Ce texte littéraire est un cadavre exquis réalisé sur le forum en novembre 2007, il a donc plusieurs auteurs qui sont précisés au fur et à mesure
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Etre là-haut
(Nicolas "strider" Bobier)
Etre là-haut.....assis sur notre Terre originelle, au sommet d'un des piliers de ce monde conçu pour la taille des Titans.
Etre là-haut.....devant l'infini, comme une carte sans bord, une vaste mer de nuage en suspend, tellement moins troublée que l'Histoire des hommes
Etre là-haut....et enfin ne plus avoir à se demander pourquoi on est là-haut!!
Etre là-haut....déposséder des désirs non-comblés de l'existence, ne désirant juste qu'être là-haut...
Etre là-haut....pour être soi, saisir la lumière simple et pure qui nous anime quand on existe!
(Alban Koziol "Albank")
Etre là-haut....pour être soi, saisir la lumière simple et pure qui nous anime quand on existe!
Être, et ne plus être.
Être, éthéré ou contre les autres,
Êtres, soi-même, m'aimes-tu ?
Même, et telle est cette question, ô, lancinante, ô fleurs, feuilles qui foliolent,
Coeur qui bat la chamade,
Coeur flambant,
Coeur de Dante.
Paradis, Enfer et contre tout,
Contre toi,
Contre moi,
Et moi qui t'aime, hé, tant.
Tentation passive émulation de nos êtres, Regard feints,
Ivressse fine,
Là haut, où ne suis-je encore ?
Encore de femme, mon Ange, céleste.
Par delà les étoiles de l'aube s'ouvre ce soupirail où soupirent les amants.
Te donneras-tu encore une fois à la nuit farandole, là, dans la course éperdue des cimes que tu adores ?
Où me donneras-tu enfin ce baiser attendu ?
Quant à toi, Nuit, ne m'épargne plus de mes remords anciens.
Là-bas, là-haut, loin des êtres aveuglés, loin de moi, loin de toi.
Que me reste-t-il en fait,
Sinon,
Le ciel dessus ma tête ? ...
(Florence Bault "Flo73")
être là-haut, au dessus des nuages
s'évader un moment, loin de tout
être là-haut pour partir en voyage
au pays des rêves les plus fous
(Aurore)
Etre là-haut ...
Etre là-haut,
Etre au plus haut,
Etre assise au pied de la croix et regarder,
Regarder la pleine à mes pieds, loin très loin ...
Regarder la fourmilière humaine, la masse
Etre là-haut en pleine harmonie avec moi même,
Et loin de tout, de tous
Oublier ce monde et ses travers, ce monde et sa souffrance,
Oublier les coups et les pleurs,
Etre là-haut et m'émerveiller,
M'émerveiller devant la création, devant l'immensité
Quelle paix ... Quelle plénitude ... Quel calme
Et pourtant,
Pour être là-haut,
Il a fallu souffrir, il a fallu se surpasser,
Il a fallu s'oublier ... avant de se retrouver
Avant de le retrouver ...
Le coeur palpite, s'accélère:
L'effort? L'amour?
Etre là-haut,
C'est comme ça à chaque fois ...
C'est ce qui fait que j'en rêve ...
Là, en bas ...
(Pou C2Ciste)
être là haut au milieu des tifs
Juste à l'aplomb d'un pif
observer ces humains grouillants
et gesticulants
écouter leurs cris
leurs raleries
et leurs plaisanteries
sauter de tif en tif
puis de tête en tête
pour voyager gratis
être là haut sur un grand dadais
pour sauter plus bas sur un c'hti nain
puis remonter le long d'un long cheveu
pour se retrouver tout là haut sur un crâne dominant
Puis, hop, une petite grimpette sur la tête d'un montagnard
et l'accompagner sans effort au sommet d'une cîme.
être là haut sous un bonnet, bien au chaud
et sortir juste quand il est au plus haut
pour voir le monde à ses pieds
puis rentrer se reposer
le temps de la première descente
pour ressortir à la deuxième
Descendre discrètement
en sautant de poil en poil
pour aller laper quelques gouttes de sa merveilleuse bière.
Puis remonter dormir sur son tif
être là-haut, après une bonne descente
pour enfin cuver avec délectation
la saine ivresse des sommets
(P.Ravoire)
ETre là haut et déboucher une bonne bouteille de rouge, boire tout cul sec sentir là montagne s'écrouler
(Ju)
être là haut et ne plus en descendre,
ça souffle et ça vente,
ça pleure dans ton ventre,
ça grince et crisse entre deux battements de coeur.
(Yves 38)
Etre là-haut pourquoi ?
Peut-être pour être plus près
de ceux qui ne sont plus en bas,
et leur dire que c'est toujours aussi beau
en haut
(sylvain Visseyrias "Visse")
[poétique...]
Etre là haut,
Toujours les pieds sur terre
Mais quitter la matière
La sensibilité décuplée
Les sentiments exacerbés
Plus près du ciel même l'homme devient beau
Au-dessus des nuées, les âmes guérissent leurs maux.
[réaliste...]
Etre là-haut,
Après la semaine de boulot
Après 2 heures de bagnole
Fuir ce monde de salauds
Se cailler les roubignoles
Mais garder ce sourire
Ce bonheur que seules tes cimes
Me font redécouvrir
(le "sans nom")
Et pourquoi donc, je vous prie, devrais-je connaître l'exaltation ou l'ivresse. Ne peut-on s'échapper ?
Tout m'est douleur, désormais. Je n'aime plus que l'ombre, la nuit,
Rester silencieux et furtif.
Eh quoi ! Devrait-on monter ? Que ce soit alors loin vers le nord et l’hiver, où le jour, dit-on, vous laisse en paix.
Longtemps.
Ah ! L'éther azuré des Sylphes m'aveugle et m'insupporte !
Hideuse lumière du soleil, inondant d'une lumière sans ombre un réel obscène d'où s'enfuient les songes...
...
A moins de comprendre l'ascension des monts comme une descente vers les tréfonds de l'être,
Uligineuses contrées, où l'âme effrayée d'elle même
Tremble et frissonne, avant de s'abîmer.
(sylvain Visseyrias "Visse")
Etre là-haut,
Instant d'éternité
Profitons,
Laisser un peu de soi,
S'accaparer l'absolu
S'imprégner
Mais tout n'est qu'illusoire
Déjà il faut redescendre
Et toujours cette même obsession
Remonter au plus vite,
S'échapper
Des obscurs horizons
L'ivresse des cimes
La plus belle addiction !!
(Nicolas "strider" Bobier)
Mon coeur languit d'être la-haut...
J'ai gouté aux voluptés des cîmes,
Quand je ne suis pas sur les promontoires ultimes,
Je ne pense qu'à fuir toutes ces abysses cloitrées
Toutes ces platitudes au parfum étouffant
Je n'aspire qu'au voyage reconfortant,
De me blottir dans le sein d'une déesse adorée...
Je suis de ceux qui ont gouté au divin!!!
Je suis le canard boiteux, le poète maudit
De ce monde empêtré dans l'inertie des prévisions
Loin de moi la tyrannie de l'ennui,
Le triste spectacle d'un cortège de moutons,
Je suis de ceux pour qui la planitude est un bistouri!
Parce qu'un jour, je suis allé là-haut...
Est-ce ma seule faute d'avoir gouté
Au voluptueux poison des lumières des cîmes?
Ô ma douce déesse des sommets,
Aux seins voluptueux,
Ô ma douce dame adorée,
Moi qui te suis si fidèle,
Emmène-moi, partons, volons
Volons de tes plumes frêles,
Quittons ce monde d'ici bas,
Engouffré dans le marasme ambiant.
Les grognes plaintives pour la défense
Des éternels insatisfaits de l'existence.
Ces fades tronches qui te suspectent du coin de l'oeil,
Le sourire blafard tout droit sorti d'un cerceuil,
Et toutes ces jacasseries molasses
Du perroquet qui se prélasse
Dans les miasmes stériles de son ennui,
Il se pavane avec son carosse fraichement lustré,
Aussi creux d'intérieur que sa cervelle rouillée,
A coup de décibels préfabriqués,
Souillant la douce sérénité de ton âme,
Comme des streptocoques infâmes,
Loin de moi, toute cette médiocrité!
Allons gouter aux blanches émotions de ma haute dame,
Aux cîmes qui jamais ne trahissent les corps courageux,
Aux crêtes qui toujours épousent les contours de l'âme,
Digne récompense des coeurs les plus généreux,
Ceux pour qui l'amour est un don de soi,
Ceux pour qui, dans leurs plus chers voeux,
Vont emerveiller les gens d'ici bas.
FIN
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