(article du 5 mai 2002 importé de la V4 par gN)
En escalade artificielle, le grimpeur place différents points lui permettant de gravir une longueur donnée. Ces points retiennent au minimum le poids de son corps. La différence entre point de progression et point d'assurance réside dans cette notion de « au minimum », mais aussi dans la nature même du point.
Le point d'assurage
Le point d'assurage est un point qui, par définition, permet au grimpeur de s'assurer dans la longueur qu'il parcourt. Il s'agit de scellements, de spits, de pitons ou coinceurs résistant à un choc important lié à une chute du premier de cordée.
En escalade artificielle, il peut arriver que soit laissé en place certains points d'assurage, notamment dans les voies classiques ou les écoles d'artif. Néanmoins, on parle usuellement de points de progression pour tous les points placés par le grimpeur. Il est en effet difficile de connaître leurs résistances lorsque l'on effectue une longueur.
Le point de progression
Le point de progression est un point qui, par définition, ne serre au grimpeur qu'à progresser dans sa longueur. En cas de chute, ce point ne résiste pas à l'effort qu'il subit.
Outre ces points « éjectables », on parle de points de progression pour tous les points qui sont ôtés à chaque pas d'artif : typiquement, les crochets à goutte d'eau.
Par point de progression, on entend donc : les crochets (cam hook compris), les copperheads, les plombs, les rurps ou birdbeak, les cales de bois, ainsi que tout piton ou coinceur (mécanique ou non) mal positionné ou pouvant s'extraire relativement facilement.
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