, Pointe Cézanne : Graine de Cézanne

Contributeurs :
Luc Gential, Céline D.
Itinéraires :
Pointe Cézanne : Graine de Cézanne
  2967m  +425m (180m)    S   AD- II P3 5a
Sommets, cols, lacs, falaises :
Refuges, gîtes, bivouacs :
Accès :
Pré de Madame Carle  1500m à 1874m -
  • Activités :
  • Altitude maximale :
    2967m
  • Dénivelé :
    +1080m / -425m
  • Sortie en mobilité douce :
    oui
  • Altitude de l'accès :
    2542m
  • Conditions de terrain :
    excellentes
  • Fréquentation :
    non fréquenté
  • Refuge :
    ouvert gardé
français
italienallemandanglaisespagnolcatalanbasque
Conditions de terrain, équipement et qualité du rocher rencontrés (approche, voie, et à proximité) :

Pas de neige. Le rocher ne s'est pas vraiment amélioré, il est bon dans l'ensemble (moyen jusqu'au pied du dièdre blanc, très bon ensuite). Rappel en état.

Les autres conditions le même jour dans le même massif.

Météo observée :

Grand beau temps sous un léger vent de NW.

Heure de départ / horaire :

Départ de Paris la veille à 22h (train de nuit). Départ du refuge à 13h, attaque à 14h, retour à 19h30.

Commentaires sur l'accès routier ou TC :

Les cars Pellegrin n'attendent pas le train de nuit plus de 5 minutes. Voyant à Chorges que l'on serait en retard à l'Argentière (de 45 minutes), j'ai réservé un taxi auprès de Fabienne des taxis Pelvoux. Dans le premier cas, c'est 6 euros l'aller-retour, dans l'autre 43 euros l'aller (forfait partagé avec trois autres personnes => 20 euros pour tous les deux). Voir section prévue à cet effet, enrichie à cette occasion.

Commentaires sur le refuge (accès et service) :

Le gardien a installé de nouvelles tables ainsi que des panneaux illustrant le panorama aux randonneurs égarés par là un jour de mauvais temps.

Commentaires personnels :

Sortie réalisé dans le cadre de la troisième édition du concours "Changer d'Approche" de Mountain Wilderness France, visant à promouvoir la mobilité douce et l'utilisation des transports en commun en montagne - Premier jour.

Genèse

Quelle destination choisir pour un weekend d'alpinisme rocheux au départ Paris ? Bien que considérablement éloignée des montagnes, la capitale dispose d'un réseau de voies de communications intéressant avec notamment des trains de nuit vers Saint-Gervais (74), Chambéry (73) ou encore Briançon (05), conciliant pleine journée de travail le vendredi et départ matinal le samedi, qui plus est reposés ! Chamonix offre peu de voies sauvages de difficultés modérées, et le trajet Paris-Modane est pénalisé d'une longue attente en gare de Chambéry (les gens préfèrent y louer une voiture), si bien que nous optons facilement pour les Écrins via l'Argentière-la-Bessée. L'accès au massif des Écrins par la Bérarde, plus (éco)logique sur le papier, nécessite de passer la nuit de vendredi à samedi à Grenoble. Nous avons imaginé plusieurs programmes au départ de l'Argentière : bien que sauvage, l'arête Sud des dents de Coste Counier est quelque peu esseulée au pied des grandes parois sérieuses. C'est donc naturellement que nous optons pour le refuge du Glacier Blanc qui offre avec la pointe Cézanne une formidable école de terrain d'aventure en vue d'une course plus sérieuse (comme l'arête S du pic du Glacier Blanc) le lendemain. Nous choisissons de passer trois jours en montagne de façon à mieux nous imprégner des lieux et minimiser notre empreinte écologique annuelle ; le fait que d'après leur site internet les cars Pellegrin ne circuleraient pas le dimanche nous conforte dans notre choix. Rendez-vous est pris sur le quai de la gare d'Austerlitz après le boulot et quelques quarts d'heures de bus, rer et métro.

Description de la sortie

Deuxième round pour ma part, cette fois-ci en grosses et en attaquant à la base de l'éperon (spit). La voie devient alors intéressante à partir du dièdre blanc, le bas n'étant pas loin d'être à jeter (ensemble décousu sur un rocher inégal).

J'ai tenté une décote de la longueur-clé en refusant de franchir le surplomb au niveau du spit mais en continuant à gauche jusqu'au piton puis en revenant en traversée à droite au-dessus du spit. Mais c'est un échec puisque ça ressemble aussi à du V- ; je préfère quand même cette façon de faire qui privilégie la pose des pieds à la niak. Là j'ai fait relais sur la plateforme (2 friends et un câblé dans la fissure), ça permet de rester au contact de son second et de prendre quelques photos sympa de l'unique vraie longueur de la voie. La prochaine fois, s'il y en a une, je tenterai de poursuivre sur les feuillets raides plein gaz.

J'ai fait R1 en arrivant sur la vire (relais bricolage), R2 au pied du dièdre blanc, R3 sur le spit au pied de la dalle (toujours aussi peu confort, partie à améliorer :D), R4 sur la plateforme au-dessus du surplomb, puis on a continué à corde tendue jusqu'au sommet. Descente désagréable et paumatoire (ok). Première petite course typée montagne pour Céline (et première incursion dans les Écrins), bravo ! Photos sur skidemontagne.free.fr.

Suite le lendemain.

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Version n°0 du 10 septembre 2009