, Ubaye-Mercantour - Traversée de Ceillac à Castérino

  • Activities:
    hiking
  • Uncomplete trip:
    yes
  • Maximum altitude:
    3000m
  • Elevation gain / loss:
    +14000m
  • Use of PT:
    yes
  • Conditions:
    good
  • Crowding:
    some people
  • Hut:
    open & staffed
french
italiangermanenglishspanishcatalanbasque
Conditions (incl. approach):

Conditions de bonnes à excellentes (normal vu qu'on est début août) ce qui nous a permis de suivre globalement l'itinéraire qu'on s'était fixé.
On a quand même du éviter le Pas de Corborant (trop enneigé pour être franchi sans matériel) ainsi que le Passage des Glaciers (très enneigé mais les difficultés peuvent être contournées moyennant l'usage de chaînes).
Sinon on a eu des moustiques à tous nos bivouacs et, comme d'habitude, le Nick s'est fait bouffé...hi hi hi!

Other conditions on the same day in the same range or massif

Weather:

Globalement beau à très beau temps avec 2-3petites averses de fin de soirée ici ou là.
Seul le weekend du 6-7août a été mitigé (nuages, brouillard et déluge la nuit du 6).

Comments on access:
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Retour dans la civilisation

Liste des transports utilisés pour les différentes liaisons.

le 31juillet

  • - Grenoble (14h13) >> Mont-Dauphin (17h46) - TER 27.70euros/pers
  • - Mont-Dauphin >> Ceillac (camping municipal) - Bus 05voyageurs de 18h35>>19h15 - 6.50euros/personne

le 7août

le 8août

le 12août

le 13août

  • - Tende (14h05) >> Breil-sur-Roya (14h41) - TER, gratuit (billet à prendre dans le train mais pas de contrôleur)
    Hôtels et camping étant complet, nous poursuivons notre chemin.
  • - Breil-sur-Roya (18h13) >> Sospel (18h26) - TER

le 14août

  • - Sospel (7h51) >> Nice (8h41) - TER
  • - Nice >> Valence - TGV de 10h24
  • - Valence >> Grenoble - TER
Comments on the hut (access & service):
  • refuge: même si nous n'y avons jamais dormi, nous avons toujours été bien accueillis et bien bu/mangé.
  • gîte/hôtel: malgré notre état de décomposition avancée l'accueil a toujours été excellent.

Mention spéciale:

  • gîte GTA de Larche: accueil parfait malgré notre réservation plus que tardive (1/2h avant d'arriver), repas très copieux
  • refuge de Vens: ah leur gâteau au chocolat...
  • refuge de Rabuons: très bons conseils du gardien, aussi bien sur les conditions du secteur que sur le choix d'un emplacement de bivouac. Il nous a même donné une lettre à transmettre au refuge des Merveilles.
  • Sant'Anna di Vinadio: un abbé est venu à notre rencontre et nous a expliqué l'histoire des lieux, très sympa!
  • hôtel Druos à Isola2000: on arrive à reculons (bin oui, c'est un hôtel dans une station de ski et on ne correspond pas trop à la clientèle habituelle), mais finalement c'était parfait et le petit déjeuner à volonté
  • refuge Questa: ah leur chocolat chaud...
  • hôtel Le Gélas à St-Martin-Vésubie: c'est le genre d'hôtel où, une fois la nuit passée, on a qu'une envie, rester une nuit de plus!
  • restaurant Le Rendez Vous à St-Martin-Vésubie: excellent et à conseiller vivement!
  • refuge Soria-Elena: très bons conseils sur la manière de franchir le Passage des Glaciers
  • refuge Valmasque: ah l'assiette de charcuterie/fromage... parfaite! Et le gardien était super sympa
  • refuge Merveilles: malgré la foule, ils assurent!
  • toutes les Offices du Tourisme (Isola2000, St-Martin-Vésubie, Castérino, Tende, Breil-sur-Roya): très bon accueil, c'est leur boulot mais quand même, ça mérite d'être signalé.
Personal comments:

Après avoir réalisé la traversée des Pyrénées par la HRP l'été dernier, nous avons décidé de récidiver cette fois ci dans les Alpes. L'idée d'une traversée de "Lac Léman >> Méditerranée" a été envisagé un temps mais c'est bien long... Et puis c'est fatigant, et puis on connait déjà les Alpes du Nord, et puis on a que 2semaines de vacances, ... et puis c'est tout. Bon et bien il reste les Alpes du Sud que nous ne connaissons pas du tout mise à part le Queyras. La décision est donc prise d'aller rendre visite aux massifs de l'Ubaye et du Mercantour en longeant la frontière franco-italienne.
Comme d'habitude on s'organise complètement à l'arrache la semaine précédant nos vacances : achat des cartes/topos, bouffe, liste de matos, billets de train... Concernant le choix de l'itinéraire on verra bien sur place...

Les étapes de la traversée

J0 - Liaison en train/bus "Grenoble >> Ceillac"

C’est parti ! A pieds de chez nous à la gare, il faut 25 minutes, histoire de se chauffer. Et pour chauffer, ça chauffe et il n’est que 6h du matin, les sacs pèsent bien, ça promet… Beaucoup moins sympa de marcher sur le bitume qu’en pleine nature, mais il faut bien commencer!
Pas mal de monde dans le TER de Grenoble, 2 wagons seulement . Nous descendons à Mont-Dauphin puis navette pour Ceillac . Le chauffeur est souriant, enfin l’ambiance vacances s'installe, la circulation se raréfie, l’air se bonifie, les muscles se détendent. A 19h nous installons enfin la tente au camping municipal des Moutets après ce long voyage. A 20h, une pluie fine d’abord puis battante nous oblige à rentrer sous la tente et à préparer la première étape.

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J1 - Ancien poste optique de Girardin

J1 - Traversée sur Maljasset par l'ancien observatoire de Girardin, puis montée aux lacs du Marinet

Un réveil difficile pour ce premier jour de marche, il fait frisquet, il faut s’habituer au gros sac, et la montée au-dessus de Ceillac est bien raide pour une mise en jambe. Nous passons devant « Les formes du chaos », cascade fréquentée l’hiver lorsqu’elle est en glace. Le site est très joli. Nous atteignons ensuite la cascade de la Pisse, et longeons le torrent jusqu’au magnifique lac Miroir. Sauf qu’il est assailli par des tentes, et les vêtements des campeurs sur les panneaux alentours nous dissuadent de prendre des photos !! Vite, nous fuyons parmi les Mélèzes en direction du lac glaciaire Sainte Anne et sa charmante petite chapelle.
La montée au col de Girardin est physique, elle aussi. Le paysage change et devient de plus en plus minéral, bienvenue en Ubaye ! Arrivés sur la crête, une petite cabane nous intrigue. Malgré la fatigue qui commence à se faire sentir, avec un peu de motivation et quelques minutes plus tard, nous la rejoignons et la vue à 360° qu’on a de là vaut bien le détour. Cette cabane de pierre perdue au milieu de nulle part est en fait un ancien poste optique pour guetter l’ennemi.
De la descente sur Maljasset, je retiens surtout la douleur dans les genoux tant cette descente est rude. Mais la bière du refuge nous requinque, quoique… repartir après une bière en plein soleil, ça fait plutôt l’effet inverse :) Dans le vallon de Mary, nous croisons beaucoup de randonneurs de retour des lacs. C’est là-bas que nous nous poserons. Les jambes tirent après cette première (longue) journée, nous les plongeons dans l’eau bien gelée du torrent, ça tonifie ! La cabane en pierres du Marinet nous accueille pour la nuit.
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J2 - Ciel parfait sur le Grand Lac du Marinet

J2 - Traversée sur le lac des Neuf Couleurs, puis Pas de la Couletta >> Col de Mallemort >> Larche

Les reflets sur grand lac de Marinet nous font vite oublier la nuit froide qu’on vient de passer. Nous franchissons le col de Marinet et la frontière, alors que les nuages italiens dégueulent maintenant sur le versant français. L’entrée en Italie nous refroidit : névés, brouillard, on n’y voit rien. Arrivée au col de Ciaslaras, très raide, mais le suivant, le col de l’Infernetto, est encore plus costaud ! La succession de cols jusqu’au bivouac Barenghi permet de bien tester le physique et … le mental aussi ;-) Ce refuge-bivouac italien mérite bien « 4 étoiles » : une mini-cuisine avec évier s’il vous plait, propre lors de notre passage, situé au bord d’un lac, une source à côté, le luxe enfin ! Le col suivant, la Gypière est déjà plus fréquenté. Il faut dire que la vue est imprenable sur le Lac des Neuf couleurs sur fond d'Aiguilles de Chambeyron. Quelques névés autour, une belle ambiance. Nous évitons ensuite le refuge de Chambeyron par un sentier à flanc jusqu’au pas de la Couletta, que l’on ne devine qu’à la dernière minute. Le vallon que l’on découvre est plus calme, la foule a disparu. Nous sommes en train de faire 2 étapes en une, pas étonnant que je ressente autant la fatigue. Au lieu de basculer vers le col de la Portiollette, on se dit que le GR écourtera notre méga-étape vers Larche ... eh non ! il y a un ènième col – col de Mallemort - à passer avant. Mais cela nous vaut un petit passage au surprenant baraquement militaire situé sous le fort de Viraysse, surplombant le vallon. De là nous apercevons le village de Larche, réservons à l’arrache au gîte GTA de Larche pour nous retrouver 1 heure plus tard à une table aux mets réconfortants :D
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J3 - Lacs de Morgon, au fond le Pas de la Cavale

J3 - Traversée du Pas de la Cavale par le vallon du Lauzanier.

La gardienne du gîte nous propose un petit déjeuner montagnard à souhait, et nous renseigne sur l’itinéraire. L’accueil de qualité nous ferait bien rester une nuit de plus dans cette maison. Mais nous sommes à la porte du Mercantour, et bien impatients d’y pénétrer. Nous partons donc tardivement – il est 9h – et la chaleur se fait déjà sentir, surtout pendant 5 km de route. A l’entrée dans le parc, beaucoup de monde et des marmottes peu farouches, qui prennent la pose devant les photographes! L’itinéraire passe par le lac de Lauzanier, puis le lac de Derrière la croix, couleur bleu turquoise, pour atteindre le Pas de la Cavale qui se mérite !
Descente dans une ambiance quelque peu dévoluarde, avec des gendarmes, des pierriers et des orgues aux formes bizarres. Le troupeau de moutons que nous traversons est gardé par un patou gentil, ou amorphe : il nous regarde sans broncher en siestant à l’ombre d’un rocher. Ouf ! ça change de celui d’hier qui nous a aboyé dessus parce qu’il nous trouvait trop proches de son troupeau. Ok ok on s’éloigne !!
Un dernier effort pour découvrir les Lacs de Morgon où nous posons le bivouac, seuls et privilégiés. Linaigrette, reflets, soleil couchant ... sujets parfaits pour d’innombrables photos, avant un repos bien mérité.
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J4 - Névés dans le Vallon de la Montagnette

J4 - Traversée du Pas de Morgon jusqu'au refuge de Vens, traversée de la brèche Borgonio jusqu'au refuge de Rabuons.

Nous quittons ce bivouac de rêve pour prendre de la hauteur - vue imprenable sur lacs et laquets – jusqu’au Pas de Morgon qui domine la crête frontalière. Nous la suivons, passons le collet de Tortisse et découvrons la superbe arche calcaire qui domine les refuge et lac de Vens. Dégustation d’un gâteau au chocolat mémorable au refuge avant d’attaquer le vallon bien sauvage au milieu duquel serpente un torrent aux nombreuses cascadettes. Les névés se raidissent juste à l’arrivée au col frontalier. La Brèche Borgonio et son pluviomètre sont en vue. De là, nous avons une vue superbe sur les lacs Marie et de Tenibre et le vallon sauvage. La descente raide et cassante, la chaleur, l’heure tardive nous découragent … il reste encore pas mal de dénivelé pour atteindre le Mont Tenibre, par lequel passe l’itinéraire. Nous optons donc pour le « chemin de l’Energie ». Taillé dans la paroi, passant dans des tunnels, ce sentier permettait d’acheminer matériel et ouvriers pour un projet de barrage à Saint-Etienne-de-Tinée avant la Seconde Guerre Mondiale. Cet itinéraire en balcon nous emmène jusqu’au lac du Rabuons. Un peu monotone à mon goût mais il nous fait gagner pas mal de temps ... et d’énergie ! Il est l’heure de se ressourcer au refuge. Le gardien nous indique les balcons du Mercantour pour éviter le délicat Pas du Corborant, et nous confie une « missive » pour le refuge des Merveilles où nous serons dans quelques jours. Au-dessus du superbe lac de Vens, nous attaquons le chemin, comme il attaque la montagne : la pelleteuse a ravagé la terre et la pierre, l’empreinte est violente. 30 minutes plus tard, l’emplacement de bivouac vers la Cime de la Valette, annoncé par le gardien, nous attend au bord de ce chemin de désolation. Pas d’orage ce soir malgré les nuages menaçants qui nous cernent.
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J5 - Sur les Balcons du Mercantour

J5 - Traversée du Pas de Colle Longue par les Balcons du Mercantour, traversée Pas de l'Autaret >> Col de la Guercha >> Pas du Boeuf.

Il caille ce matin mais il fait grand beau. Du coup, il est plus facile de se lever. Nous surprenons quelques chamois avant d’attaquer le chemin, toujours aussi raide. Il fait une chaleur écrasante. Les alpages succèdent aux gros blocs. L’herbe roussie et la vue panoramique sur la vallée de la Haute-Tinée réconcilient avec cet itinéraire. Au Pas de Colle Longue, des restes de barbelés rappellent la proximité de la frontière, que nous atteignons une fois descendus sur le lac. Le vallon forme un joli cirque surplombé par des aiguilles. Nous suivons un sentier militaire, peu marqué. Une brèche insoupçonnable en vue, c’est le Pas de l'Autaret. Le cirque suivant est plus minéral, sec. Nous le traversons jusqu’au col frontalier de la Guercha. Bunkers et baraquements militaires témoignent de la guerre. Derrière le Pas du Boeuf - passage un peu exposé et là aussi introuvable vu d’en bas –  le vallon suivant sera le dernier de cette journée bien éprouvante. Une source et un emplacement de bivouac sympa près du lac Gorgia nous réconfortent, avant qu’une courte mais violente averse ne s’invite à notre soirée ...
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J6 - Passo Tesina et ancien chemin militaire

J6 - Traversée du Passo Tesina jusqu'à Sant'Anna di Vinadio, traversée de la crête frontalière jusqu'au Col de la Lombarde

Départ à la fraîche, toujours en suivant l'ancien chemin militaire. Au col du Saboulé, 2 bouquetins ont élu domicile dans un ancien baraquement militaire. Ils nous laissent passer notre chemin, puis reviennent tranquillement dans leur maison. Le chemin mène au Passo de Tesina, bascule sur le lac puis le sanctuaire de Santa Ana Di Vinadio. Là, un abbé nous explique en français l’histoire du site. Une religieuse m’aborde en italien, je ne comprends rien et la suis croyant qu’elle se dirige vers la chapelle que je voulais voir ... mais non c’est le confessionnal !!! oups, erreur !! Je pénètre finalement dans cette chapelle originale au planché incliné. Nous déchantons lorsqu’il nous faut remonter la côte à 18% sur le bitume bien chaud, pour rejoindre le GR qui monte au Col de la Lombarde en suivant la longue crête frontalière. Des vestiges de guerres tout autour de nous : baraquements, barbelés, cachettes et, au col, un blockhaus que nous visitons. Cette atmosphère met mal à l’aise : nous sentons l’air de la guerre dans cette obscurité de béton. Bien dissimulé sous la terre, il dominait parfaitement la vallée d’Isola, ne laissant aucune chance à l’ennemi.
Nous descendons en France sur la station d’Isola2000. La bruine, l’envie d’un bon lit, d’une douche et d’un « vrai » repas nous guident vers un hôtel (hôtel de Druos), où nous sommes très bien accueillis.
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J7 - Sur l'ancien chemin militaire, direction le refuge E.Questa

J7 - Traversée de la Baisse de Druos jusqu'au refuge Questa, traversée du col Valasco

Le confort d’une nuit à l’hôtel et le petit déjeuner gargantuesque nous requinquent. Malgré le ciel couvert et la pluie fine du matin, nous apprécions la montée aux lacs de Terre Rouge et à la Baisse de Druos, passage frontalier vers les lacs italiens de Valscura. L’Argentera que nous sommes censés découvrir est cachée dans les nuages. Au refuge Questa, nous dégustons « LE » chocolat chaud de la traversée, chocolat à l’ancienne parfait qui tombe à pic alors que le temps se refroidit. L’itinéraire nous emmène vers le colletto Valasco, où 2 chamois solitaires paissent tranquillement. Les lacs de Fremamorta italiens et à proximité le bivouac Guiglia tout rouge sont en vue. Nous passerons la soirée avec un papa italien et ses filles. Pas évident de vivre à 5 dans 3m²! mais nous arrivons à discuter un peu et passons une bonne soirée. L’air se refroidit, le vent se lève puis la pluie, la nuit est bien agitée dehors...
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Descente sur les lacs de Fremamorta

J8 - Traversée du Col de Frémamorte et descente jusqu'au Boréon, bus Boréon >> St-Martin-Vésubie

... et le matin on ne voit plus rien ! Un épais brouillard recouvre le refuge. Préparatifs compliqués dans cette petite boîte métallique. Décision est prise de redescendre en vallée en attendant que le temps soit plus clément. Drôle d’ambiance au col de Fremamorte. On aperçoit une cabane, puis des constructions militaires percent l’épais brouillard. A cela s’ajoute de bonnes rafales de vent. Bientôt, les nuages se dissipent et nous laissent entrevoir les lacs de Fremamorte français. Puis, la forêt de mélèzes est de plus en plus dense, un chamois par ci, 20 personnes par là : nous arrivons au col routier de Salèze. Le GR nous évite la piste et longe le torrent. Au Boréon, le bus nous descend à Saint Martin de Vésubie . Le village est très joli avec ses ruelles en pente et ses façades colorées. Encore une belle soirée, et une nuit tout confort ( hôtel le Gélas).
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J9 - Descente sur le lac Brocan

J9 - Bus St-Martin-Vésubie >> Boréon, puis traversée Col Guilié >> Pas Brocan

Retour au Boréon en bus . Le sentier traverse un gué mais le torrent est bien haut et il n’y a plus de gué ! nous aurons les pieds mouillés toute la journée… A la vacherie des Erps, un sentier cairné non balisé monte vers le col du Mercantour. Seuls dans ce vallon bien sauvage, nous avons la chance de surprendre plein de chamois. Au col, une marque rouge indique la direction pour le refuge Remondino. Puis une bifurcation grimpe vers le col Brocan. Il n’y a plus un nuage, la vue est imprenable sur le parcours de la veille (lacs de Frémamorta, bivacco...). Au passo, surprise, un petit groupe de bouquetins, adultes et petits se font dorer au soleil. Observation, photos puis descente sur des névés, et là, c’est un festival ! Ça n’arrête pas : chamois et bouquetins nous accompagnent tout au long de la descente vers le refuge de Genova. Nous bivouaquerons avant, au dessus du Lac Brocan, près d’un torrent ; la faune locale assure l’animation :)
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J10 - Cime du Gélas et Col de Fenestre

J10 - Traversée Colle di Fenestrelle jusqu'au refuge Elena, traversée du Col de Fenestre

Ce matin, bouquetins et chamois sont toujours au rendez-vous dans la montée au col de Fenestrelle. Là, un laquet gelé se craquelle et rompt le silence, tandis qu’un gros bouquetin mâle nous fait une démonstration d’équilibre en grimpant sur une réglette. Il est l’heure de redescendre sur le refuge Soria Elena. Vue magnifique sur le Gélas et son glacier, ainsi que l’arête des Glaciers, passage délicat de l’itinéraire. Une tendinite et la fatigue générale me font déchanter devant le panneau indiquant 3heures d’ascension. Nous choisissons donc de repasser en France par le col de Fenestre. Le col est marqué par la guerre : bunker, mémorial, baraquement... Rapidement, nous descendons sur le lac puis un replat où l’emplacement semble idéal pour un bivouac près des ruines de Gias Cabret. Repos...
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J11 - La vallée de Valmasque depuis le Pas de la Fous

J11 - Traversée Pas du Mont Colomb jusqu'au refuge de Nice, traversée Pas de la Fous jusqu'au refuge de Valmasque

Départ matinal pour être seuls dans le vallon Cabret, direction le Pas du Mont Colomb. Après une montée à l’ombre, le passage nous ouvre la porte du soleil. Nous longeons ensuite le lac de la Fous pour nous poser au refuge de Nice qui s’est refait une beauté récemment. Ce nouveau refuge est très confortable et accueillant. De plus, la tarte aux myrtilles a un goût de « reviens-y » ! Pour gagner le Pas de la Fous, nous remontons sans jamais croiser quiconque, le vallon de la Fous très sauvage sous une chaleur écrasante. Le paysage devient de plus en plus minéral, et les larges névés nous plongent dans une ambiance haute-montagne. Chamois et bouquetins s’approprient maintenant le haut du vallon. Après le Pas de la Fous, une sente cairnée permet d’atteindre les lacs gelés en contrebas. Grandes sensations quand nous la perdons et que nous nous retrouvons à désescalader des rochers avec nos gros sacs. La descente sur le refuge et les lacs de la vallée de Valmasque est du pur bonheur ! De même pour l’assiette de charcuterie-fromage et la tarte aux myrtilles PARFAITE que nous sert le gardien super sympa. Nous repartons ravis à la recherche d’un emplacement de bivouac. C’est au dessus du lac Vert que nous passerons la nuit dans cet endroit magnifique.
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J12 - La Vallée des Merveilles depuis le Mont Bégo

J12 - Traversée du Mont Bégo par la vallée de Valmasque, traversée de la Baisse de Valmasque par la Vallée des Merveilles

Nous sommes seuls sur le GR menant à la Baisse de Valmasque, mais plusieurs tentes sont installées autour des lacs. A la Baisse, nous goûtons au soleil et attaquons le raide sentier pour le Mont Bégo (2872m ). Au collet, des dizaines de bouquetins « larvent » au soleil ! Paysage lunaire avant de découvrir les vires exposées qui cheminent astucieusement vers le sommet. Le gros sac complique un peu la tache. Au sommet, vue panoramique à 360° : la mer, le Mont Rose, le Gélas et les vallées traversées. Nous traversons le Bégo et descendons par un sentier beaucoup plus doux sur la vallée des Merveilles. Les 4x4 garés à proximité du refuge contrastent avec les interdictions aux randonneurs lues plus loin : « cannes ou bâtons ferrés interdits, interdit de sortir des sentiers... ». Le refuge est très fréquenté, la vallée et ses gravures rupestres est célèbre. Nous remettons la lettre du gardien du Rabuons à ses destinataires, et filons à la découverte de ces merveilles du passé. Corniformes, réticulés, araires tapissent les roches polies et orangées sur lesquels les hommes préhistoriques s’exprimaient ou imploraient les dieux. Le torrent des Merveilles est là pour nous rafraîchir et casse un peu cette ambiance très minérale. Montée à la baisse de Valmasque, plus éprouvante avec la fatigue et la chaleur que ce matin, et descente sur notre lieu de bivouac repéré le matin, avec vue sur le lac de Basto, torrent à 2 pas, et quelques rochers pour nous allonger en attendant le coucher du soleil.
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J13 - Vallée des Merveilles depuis le Grand Capelet

J13 - Ascension en aller retour du Grand Capelet, traversée de la Baisse de Fontanalba jusqu'à Castérino. Liaison en bus "Castérino >> Tende"

Dernière journée en montagne. Ce matin, l’objectif est le Grand Capelet (2935m ) dominant la vallée des Merveilles. Je pars sans sac à dos, la légèreté est appréciée :) Ici et là, des bouquetins et chamois nous observent. Vers le Mont Bégo, des bouquetins s'affrontent à coups de cornes. Dans la montée, certains passages sont un peu délicats, mais le cheminement est bien repérable. Je ramasse plein de cailloux de grès violet et vert, plus jolis les uns que les autres, merveilles aussi de cette vallée. Au sommet, joli point de vue là encore sur les massifs et la mer. Il est l’heure de redescendre pour gagner la vallée de Fontanalba, elle aussi comblée de gravures, mais nous n’en verrons aucune. L’horrible piste pour atteindre Castérino sonne la fin de notre périple dans la montagne. Nous regagnons la vallée et le charmant village de Tende par le bus . Nous passons la nuit à l'hôtel du Centre.
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J14 - Tende

J14 - tourisme à Tende

On commence la matinée par la visite (gratuite) du Musée des Merveilles. Visite bien sympa, surtout si on n'a pas eu l'occasion d'avoir une visite guidée dans la vallée des gravures.
Ensuite nous avons trainé sur la place du village où l'animation était de mise car c'était le weekend de la Grande Fête Paysanne.
Finalement on prend le train "Tende >> Breil-sur-Roya" en début d'après midi, et une fois sur place nous apprenons avec désespoir que tous les hébergements (hôtels+camping) sont complets.
Du coup on poursuit avec le train "Breil-sur-Roya >> Sospel" où nous trouvons une des dernières places d'hébergement disponibles.
Nuit à l'hôtel de France.

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J15 - Court passage sur les plages niçoises - Dépaysement...

J15 - De Sospel à Grenoble

  • train "Sospel >> Nice" , avec une petite visite à la plage de Nice,
  • puis train "Nice >> Valence" et "Valence>>Grenoble"

Au bout d'une 1/2h au départ de Nice, un sympathique message vocal nous parvient: "Mesdames et Messieurs, en raison d'un incident en voiture 17 notre train restera immobilisé à quai pour une durée indéterminée". Arf, justement nous sommes dans la voiture 17. Finalement ça repart jusqu'à la gare suivante où un nouveau message sympathique nous parvient "En raison d'un incident technique nous allons enlever les wagons 17 à 24. Nous demandons à toutes les personnes qui y sont présentes de descendre sur le quai et de monter dans les wagons présents en tête de train". Le train étant déjà bien plein je vous laisse imaginer le bordel qui peut se produire lorsque sept wagons sont supprimés... Du coup on a fait le trajet jusqu'à Toulon entassés comme des bestiaux, l'occasion d'assister à des situations très drôles où les gens s’énervent. A Toulon ils ont rajouté sept nouveaux wagons et tout est rentré dans l'ordre, juste un petit retard supérieur à 2h à signaler.

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Carte-topo

Concernant les topos nous avions dans notre sac:

  • le livre Trans'Alpes de Jérôme Bonneaux. Très bien fait et ça correspondait globalement au parcours que nous avions envisagé.
  • le livre Haute Randonnée Alpine du CAF. Ça nous a permis de voir quelques variantes et surtout de lire un peu le soir.

On a emmené en tout et pour tout 4cartes:

  • 1/50000è Didier Richard "Queyras & Haute Ubaye", édition 1990
  • 1/50000è IGC N°7 "Valli Maira Grana Stura"
  • 1/50000è IGC N°8 "Alpi Marittime e Liguri"
  • 1/25000è ASF N°4 "Vallée des Merveilles"

Concernant les cartes italiennes l'avantage est que la résolution est la même côtés Italie et France. Par contre il y a pas mal d'imprécisions ou de tracé grossier, mais avec les informations du terrain et un peu de feeling c'est largement suffisant.
Concernant la carte ASF on aurait mieux fait de ne pas la prendre. Comme d'habitude cette série oublie de tracer de nombreux sentiers (traversée du Pas de la Fous, Lac Gelé, traversée du Bégo, Grand Capelet et j'en passe...) et c'est vraiment dommage. Inutilisable à mon avis pour le randonneur qui cherche à sortir des sentiers battus.

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Les plaisirs du bivouac...

Ravitaillements

Globalement on avait quasiment toujours 5jours d'autonomie au niveau bouffe dans le sac, ce qui nous a permis de faire peu de ravito. L'arrêt à St-Martin-Vésubie a un peu été forcé en raison des conditions météo.

  • Larche - épicerie au camping
  • Isola2000 - supérette et boulangerie (attention, c'est fermé l'après midi - horaires d'été)
  • St-Martin-Vésubie - supérette et boulangerie, il y a tout ce qu'il faut

Quelques chiffres

13 jours de marche, environ 14000m de dénivelée positive pour 180km de distance
1 nuit en camping, 2 nuits en cabane, 7 bivouacs, 5 gîte/hôtel
Au départ de Ceillac: 1sac de 21kg pour le Nick et de 17kg pour la Leffe
sans oublier quelques mouflons et moult chamois et bouquetins pour notre plus grand plaisir :)

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