et il y a du chemin à faire !
On part sur la route du col de Bonette Restefond, qu’on laisse au Col des Fourches (2651m). premier dépeautage pour descendre dans le ravin de Cougnas, jusqu’à 2000m. On traverse sous les Roubines Nègres pour ensuite monter au Pas de la Cavale (2671m). Le soleil tape et le rythme diminue un peu, sauf pour Polo, infatiguable… qui fait la trace à ski jusqu’à en haut. On finira nous autres ski sur le dos, la fin étant plus raide que ce qu’imaginé, avec une neige commençant à bien prendre le soleil en face est !
Petite pause repas avant de repartir pour la grande traversée descendante de presque 20km qui nous mènera à Larche… On suit le GR5 : lac de derrière la croix, lac du lauzanier, on suit l’Ubayette qui nous ramène à la « civilisation » au village de Larche.
Timing parfait, notre taxi arrive juste après nous ! on n’a pas le temps d’enlever les chaussures que le moteur démarre pour descendre à Barcelonnette. En attendant le bus qui nous ramènera, on profite de la boulangerie et du supermarché pour se faire un bon gueuleton, c’est aussi ça la fin d’un raid !
Arrivée à Marseille en fin de soirée (compter 3h de bus), les gens nous regardent un peu bizarrement avec nos skis sur l’épaule !

Au final, l'utilisation des transports en commun nous a permis une grande flexibilité : on ne s'était pas fixé de point d'arrivée en partant et on a fait évoluer le raid en fonction des conditions rencontrées. Les transports en commun étant encore perfectibles, le stop nous a aussi bien rendu service !

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Version #0, date 9 September 2011