- Activities:alpine rock climbing
- Maximum altitude:3418m
Neige et glace :
Il avait neigé 10cm en milieu de semaine. Quelques traces de neige dans les creux. Presque pas de névés cette saison : l'approche par la face S et la descente sur le Soreiller passent en baskets.
Rocher :
Itinéraire emprunté
Nous n'avons pas fait le triangle rouge en V puis IV, ni la flèche rouge en IV/IV+ expo. En revanche, nous n'avons pas grimpé au plus facile dans le premier ressaut et dans la grande tour rouge, et sur le haut nous sommes restés sur l'arête.
Du sommet, nous sommes descendus au refuge du Soreiller.
Horaires :
- approche par le versant S : 2h30'
- arête des Etages : 8h30'
- arête E (encordés) : 1h10'
- sommet à 19h30
- descente sur le refuge du Soreiller (désescalade jusqu'à la brèche, où on s'est décordé) : 2h30'
Conditions sur l'itinéraire
Sec, peu licheneux sauf en haut et versant NW. Dans les faces raides, c'est très bon en faisant attention (mini écailles qui cassent). Sur le fil de l'arête et quand c'est moins raide, il faut être prudent (rocher moyen à bon). Un gros bloc suspendu dans la grande tour rouge de la 2de partie de l'arête (semble tenir mais pas touché...). La cheminée délitée est courte.
Info route de la Bérarde :
Un éboulement a abîmé les lacets de Saint-Christophe. On a préféré redescendre dès le lendemain matin par peur de rester bloqué à la Bérarde pendant la durée des travaux (ça aurait vraiment été trop dur :-).
Other conditions on the same day in the same range or massif
Beau temps, brises de pente, cumulus joufflus l'après-midi.
Global : 16h40 : 5h30 >> 22h10
Difficultes : 8h30' pour l'arête des Etages
Lucio
On a bien tourné pour l'approche, l'arête E et le retour. En revanche, même si on a su gérer l'horaire global de la course en choisissant de contourner un gendarme, on aurait pu être plus rapides dans l'arête des Etages :
-en regardant trop vite, j'ai mal jugé la fin de la traversée de la dalle grise pour accéder à la brèche entre les deux pointes du 2e ressaut, et ai choisi de contourner le passage par le bas : rocher délicat, tirage nécessitant des relais supplémentaires. En fait, même si le terrain est compact, ça a l'air de bien passer en poussant la traversée jusqu'à la brèche ;
-j'ai choisi de gravir la grande tour rouge de la 2de partie de l'arête par le mur raide (ie, sans prendre la plaque grise à droite) : magnifique, mais un rappel à la clé (sangle abandonnée ; courte désescalade en IV+ possible, avis aux amateurs) ;
-on a un peu cherché après la remontée du couloir. Mais en se disant que les ouvreurs n'avaient pu se laisser séduire par une telle couenne, on a dépassé le triangle rouge, et du coup ça nous a fait gagner du temps.
Même si la voie a sans doute peu été reprise depuis l'ouverture, le topo Labande est ok pour l'itinéraire. Toutefois, au lieu de remonter le couloir sur 100m, les plus rapides gagnent à suivre l'arête qui forme sa rive gauche. De même, la partie terminale de l'arête des Etages n'est pas si mauvaise que ça et il est plus élégant (et presque aussi rapide) de suivre l'arête jusqu'au bout.
Quelques longueurs expo, une longueur intégralement sur ballnuts :-).
Comme le laissait entendre Chaps, le rocher tire parfois vers ce que d'aucuns qualifieraient de "péteux" (on a respiré pas mal de soufre...), mais cela ne représente que quelques passages et de magnifiques longueurs en très bon rocher se chargent de les faire oublier.
On a laissé un câblé dans le premier ressaut (bloc sur la terrasse après avoir traversé à D à mi-hauteur du mur noir, cf. topo).
Parcourez mes photos de la sortie sur mon site.
Bubu
Il y a longtemps que je voulais tester cette arête pour monter au refuge du Soreiller, afin d'éviter ses 1200m de sentier que je commence à trop connaitre.
Bon, ça ne passerait pas pour monter au refuge en partant l'après midi, ou alors plutôt l'après midi de la veille en bivouaquant au pied de l'arête :-)
En tout cas, nous avions prévu de grimper dans le vallon du Soreiller le lendemain, donc bouffe et autre pour 2 jours. Du coup, je ne courrais pas dans le IV (c'est le moins qu'on puisse dire).
Approche assez rapide, attaque à 9h.
Fin de la 1ère partie : il est 15h, nous sommes toujours à 2900m, il reste juste 500m...
Bon, il parait que l'on peut shunter des difficultés, c'est l'occasion de tester :-)
Mais le topo "à la Labande" (alors que c'est surement directement repris du topo de Chaps) nous fera éviter qq gendarmes à notre insu, pas de notre faute ! :-)
Qu'est-ce qu'un topo "à la Labande" ? (en fait, topo-texte old-school, c'est à dire assez concis pour ne pas encombrer les Chroniques Alpines, mais ce style réapparait spontanément dans des topos C2C pour des ouverture récentes !)
C'est un topo où aucune mesure n'est donnée, permettant toutes les interprétations possibles.
Dans notre cas, il est indiquée que l'arête "n'a d'intérêt que si l'on suit rigoureusement le fil, car la plupart des passages peuvent en effet être évités par des couloirs faciles". Après la 1ère partie, où ces contournement ne semblent pas bien évidents et incitent plutôt à rester sur l'arête, on se dit que ça donne une idée des "couloirs faciles". Du coup, en arrivant dans le grand couloir de la 2ème partie, lorsque le topo dit "le remonter sur 100m, puis reprendre l'arête qui le borde à gauche", on cherche une arête dans le même style que la 1ère partie : qui s'élève un minimum au dessus du couloir. En l'occurence, c'est un peu le cas à droite, mais pas à gauche, où des gendarmes de 20m émergent de l'éboulis : la distance d'éboulis qui sépare le centre du couloir, en bon rocher natif dégagé par l'eau, et le pied des gendarmes, est plus longue que la distance pour contourner le gendarme... Connaissant un peu le Chaps, on se dit que ce n'est pas son genre, et on cherche des vrais gendarmes un peu plus évidents. On en trouve un, car il permet d'éviter 20m de névé. Ah tient, une cheminée délitée : on vient de shunter 2 gendarmes sans s'en rendre compte :-)
Sinon, la description du passage de la 1ère partie permettant de passer d'une dalle noire à une brèche est correcte. "Gagner la brèche" est fidèle à la réalité, relativement indescriptible et nécessitant un terme encourageant afin d'envoyer le plus téméraire dans ce passage :-) En fait, c'est une traversée expo dans du terrain raide en IV.
Entre 18h et 19h, nous avons entendu puis vu l'hélico des secours qui s'occupait d'une cordée avec blessé, sortant du pilier de la Sérénité. Ca enlève de l'ambiance sur le coup, mais nous l'avons vite retrouvé à la descente jusqu'au pied du couloir W, puis jusqu'au refuge avec la tombée de la nuit, surtout moi qui avais oublié la frontale :-)
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