Dictionnaire de l'alpiniste débutant

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Quand on débute, il est fréquent d'entendre des phrases du genre "Là j'ai du pitonner pour arriver à sortir au niveau du gendarme" et autres tracasseries du genre en se demandant "Mais que veulent-ils donc bien dire"?
La réponse ici.

C'est un article collaboratif (chacun peut y apporter sa contribution) a vocation pédagogique et humoristique.
A ceux qui ajoutent des définitions, je vous demande de respecter l'homogénéité du truc en vous basant sur le schéma suivant:

NomSummary

  • Définition claire et concise avec, éventuellement
    • Sens 1
    • Sens 2 etc.
  • Éventuellement texte explicatif (possiblement humoristique si vous trouvez une bonne anecdote ou autre) pour illustrer la définition, apporter des précisions. Le 2 est facultatif.

Summary

ASummary

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHH...

  • Dit également syndrome du nœud mal fait (ou du baud pas fermé, ou du coinceur qui lâche, ou du solo de trop, au choix). Quand on l'entend, c'est en général trop tard. Est en général associé à "Boum". Ce groupe lexical permet de différencier le grimpeur de bloc du grimpeur de falaise suivant la place de l'un des deux termes dans le groupe.
    BOUM ! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHH... = grimpeur de bloc.
    AAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHH... BOUM ! = grimpeur de falaise.

Anglais

  • Catégorie d'alpinistes qu'on rencontre rarement en montagne étant donné qu'ils n'évoluent que sur des itinéraires délaissés, de préférence quand les conditions sont mauvaises et la météo exécrable. Ils sont également les seuls à faire le Tour du Mont Blanc en sens inverse.

Assurer

  • Action d'assurer un compagnon de cordée, c'est à dire de sécuriser sa progression en contrôlant le défilement de la corde de façon à pouvoir bloquer une éventuelle chute.
  • Assurer, c'est tout un art, et c'est parfois porter sa croix. Autant assurer peut être agréable au pied d'une falaise chauffée juste comme il faut par le soleil, autant ce peut être extrêmement désagréable dans certains coins de montagne qui ne voient jamais le soleil, même en été, où les doigts gèlent sur la corde pendant que l'on se demande ce que l'on fout ici et que l'on peste intérieurement contre le partenaire qui n'avance pas.
  • Assurer est le qualificatif (utilisé au présent ou passé composé) pour votre compagnon de cordée qui vous a épaté dans la longueur clé de la voie - voire pendant toute la voie - si la difficulté et l'engagement étaient tels que vous étiez convaincus qu'il n'y avait point de salut hormis la retraite : "il (ou elle) a assuré !". Le compagnon en question a été durant ces longueurs le premier de cordée.

Assureur

  • Désigne la personne qui, en escalade, assure son ou ses compagnons de cordée
  • Objet permettant d'assurer (huit, plaquette...)
  • Il est recommandé d'avoir pleinement confiance en la personne qui vous assure sous peine de blocages psychologiques. Inutile de préciser que cette personne doit être digne de cette confiance. Après tout, elle tient votre santé, voire votre vie, entre ses mains...

Avale !

  • Expression jappée par le (la) second(e) mal à l'aise. Le degré de terreur de son émission indique à l'assureur l'urgence de la tâche à accomplir et, sortie de son contexte, fait le bonheur des psychanalystes de comptoir. (Voir aussi "Sec !" et "Du mou !")

BSummary

Bleau

Voir "Fontainebleau"

Bloc

  • Type d'escalade pratiquée sur des rochers de hauteur modérée, généralement sans utiliser de système de protection.

Biafine

  • Accessoire indispensable du grimpeur qui n'a pas encore bien intégré les principes de base du placement de la corde entre les jambes.

Bloque !

# Le nombre de o est proportionnel à la conception que le grimpeur mal à l'aise en tête a de sa distance par rapport au dernier point (en général hypertrophiée). A partir de 5 o, le "Bloque" se transforme souvent en un "Voooool" plus ou moins audible. Suivant le site (patois local) et le degré de l'engagement, il n'est pas rare de noter un redoublement convulsif du B initial. On parle alors de bredouillis. "B B B BBBBBBBBloooooooooooooooooooque ! (voir "Gaffe !)

Bouse

Caillou style sucre en poudre, patiné genre palais des glaces, binette et bottes L'Aigle obligatoires pour jardiner, équipement incohérent, hauteur insignifiante voire grotesque, mouvements à l'élégance porcine, cotation déprimante, et en général on s'y fait une cheville/une poulie/un steak (et/ou, au choix). Bref, le genre de voies qui nous font regretter de n'avoir pas choisi natation synchronisée à l'assoc' du lycée. Prototype : Vous connaissez le Parc du Saussois ? Et la Muraillette de Surgy ? Et Hauteroche ? Et en plus, 4h de route dont 2 de bouchons pour y parvenir, et il se met à pleuvoir... à chier des bouses. Que du bonheur.(Bouse = "Miette" à Angoulême)
 

CSummary

C2C

Voir "Camptocamp"

Camptocamp

  • Site web d'information et de discussions sur les activités de montagne, avec des topos, des sommets, des itinéraires...
  • On y trouve de tout, surtout au niveau des forums, de "quel matériel prendre pour aller à tel sommet" à "quel vin prendre pour accompagner une andouillette". On peut aussi y trouver, au choix, des partenaires de montagne (voire plus), des astuces sur des réductions à -30% dans des magasins qui sont 30% plus chers que les autres...

Chamonix

  • Petite bourgade alpine, considérée comme la "capitale mondiale de l'alpinisme"
  • Chamonix (prononcer "chamoni"), c'est un peu le C2C dans le monde réel: on y trouve de tout et de n'importe quoi. Pèle-mêle et entre autres: des guides, des alpinistes, des randonneurs et des touristes. En cherchant bien, vous pourrez même y trouver des habitants. Selon la décennie, on peut avoir l'impression d'avoir passé telle ou telle frontière en y pénétrant. Il y a quelques temps, on aurait pu se croire au Japon, mais sans les magnifiques cerisiers; actuellement, ça a un petit quelque chose de l'Angleterre, mais sans le mauvais temps (ce qui en fait une très bonne destination pour un séjour linguistique)...

Coin de bois

  • Matériel de progression et de protection en rocher, consistant en un cube de bois à coincer au marteau dans des fissures larges.
  • Les protections mobiles (coinceurs métalliques et friends) ont eu raison de son utilisation, mais il peut arriver d'en rencontrer dans certaines voies classiques. Il conviendra alors de ne pas surestimer ses capacités à retenir un choc... mais le coin de bois apportera toutefois un support psychologique dans certaines situations, ou en tout cas saura se rendre utile dans la recherche d'itinéraire.

Coinceur

  • Protection passive posée par le grimpeur, récupérée par son second, dans une faiblesse du rocher (fissure). Ils se déclinent en 2 grandes catégories:
    • Les "nuts" ou "câblés", sous la forme d'un morceau de métal câblé, que l'on glisse dans une faille. (voir article détaillé sur les coinceurs)
    • Les "Friends", mécaniques, reposant sur un système de cames. Plus on tire dessus, plus ça coince.
  • Un coinceur, c'est bien... ou pas. C'est surtout compliqué. Il faut d'abord trouver le bon endroit dans la fissure, trouver le bon coinceur, le placer correctement... Et ensuite, le second devra l'enlever, ce qui peut se révéler encore plus scabreux, suivant que celui qui l'a posé a bourriné pour le coincer, s'est pendu dessus...

Collant-pipette

  • Nom donné à certains sportifs équipés d'un collant moulant en fibre synthétique, d'un sac à dos miniature duquel sort une pipette reliée à un réservoir d'eau pour boire sans s'arrêter pendant l'effort. L'expression collant-pipette est principalement attribuée aux randonneurs à ski. Contrastant avec le randonneur classique équipé de matériel lourd, pantalon et veste de type Goretex (TM), gros sac avec une alimentation typique du montagnard comme pain, saucisson, fromage  pouvant être complétée d'une bouteille thermos, le collant-pipette est lui plus léger compte-tenu de sa rapidité.
  • Le collant-pipette s'élève à des vitesses normalement supérieures aux valeurs admises pour le randonneur classique.
  • Le collant-pipette s'intéresse en général au temps passé pour réaliser son itinéraire, cherchant parfois un temps record, en soi ou pour lui-même ; il a donc au poignet en général une montre chronomètre.
  • L'expression est parfois utilisée dans le milieu montagnard avec un peu de condescendance et d'ironie.
  • L'orthographe collants-pipette est aussi admise par l'inventeur.
    Le pluriel de collant-pipette est soit invariable "collant-pipette", soit "collants-pipette". Le pluriel "collants-pipettes" n'est pas admis (la pipette étant unique). Au féminin on dit collant-pipelette.

Corde

  • Elle permet de relier les alpinistes entre eux au cours de l'ascension afin de protéger la chute. Elle peut être "à simple" (on ne mousquetonne qu'un seul brin, et on ne s'encorde que sur un seul), à double (on s'encorde sur 2 brins, on peut passer alternativement un brin puis l'autre dans les points d'assurage) ou jumelée (on s'encorde sur les deux mais il faut obligatoirement clipper les 2 en même temps).
  • Maintenant, les cordes sont en fibres synthétiques, ce qui est beaucoup mieux. Avant, en chanvre, elles n'offraient aucune capacité dynamique. La chute était donc à éviter, surtout sur un relais fragile. Maintenant, on peut chuter sans trop de soucis, mais il faut mieux quand-même éviter. Si le danger n'est plus ici, il est là et vice-versa.
    On peut parfois entendre "corde !" en falaise ou en montagne. Deux cas s'offrent alors à nous : soit c'est votre compagnon qui indique qu'il rappelle la corde, et prévient tous les alentours qu'une corde peut leur tomber sur la tronche. Soit vous pouvez l'entendre d'une cordée au dessus de vous. Deux cas ici aussi : soit ils balancent la corde pour tirer un rappel, auquel cas ils vous avertissent afin que vous ne preniez pas la corde en pleine poire. Soit, et c'est là que vous allez différencier le premier sous-cas du deuxième, vous entendez un truc du genre "Merde" ! après le "Corde". C'est qu'ils ont tout simplement laissé échapper la corde, et que, en plus de devoir vous mettre à l'abri, vous risquez de voir débarquer l'hélico.
  • Proverbe universel (à déclamer avec l'accent suisse) : "Tu vois petit, la coooorde c'est le meilleuuuur ami d'l'hooomme." Quoique... (cf. Biafine)

Corps mort

  • Matériel qui, enterré dans la neige, offre un point d'ancrage dans la neige, en général à défaut de fixation possible en rocher ou glace. Dans le cas le plus fréquent d'une pose de rappel, le corps mort est abandonné sur place.
  • Le corps mort peut être réalisé avec un matériel spécifique (deadman), ou improvisé avec tout autre matériel pouvant être laissé sur place : bâton, sac à dos, gourde... en l'absence totale de matériel, un compagnon dévoué pourra faire office de corps mort.

Crabes

  • syn. Crampons

DSummary

ESummary

FSummary

Fontainebleau

  • Ville impériale située au sud de Paris
  • Forêt domaniale aux paysages variés, exploitée par les forestiers et carriers, puis pour le tourisme.
  • Site d'escalade de bloc, remarquable pour la diversité des passages que l'on y rencontre et son ampleur (probablement le plus grand site de blocs du monde). Le rocher est un grès siliceux.

GSummary

HSummary

ISummary

Insultes

Généralement, elles sortent en grand nombre de la bouche du grimpeur qui se retrouve coincé quelque part, et ne sont que rarement douces.

JSummary

"Jette!"

  • Exclamation de l'assureur lors d'une séance d'escalade sportive pour indiquer à son grimpeur que la prise qui suit peut être prise à pleine main, voire avec les deux mains.
  • Conseil mi-moqueur, mi-pressant de la part de l'assureur qui après avoir bloqué son grimpeur à tous les points, en a marre et espère qu'il se lancera enfin clipper ce satané relais pour que à son tour il puisse grimper avant que la pluie/la nuit/sa femme arrive.

KSummary

LSummary

Leash:

  Corde ou sangle parfois élastique relié de harnais au piolet pour ne pas le perdre.

Keskejfoula ?

  • Vocable interrogatif soulignant les doutes du grimpeur concernant le bien fondé de sa situation présente.
    Ex : Combiné Elfes / Pierrot à la Tête d'Aval, 20ème longueur, 6b+. XXX (?) m au-dessus d'un lointain dernier point après moult dalles et arêtes tranchantes, mon assureur caché sous le surplomb qui bêle des "allez... allez..." geignards auxquels lui-même ne croit plus. Tremblant de froid dans l'air du soir et le soleil déclinant dangereusement, je vise désespérément un vieux spit incertain à la cheville à moitié sortie 70 cm au-dessus de moi et me prépare psychologiquement à la crispette aléatoire. C'est à ce moment qu'une crampe importune me mord brutalement l'avant-bras gauche... Je tiens quand même, entouré de diables ricanants, décroche ma dégaine avec l'élégance d'un Lucky Luke cocaïnomane et tente à bout de bout de bout de doigts d'introduire mon mousqueton ouvert dans la plaquette antédiluvienne. Évidemment, celle-ci se met à tourner, espiègle, dans le sens contraire de mes efforts hagards. Au moment où mes ongles blanchis lâchent le grat' et que mes pieds rendus insensibles par le serrage lâchent le picot, le spit daigne enfin se laisser pénétrer par le doigt du mousquif' (Rhaaa Lovely) et je me retrouve pendu par deux phalanges, Les Vigneaux 1000m sous moi. Je recolle en catastrophe et en hurlant de terreur, passe un brin de corde en claquant des dents, mon "BLOOOOOOOOOOOOOQUE !" a du s'entendre jusqu'à Briançon. C'est une fois dans cet état de sécurité précaire, haletant, que la formule me vint à l'esprit, pure, évidente comme une révélation divine, un message de l'autre monde : "KESKEJFOULA ?"

LSummary

MSummary

Mou (du)

  • Expression signifiant qu'on voudrait que l'assureur nous laisse un peu de corde afin de pouvoir continuer la progression.
  • Corollaire du point précédent, il vaut mieux éviter de le dire avant de prendre un plomb (voir plomb). De toutes façons, en général, quand on le dit, on est tiré en arrière par la corde (voir corde) dans une position grotesque, les fesses plus bas que les talons. C'est également mauvais signe car, si vous n'avez pas eu de mou avant d'avoir prononcé cette phrase, c'est que votre assureur s'est endormi...

Montagne

  • C'est la base pour pouvoir pratiquer les activités du type alpinisme. Sans montagne, pas d'alpinisme. On peut la caractériser comme une passe s'élançant vers les cieux en sortant d'un truc vaguement plat. La Beauce n'a donc pas de montagne...

NSummary

OSummary

Ouvreur

Créateur de voies, en falaise ou SAE.

PSummary

Parade

  • Procédé propre à la pratique de l'escalade sur bloc supposé prévenir le "Boum ! AAAAAAAAAAAAAHHH" précité. (cf.). Les origines de cette technique se situent à Fontainebleau dans les années 70, période d'intense libération sexuelle. Sous couvert d'évolution de la discipline et de protection de l'intégrité physique, la parade semblerait s'avérer un stratagème assez sûr pour non seulement pétrir à pleines mains un postérieur féminin, mais de plus en être remercié par la détentrice dudit postérieur. Merveilleuse singularité, essayez donc de faire de même au ping-pong, tiens. Ce qui me fait parfois regretter d'avoir abandonné le bloc pour la falaise.

Piton

  • Protection passive posée par le grimpeur/l'alpiniste pour y accrocher une dégaine dans laquelle on fait passer la corde comme sur n'importe quel point. Syn: Clou
  • Remarquez bien que c'est au grimpeur de la placer. Le cas général, c'est que ledit grimpeur, ne voyant pas de difficultés, ne pose rien. Puis, soudainement, se retrouvant dans un passage complexe, il décide d'en poser. Bien sûr, dans les passages complexes, il est scotché au rocher, les 2 mains prises. Et là, il doit en lâcher au moins une, attraper un piton, le préparer à l'enfoncement en le mettant dans une faille, puis doit marteler comme un sourd pour que ça rentre. Ensuite, il peut clipper. Puis le second devra se faire suer à les enlever à coups rageurs de chaîne à dépitonner, le tout dans un passage délicat.

Pioche

  • syn. Piolet.

Pont de neige

  • Couche neigeuse qui recouvre tout ou partie de la surface d'une crevasse.
  • Piégeux car la crevasse n'est pas toujours visible et les ponts de neige sont d'une solidité très variable. On peut cherchre à le contourner ou à le franchir avec moultes précautions.

Premier de cordée

  • Celui de la cordée qui a l'honneur de passer en tête dans les passages difficiles et/ou scabreux. A noter que le 1er de cordée sera derrière dans les descentes et sur certains passages d'arête pour assurer son compagnon passé devant tout en restant second.
  • Chef d’œuvre de la littérature alpine, mythe fondateur : l'histoire d'un mec qui a la très mauvaise idée de vouloir devenir guide, et dont la lecture contribue activement à répandre cette dangereuse idée.

QSummary

Quincaille / Quincaillerie

  • Tout objet en métal utilisé en escalade / alpinisme. Mousquetons, dégaines, pitons, coinceurs etc.

RSummary

Ramasse

  • Technique de descente rapide sur neige qui consiste en général à se laisser glisser debout (sans crampons !) et s'équilibrant avec son piolet.
  • Les piolets ayant fortement rétréci ces dernières décennies, la ramasse avec piolet est devenue moins courante mais la technique a évolué et peut se pratiquer sans les mains, ou avec un bâton de ski. La descente sur les fesses, dite "culing", peut également être considérée comme une variante plus spartiate de la ramasse.

Renfougne

  • syn. "escalade athlétique"
  • Type d'escalade caractéristique en haute-montagne, à base de cheminées ou larges fissures qui déroutent souvent le grimpeur moderne habitué au 7c en SAE. Ici c'est pas vu pas pris, tous les coups sont permis : coudes, genoux, menton, coincements et reptations désespérées pour laisser ses dernières forces dans un bon vieux réta des familles et enfin crier "relais" ! Le second se contente en général de tirer sur les (rares) points ou sur la corde, sans chercher à comprendre.

Relais

  • En escalade, point d'amarrage renforcé - inarrachable - entre deux longueurs de corde.
  • En alpinisme, message qu'on communique à son second avec enthousiasme lorsque, après 40m de lutte en terrain pourri, on a finalement trouvé une trace de vie, piton rouillé ou cordelette fossilisée, indiquant qu'on n'est pas le premier à s'être fourvoyé là. A défaut de pouvoir le renforcer, il conviendra de lui donner une apparence plus convenable avant l'arrivée du second.
     

Réserver une voie

Action de bloquer une voie en couenne alors qu'il y a surpopulation sur un site. L'excuse la plus connue est : les petits vont grimper, on va la refaire, on fait une pause café  (1h expérience vécue). Avec ces gens là de mauvaise fois, le dialogue est généralement impossible et la solution la plus radicale est le tirage de corde.

SSummary

SAE

Structure Artificielle d'Escalade, communément appelé "mur". Lieu permettant de pratiquer l'activité dans les lieux sans falaise ni montagne, et/ou l'hiver, le soir, les jours de pluie...
Mieux vaut alors ne pas être daltonien, les voies étant généralement ouvertes avec des prises vissées de la même couleur.

TSummary

TA

Terrain d'Aventure
Voir : L'escalade en terrain d'aventure
Le TA rassemble toutes les voies où il pourrait s’avérer nécessaire de poser tout ou partie des points de protections.
Mais on fait la différence entre :

  • le "vrai" TA, où une grande partie des points des longueurs et des relais doivent être posés (cotation équipement P3 et P4 sur c2c),
  • le TATA (voir ci-dessous).

Par simplification, on parle alors de TA et de TATA comme ensembles disjoints.

TATA

Terrain d'Aventure Très Aseptisé
Une voie TATA est une voie TA, mais avec des spits pour sécuriser un minimum la progression sur coinceur et montrer le chemin :

  • les relais sont quasi tous équipés bétons,
  • les longueurs sont partiellement équipées (aux endroits peu protégeable),
  • les fissures sont nettoyées,
  • le rocher est purgé.

Par extension, on qualifie aussi de TATA des voies qui sont un peu moins équipées et aseptisées que selon ces critères.
Bref l'aventure sans aventure, mais ça peut accessoirement permettre de rentrer vivant si on doute de sa technique de pose de coinceurs. Le fait d'avoir pu planter des spits garanti par ailleurs que le rocher est d'une qualité minimum (si le rocher était bon, la voie aurait de toute façon été spitée intégralement depuis longtemps). Pour avoir l'air plus "in", on préférera les qualificatifs P2 ou P3 à TATA, ce qui offre en outre de belles possibilités de débat au bistrot ou sur des forums sur la cotation d'équipement à retenir pour la voie (surtout si on ne l'a pas grimpée).

Le terme est apparu sur c2c en 2004, mais il existait surement auparavant dans le jargon des grimpeurs.
Quelques mentions du TATA dans les sorties.

Topo

  • petit bout de papier plié en quatre dans la poche sur lequel est indiqué l'itinéraire. Pour avoir de bonnes chances de se perdre, il est conseillé de suivre le topo, sauf si celui-ci est embarqué par un coup de vent. Auquel cas il ne reste plus qu'à appeler l'hélico.
  • forme littéraire dont la base stylistique est la litote ou l'euphémisme, voire l'antiphrase (rimaye malcommode, rocher qui demande des précautions...)
  • manière éhontée de s'enrichir scandaleusement en publiant.

Tremblement(s)

  • Manifestation spontanée et physiologique de l'état de mal-être circonstanciel du grimpeur au-dessus du point. S'accompagne généralement d'un vocabulaire imagé allant de l'insulte gratuite au geignement inarticulé. (cf. : "Gaffe", "P'tinchié", "Maman", "Gargl", etc.) De façon habituelle, le tremblement du grimpeur provoque opportunément le redoublement de la vigilance de l'assureur. La nature est bien faite, c'est étudié pour. Var. (régional): "Démarrer la mobylette", "Danse du sanglier", "Machine à coudre", "Parkinson"... A éviter les jours de tentative de séduction d'une belle débutante. 

U, V, WSummary

Vache

  • (adj.) Synonyme de difficile. Expression employée par les alpinistes pour qualifier une montagne, un itinéraire ou un passage dont ils essaient de se tirer avec leur compte habituel d'os, de cheveux et de peau.
  • "À vache" (adj., interj.) : exactement le contraire. Utilisé par les alpinistes pour qualifier la même montagne ou itinéraire ou une fois qu'ils s'en sont tirés. C'est avoir bien du mépris pour les vaches. Et cependant !... Aux qualités qu'on en exige, connaissez-vous beaucoup d'hommes... ?

Varapper

  • Escalader les rochers. Du nom d'un couloir de la montagne nommée Salève, près de Genève.

Vierge

  • Etat d'une montagne dont le sommet n'a pas encore été atteint. L'expression s'applique aussi à une partie de montagne (face, couloir, arête, etc.) non encore parcourue. Les pointes vierges sont très recherchées de nos jours. Avec un peu de soin, elles peuvent parfaitement servir deux ou trois fois.
  • À ne pas confondre avec la vierge que l'on trouvera sur certains sommets, qui indique elle que le sommet a déjà été gravi.

X, Y, ZSummary

  • Document type:
    article
  • Categories:
    gear and techniques
  • Activities:
  • Article type:
    collaborative article

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Version #61, date 20 June 2013