-Auteur : Olivier Cayuela
-Texte publié sur le forum alpinisme en octobre 2005
Réponse à une discussion lancée par strider, "pour une étude non formelle, juste pour voir comment chacun se représente chaque massif alpin et les différences entre les avis".
Le massif du Mont-Blanc
C’est un massif impressionnant de beauté qui attire comme un aimant la population alpinistique ou non de la planète entière.
Les quelques remontées qui le parcourent, lui attirent toutes les critiques de la part des amoureux de solitude qui vont assurément dans d’autres massifs plus "Sauvages" et le disent, ça fait bien.
Les lieux peu visités vous tendent les bras, mais demandent à savoir marcher longtemps, trop fatiguant, faut faire la trace…
Dans ces lieux, le portable (français) à beaucoup de mal à passer la crête frontière, sauf si on a pris l’option internationale.
Dans ces contrés, ça engage pas mal la viande, d’où l’appellation de "petit Himalaya", rien que ça.
Et si le Massif du Mont-blanc n’existait pas, toute la planète serait scotchée à la Bérarde ou à Ailefroide et c’en serait définitivement fini des appellations trompeuses du genre, Hautes-Alpes : les "Alpes Vraies" ou "l’Oisans Sauvage".
Sans rancune, ici on a les nôtres, avec "La Montagne à l’Etat Pure" (j’ai mis un E à état, c’est voulu).
Et comme dis un guide bien connu dans une vallée concurrentielle de ChamoniX (comme l’on prononce sur TF1, à la capitale), "le Mont-blanc si y’avait que moi, je le raserais et je planterais de la vigne".
Le massif des Ecrins
C’est un massif impressionnant de beauté qui attire comme un aimant la population alpinistique ou non de la planète entière, enfin celle qui n’a pu réserver suffisamment à l’avance dans les lieux très fréquentés du massif cité ci dessus.
Les quelques routes qui le parcourent en profondeur, montent tout de même au alentour de 1800m pour y finir en malheureux cul-de-sac, où l’on peut admirer tout le génie créatif qui s’en dégage pour y faire stationner (gratuitement ou presque) quelques milliers d’amoureux des espaces "Sauvages".
Mais seulement 3 mois par an, l’honneur est sauf, OUF ! Le restant de l’année, c’est en travaux.
Dans ces lieux, le portable (français) ne passe pas même si on a pris l’option internationale, et ça fait bien de le dire, même si on a caché la radio dans le sac.
Dans ces contrés, ça engage pas mal la viande, d’où l’appellation de "Oisans Sauvage", rien que ça. Mais plus on va vers le sud et plus la population y voit son "petit Himalaya", rien que ça.
Et si le Massif des Ecrins n’existait pas, toute la planète "Grenobloise" et "Chambérienne" serait scotchée dans Belledonne et c’en serait définitivement fini des appellations "Bella Donna".
Comme dis un guide bien connu dans la station village de La Ghoråve (comme l’on prononce en suédois), "les remontées, si elles n’étaient pas là, on y skierait pas".
Le massif de la Vanoise
C’est un massif impressionnant de beauté qui attire comme un aimant la population alpinistique ou non de la France entière, enfin celle qui n’a pus réserver suffisamment à l’avance dans les lieux très fréquentés des massifs cités ci dessus.
Les quelques grandes stations qui le parcourent en profondeur et en surface, montent tout de même au alentour de 3600m, peut mieux faire, mais y’a un parc tout de même, dedans, autour et sur les bords. Ah bon !
Dans ces lieux, le portable (français) passe très bien, inutile de prendre l’option internationale, sauf bien entendu du coté de Courche, sinon, ça fait "has been".
Dans ces contrés, ça engage pas mal la viande, mais vaut mieux partir par mauvais temps. Alors si tu sais creuser un trou et attendre le beau temps, ça rapporte pas mal et tu passes à la Télé en plus, rien que ça. Inutile d’aller se mettre dans une paroi verticale, tu ne pourras pas creuser, tête d’œuf !
Et si le Massif de la Vanoise n’existait pas, ben, c’est pas bien grave, y’aurait pas de "grandes stations" de ski.
De toute façon, ici, on n’a pas la grosse tête, mais on a le Grand Bec et la Grande Motte, rien que ça.
Le massif de Belledonne
C’est un massif impressionnant de beauté qui attire comme un aimant la population alpinistique ou non de la région Grenobloise et Chambérienne, enfin celle qui n’a pas assez de RTT en semaine pour aller dans l’un des massifs cités ci dessus.
Il y a quelques stations de skis, qui permettent en début de saison aux randonneurs à skis, de goûter les joies de remonter plusieurs fois sans frais sur des pistes bien damées sans fracasser ses skis sur les blocs réputés du massif et de revoir des potes qu’on avaient perdu de vue depuis l’année d’avant sur la même piste. Y’a pas à dire, c’est grand Belledonne.
Dans ces lieux, le portable ne passe pas du tout, inutile de le prendre, ça pèse pour rien dans le sac.
Dans ces contrés, ça engage pas mal la viande, le portable ne passe pas, la radio un peu mieux, mais faut pas le dire. Y’aurait du monde en plus qui viendrait de la région Rhône Alpe entière. D’ailleurs, c’est un massif très secret, pour les Grenoblois et les Chambériens qui le connaissent par cœur, mais faut pas le dire, CHHuuttt, on pourrait nous entendre !
Y’a même des années enneigées, où fleurissent des panneaux indestructible avec Arrêtés Préfectoraux du genre "Danger, accès interdit, avalanches dans tout le massif du Gleysin", rien que ça, jusqu’au mois de juillet inclus, ça rigole pas Belledonne !
Et comme dis un chasseur bien connu dans un village situé à Laval d’une station réputée pour ces sept lacs artificiels, "Dés que j’vois passer des bestiaux avec des collants, une bosse étrange et des cornes bien droites, je sais que la chasse peut commencer", ça engage pas mal la viande dans Belledonne, Attttention.
De toute façon, ici, on n’a pas la grosse tête, même si on aime à dire que l’on vient de "La capitale des Alpes", Grenoble bien sur, rien que ça.
Le massif des Pyrénées Centrales
C’est un massif impressionnant de beauté qui attire comme un aimant la population alpinistique ou non de la France habitant sous le 45ème parallèle, ceux du dessus vont dans les Alpes, faire de l’Alpinisme.
Quelques étrangers fréquentent le massif au grand regret des locaux. Mais bon, si y’avait pas toujours des patates dans leurs spécialités gastronomiques, ils n’attireraient aucun doryphores !
Dans ces contrés, ça engage pas mal la viande, mais les Britanniques et les Russes ne viennent pas, le bus s’arrête à Chamonix.
Les Espagn…euh, pardon, les Basques, les Catalans et les Aragonais, franchissent la frontière contestée depuis toujours, pour venir grimper sur les quelques parois "Alpines" existantes du coté du haut "Pays Toy", car dit-on, du coté de la Maladeta, les monts sont Maudits, ou parfois Perdus.
Ici, le portable (français) passe très bien la frontière, surtout avec l’abonnement mensuel, pris chez Marlboro ou Moscatel, excellent rapport qualité /prix.
Dans ces lieux, on sait partager et on le dit, c’est vrai, y parait même qu’un étranger du nom de Garabou est venu, du fond de son "Petit Himalaya", un soir de pleine lune, piq…euh ouvrir des voies par ici, rien que ça.
Comme dis un guide bien connu dans la station village de GavaRRRnie "Pu…, nous ici, avant on avait le "Marborré", qui n’avait pas bougé depuis 15 millions d’annnnées, avec 3 étages de gradins sur 1500m. Maintenant, depuis 150 ans, on possède un très grand cirque, qui rapporte beaucoup, depuis que des funambules nous font quelques cascades et voltiges. Les Chamois se sont déguisés en Isards, pour faire plus authentique, et les "drôles" sur les mules à l’Hôtellerie du Cirque, ont parfois le nez rouge, à force d’abuser du Jurançon, c…"
De toute façon, ici, on n’a pas la grosse tête et l’on pratique le "Pyrénéisme".
Sans rancune, si certains dans les Alpes pensent faire de l’"Himalayisme", ils ne font en fait que de l’"Alpinisme".
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