3 August 2008, Aiguille d'Entre-Pierroux : Arête des Papillons

Routes:
Aiguille d'Entre-Pierroux: Arête des Papillons
  3290m  +1100m (400m)   E   PD+/III/P3 3c(3b)
Summits, passes, lakes and cliffs:
Huts, usual bivis and valley accomodation:
Access points:
Champhorent  1580m - bus
  • Activities:
    alpine rock climbing
  • Uncomplete trip:
    yes
  • Maximum altitude:
    3290m
  • Elevation gain / loss:
    +1100m
  • Access:
    cleared
  • Conditions:
    excellent
  • Crowding:
    some people
  • Hut:
    open & staffed
french
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Conditions (incl. approach):

Rocher sec of course.
Le couloir d'accès à la crête est en rocher certifié Qualité Ecrins... donc à plusieurs cordées mieux vaut s'étaler un peu sur la largeur ! La suite de l'arête est plus solide bien qu'il ne faut pas non plus se croire à Cham...

Les pentes Sud en contre-bas de l'arête sont complètement séches. A l'exception d'un p'tit pauvr'bout de névé quasi sous le "sommet" mais franchement pas bien gênant !  


Couloir de descente globalement en neige mais quelques plaques de glace (évitables) commencent à apparaître. Le névé au bas du couloir est réduit à la portion congrue. De toute façon quand on voit les glaciers alentours (on devrait d'ailleurs dire les restes de glacier...) y a pas besoin d'un long discours pour comprendre que à se rythme là dans moins de 10 ans y en aura plus !

Other conditions on the same day in the same range or massif

Weather:

Tempête de ciel bleu et de soleil qui fait rosir la peau....

Departure time / duration:

Euh... Faut vraiment le dire... Refuge-Voiture ~14h...

Comments on access:

J'avais d'office retirer de la liste les vallons interminables des Ecrins (Font Turba, Pilatte, Promontoire, Selle,...) mais même sans aller au bout du bout du vallon de la Lavey, que c'est plat et long !

Comments on the hut (access & service):

Fidèle à une très bonne réputation culinaire : soupe de pois cassé au lard, ragout de poisson (oui, oui) avec mix riz-quinoa, gâteau de semoule maison au p'tit déj,...

Personal comments:

Dans un autre style, on a fait aussi bien que Lucio et Bubu la semaine précédente à la Selle ;) !

Pour excuse, c'était la 3iéme sortie en 3 mois et même la première en alpi cette saison !!! :( Il serait temps...

Pourtant tout avait bien commencé, avec un timing quasi-parfait pour la montée en refuge, un bon repas, une quasi-bonne nuit, un bon p'tit déj pour se mettre en forme. Même sur l'approche, on avance bien et passe devant l'autre cordée partie quelques minutes avant nous du refuge. :cool:

Les deux premières longueurs pour rejoindre l'arête se sont faite à notre rythme habituel: il faut bien se dérouiller un peu le matin et puis quand ça fait longtemps que l'on a pas grimpé. Mais c'est surtout après que les choses se sont corsées : choix de la longueur de l'encordement malencontreux, pas dans la rythme,... :/ Pourtant y a pas de difficultés particulières !
Après plusieurs invitations, la cordée qui nous suit fini par nous doubler et s'échappe loin devant... Quand à nous, vu l'heure qui tourne, on s'échappe par les pentes Sud. Pause Casse-croute :P. Puis après un p'tit bout de chemin versant Sud en contre-bas de l'arête, l'heure de la descente.

L'autre cordée nous rejoins alors que l'on est au col, le rappel de 20m avalé, en train de s'équiper pour la descente du couloir. Encore une fois, on va pas se croiser longtemps, vu qu'ils enquillent la descente sans trop d'état d'âme. De notre côté, il semblerait que les pentes à 40-45° en neige ne soit pas le plat préféré de mademoiselle :/ ! Et moi, en la matière, j'ai quelques souvenirs désagréables :mad: (comprenne qui pourra) donc j'opte sans état d'âme non plus pour l'option rappel... A mais mon p'tit monsieur ça va le faire comme ça : 2 rappels coincés, autant d'aller-retour dans le couloir et finalement une descente classique :lol: !!

Donc on disait, 2 heures plus tard, les 150m de couloir finito, c'est la que commence vraiment la galère... Entre ampoules, et échauffement de la plante des pieds, on finit tout de même par rejoindre la refuge à une heure encore presque raisonnable :rolleyes: soit avant le souper du soir ! Mais ni la pause, ni le fondant au chocolat :P, ni le fromage blanc au myrtilles (à défaut de tarte) ni feront rien, il faut encore descendre puis remonter :o à la voiture ! Et c'est cahin-caha que l'on profite donc de la tempête de ciel bleu jusqu'à plus soif ! Heureusement, durant cette descente un peu usante, on aura tout de même eu le plaisir de croiser monsieur Renard puis madame Marmotte (qui bien sûr a eu le droit à un orage de flash de la part de sa paparazzi :lol:) !

Commentaire de la Demoiselle :
ouai ouai ouai... certes tout avait bien commencé, mais bon le bougre oublie de préciser qu'il avait alourdi mon sac dans la nuit (des crampons bien lourds, une corde de 50m, le repas de midi, son appareil photo qu'il n'a même pas utilisé et que j'ai porté pendant toute la course!!!....et j'en passe), et que pendant qu'il faisait un pas à la montée, moi j'en faisait 3 voire 4 derrière lui en essayant justement de ne pas le perdre de vue!
Bref, tout ça pour dire que forcément, au début de l'attaque, j'avais déjà usé toutes mes petites forces et qu'il me restait plus grand choses!!!
heu.. bon ok, le coup de barre je ne l'ai eu que quand on a quitté l'arrête :(, déçue de ne pas continuer je me suis apitoyée sur mon sort et j'ai laissé la fatigue m'envahir!
C'est que je m'amusais bien moi sur cette arrête! Monsieur avait certes démarré la première longueur, et même s'il me corrigeait parfois sur de petites erreurs techniques, nous avions quand même avancé un peu en cordes tendues et en réversible Inutile de vous dire à quel point j'étais fière!
Pour la descente du couloir.... les pentes en neige à 40 voir 45° font parties de mes plats préférés (après travail bien évidement) contrairement à ce qui est écrit plus haut.... mais Monsieur avait omi de préciser que les skis étaient de rigueur! Alors forcément, je ne pouvais pas descendre!
La descente, vu notre état de fatigue avancé, aurait été un vrai calvaire, et pourtant au final j'en garde le souvenir d'un enchantement (enfin une fois remise de mes courbatures, tranquillement assise au fond d'un transat, en train de coucher sur le papier ces lignes).
Un enchantement par tous ces petits rien et toutes ses variations autour du soleil qui bascule derrière les sommets et se couchent sur d'autres, des névés, des moutons, du petit pierrer, de la prairie et des arbustes, du renard au loin qui nous observait, du torrent bouillonnant, du petit pont de pierre qui semble sorti d'un autre temps, et pour finir d'un face à face inattendue pour ne pas dire un nez à nez, avec Madame La Marmotte et ses aller-retours dans son terrier et ses poses pour se faire immortaliser sur une plaque de verre.

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